Le coroner préconise un mur de béton

L'installation d'un mur de béton de type «Jersey»... (Archives Le Quotidien)

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L'installation d'un mur de béton de type «Jersey» pourrait éviter d'autres collisions comme celle qui a entraîné la mort de Marie-Pier Pagé.

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Le coroner Sylvain Truchon recommande l'installation d'un mur de béton de type «Jersey» dans la cuve du boulevard de l'Université à Chicoutimi afin d'éviter que d'autres accidents mortels, comme celui de Marie-Pier Pagé, se reproduisent.

Il croit aussi que le fait de diminuer la vitesse de 90 à 70 kilomètres à l'heure, comme cela a été planifié par Saguenay, ne ferait que créer une situation plus dangereuse encore.

Le rapport du coroner sur le décès de Mme Pagé a été rendu public au cours des derniers jours en lien avec l'événement du 31 décembre 2015.

Ce soir-là, Mme Pagé a emprunté le boulevard de l'Université en direction de La Baie après sa journée de travail. Avec une chaussée légèrement enneigée et par une température de moins 7,2 degrés, la conductrice a perdu la maîtrise de sa Mazda et s'est retrouvée sur la voie inverse. Elle est entrée en collision avec un véhicule utilitaire.

À l'hôpital de Chicoutimi, l'urgentologue a démontré qu'elle était morte d'un polytraumatisme contondant.

«Je recommande aux autorités municipales l'installation d'un mur de béton de type "Jersey", fixe et continu, placé au centre du boulevard de l'Université à l'ouest, à partir du terre-plein existant près de l'intersection des Roitelets jusqu'à l'intersection située à l'est près du boulevard Saint-Jean Baptiste, y compris sur le pont enjambant la rivière Langevin», ajoute le coroner.

Ce dernier est conscient que l'aménagement d'un mur de béton entraînerait la disparition des bandes cyclables.

«Il s'agirait d'un moindre mal étant en présence d'une infrastructure routière dont la largeur est limitée par la topographie du terrain», poursuit Me Truchon.

Dans l'étude du dossier, le coroner Truchon mentionne que la vitesse n'est pas en cause dans l'accident mortel, étant donné que les deux véhicules circulaient à moins de 90 kilomètres à l'heure.

«Selon les informations fournies, les responsables municipaux de Saguenay estiment que les normes en vigueur ne permettent pas de diminuer la vitesse de 90 à 70 kilomètres à l'heure, surtout que les vitesses réelles enregistrées sur ce tronçon sont bien supérieures à 90 km/h, allant jusqu'à 123 hm/h.»

«Le fait de diminuer la vitesse créerait une situation où les différences de vitesses entre ceux qui respecteraient les limites et les vitesses réellement observées seraient encore plus dangereuses», indique le coroner.

Sylvain Truchon ajoute qu'il est impossible d'aménager un terre-plein en raison de la largeur du pont de la rivière Langevin, car les normes interdisent le rétrécissement des voies à l'approche d'un pont.

Entre 2010 et décembre 2015, les policiers de Saguenay sont intervenus sur la scène de 40 accidents, dont 25 avec des blessés mineurs, 14 avec dommages matériels de plus de 2000$ et une collision hors-piste hors emprise de la route. Après le 31 décembre 2015, un autre accident mortel a été enregistré dans les mêmes circonstances et sur le même tronçon le 15 mars 2016.

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