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En habit de camouflage au palais de justice, les constables spéciaux en ont assez

À Chicoutimi, les constables spéciaux ont revêtu t-shirt,... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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À Chicoutimi, les constables spéciaux ont revêtu t-shirt, jeans et pantalon d'armée afin de bien se faire voir.

Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin

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Insatisfaits du manque de collaboration du gouvernement du Québec, les constables spéciaux des palais de justice de tout le Québec, incluant ceux de Chicoutimi, Roberval et Alma, remettent les pantalons de camouflage durant leur quart de travail.

Ces nouveaux moyens de visibilité ou de pression ont repris mercredi matin. À Chicoutimi, les constables spéciaux ont revêtu t-shirt, jeans et pantalon d'armée afin de bien se faire voir.

Le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec, Frank Moralès, estime qu'il est temps de passer à une autre étape.

« Nous avons laissé toute la chance aux parties de faire un bout de chemin en arrêtant nos moyens de pression il y a quelques mois afin de laisser la place à la négociation et aux discussions. Nous avons agi de bonne foi », lance M. Moralès.

« Mais nous constatons qu'il ne s'est rien passé depuis. Il n'y a eu aucun progrès. Nous n'avons noté aucune ouverture de la part des négociateurs du ministère de la Sécurité publique. De s'habiller de cette façon, c'est la seule manière que nous avons de faire valoir notre mécontentement », dit-il.

Le principal point de rupture dans les discussions touche le rangement salarial. Les constables spéciaux estiment être situés dans une trop basse échelle salariale en rapport avec les risques rencontrés dans le cadre de leur travail.

« Ça fait 10 ans que ça dure. Le gouvernement dit avoir réglé le dossier, ce qui n'est pas notre opinion. Le gouvernement a réglé le dossier avec les agents de détention, les agents de la faune et ceux du contrôle routier. Mais pour les gardes du corps et les constables spéciaux, rien n'a été discuté. Nous voulons que ça bouge », ajoute le président syndical.

Ce dernier ne s'attend pas à une réaction négative du public ni des juges appelés à se retrouver dans les salles du tribunal.

« Nous avons rencontré les juges afin de leur expliquer la situation. Nous leur avons mentionné que nos moyens de visibilité n'étaient pas un manque de respect envers la magistrature et que nos constables spéciaux vont continuer à faire le travail qu'ils doivent faire. Car tout ce qui change, c'est un morceau de tissu », poursuit M. Moralès.

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