Nom de la ville: Jacques Pelletier relance le débat

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Jacques Pelletier a publié un essai historique dans l'objectif de relancer le débat sur le nom de la ville fusionnée de Saguenay.

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L'auteur et essayiste Jacques Pelletier relance le débat sur le nom de la ville avec la publication de son livre Le toponyme Chicoutimi - Une histoire inachevée. Selon lui, l'abandon de ce nom pour éviter de faire échouer la fusion municipale fut la pire erreur historique du Québec moderne. Il croit que l'on doit aujourd'hui relancer une démarche éducative.

Devant le Cercle de presse, mercredi matin, le fondateur de l'ERD, qui a consacré trois ans de sa vie à la rédaction de ce livre, a invité la communauté du Saguenay à revenir sur le nom de la ville en mettant de l'avant une dynamique moins émotive et surtout basée sur des faits. Jacques Pelletier admet qu'en 2002, lorsque le débat a été lancé, il a comme plusieurs citoyens «dormi sur la switch» en reléguant au second plan l'importance du nom de la ville qui avait été retenu dans les documents officiels comme étant Saguenay.

Dans cette démarche, Jacques Pelletier propose un argumentaire historique sur les raisons pour lesquelles le nom de Chicoutimi doit être reconsidéré par la population pour remplacer celui de Saguenay. Ce sont à ses yeux des faits historiques difficiles à contester alors que Saguenay a un lien plus ténu avec la réalité historique régionale.

«Même le roi de France indique dans un ordre de mission de retourner à Hochelaga (Montréal), pour ensuite gagner le royaume du Saguenay.» Le monarque faisait alors état d'un royaume situé à l'Ouest, quelque part au nord de la rivière des Ouataouais et qui correspondait plus à l'Abitibi puisque, pour la France, l'intérêt était surtout porté sur les métaux qui provenaient de cet endroit. On a finalement donné le nom de Saguenay à la rivière qui permet d'atteindre le site historique de Chicoutimi et qui mène vers le lac Saint-Jean et la région de Chibougamau et de la Baie-James.

«Les gens doivent faire la distinction entre la population de Chicoutimi et le nom de Chicoutimi. Le site de Chicoutimi n'a pas été décidé par les gens de Chicoutimi. C'est un lieu qui existe depuis l'occupation du territoire il y a des milliers d'années. On ne peut pas prendre la décision sur la base que l'on est contre Chicoutimi pour enlever quelque chose aux gens de Chicoutimi», ajoute Jacques Pelletier.

Depuis 1661

Il affirme que ses recherches ont confirmé l'existence de ce site et la présence humaine avant l'arrivée des Européens, comme le confirment les travaux d'archéologie menés par l'Université du Québec à Chicoutimi.

«En 1828, 10 ans avant l'arrivée de colons, l'enseigne de marine britannique Nixon évoque dans ses échanges que Chicoutimi deviendra une ville importante», reprend l'ingénieur de formation. Déjà, à ce moment, Chicoutimi était un lien fréquenté par les premiers occupants. Jacques Pelletier comprend difficilement comment on peut vouloir éjecter du paysage régional le nom d'un lieu qui a été évoqué dans des communications pour la première fois en 1661.

Le principal intéressé affirme que le gouvernement du Québec a été prudent dans la rédaction de la charte de la nouvelle ville fusionnée. Il est stipulé qu'à la demande du conseil municipal, il est possible pour le gouvernement de procéder au changement du nom de la ville. Jacques Pelletier considère qu'un changement de nom n'aurait pas d'impact économique important si ce n'est que «Promotion Saguenay a dépensé une petite fortune pour que les citoyens adoptent Saguenay. Chicoutimi gagnerait quant à lui rapidement en notoriété puisque le nom est déjà très avantageusement connu au Québec et à l'étranger».

Commission d'enquête

Jacques Pelletier a été de la première heure du parti politique municipal l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) et préfère aujourd'hui éviter de commenter la situation de la formation.

C'est ainsi qu'il n'a pas voulu intervenir en lien avec les critiques très dures de l'ex-candidat à la mairie, Paul Grimard, à l'endroit de l'équipe actuelle de l'ERD. Paul Grimard dénonçait les stratégies déployées par la chef Josée Néron. Jacques Pelletier explique qu'il s'est concentré à son ouvrage historique, au cours des derniers mois, et est donc demeuré loin de la situation interne de l'ERD.

Ce dernier s'est contenté de revenir sur la gouvernance de Saguenay en affirmant avoir été l'objet de commentaires très durs du maire Jean Tremblay. Il croit qu'une commission d'enquête serait nécessaire pour traiter de la gouvernance mise en place à Saguenay par le maire Jean Tremblay et son entourage.

Selon Jacques Pelletier, si tu ne fais pas partie des partisans du maire, tu es considéré comme un ennemi. Il assure que certains conseillers municipaux ont dû se plier à cette gouvernance qui ne tolère pas l'opposition.

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