Le juge au procès d'Yves Martin chasse les constables spéciaux

Le juge François Huot a constaté que les... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le juge François Huot a constaté que les constables spéciaux ne portaient pas l'uniforme règlementaire et il les a invités à sortir en leur souhaitant une bonne journée.

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Yves Martin, accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, doit suivre son procès derrière une grande fenêtre de la salle 3,09 du Palais de justice de Chicoutimi en raison de l'absence des constables spéciaux.

En raison de leur absence, les règles de sécurité obligent le détenu à ne plus être assis dans la salle d'audience et il a dû retourner dans l'espace réservé à ceux qui sont en détention, soit le box des accusés.

« Les constables spéciaux sont en moyens de pression et n'ont pas revêtu l'uniforme règlementaire. Je suis chargé de faire respecter l'ordre et le décorum et j'ai estimé que la tenue vestimentaire n'est pas conforme et entrait en conflit avec l'impératif du décorum. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à ce qu'ils quittent tant et aussi longtemps qu'ils ne porteront pas l'uniforme requis », a indiqué le juge Huot.

Cette décision a entraîné une demande des agents correctionnels de ramener Yves Martin dans le box des accusés.

« Si M. Martin n'est plus dans la salle, ce n'est nullement dû en raison d'un mauvais comportement de sa part. C'est uniquement en lien avec la décision de l'uniforme. S'il n'est plus dans la salle, c'est hors de contrôle de M. Martin. Vous (membres du jury) ne pouvez tirer aucune inférence à cette situation », a expliqué le magistrat.

PREMIERS TÉMOINS

Le criminaliste Jean-Marc Fradette entreprend, jeudi matin, sa contre-preuve au procès d'Yves Martin en faisant entendre ses témoins au neuvième jour du procès devant le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec et le jury composé de huit hommes et quatre femmes au Palais de justice de Chicoutimi.

Me Fradette a pris la décision de présenter une défense. Dans un premier temps, il a fait entendre Émilie Martin, la soeur de l'accusé dans cette histoire. Elle vient raconter le déroulement d'une partie de la journée du 1er août 2015, alors qu'elle a donné un coup de main à son frère pour aménager sa résidence.

Il faut se rappeler que l'homme de 36 ans est accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et conduite avec un taux supérieur à la limite autorisée causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et Patrick Perron, le soir du 1er août 2015 dans le rang Saint-Paul, à Laterrière.

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