Financement de la recherche: près de 6 millions $ pour les quatre cégeps

Richard Wieland, directeur de recherche chez Agrinova... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

Agrandir

Richard Wieland, directeur de recherche chez Agrinova

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les quatre cégeps de la région ont réussi a générer l'an dernier près de 6 M$ en budgets de recherche générés de façon autonome auprès du secteur privé, contribuant à soutenir des dizaines d'emplois.

C'est ce qui se dégage d'une tournée des collèges régionaux effectuée par Le Quotidien à la suite de la publication, ces derniers jours, d'un classement réalisé par la firme privée Research Infosource inc.

Alma

Selon cette source, Alma se situerait au 43e rang au Canada parmi les institutions collégiales ayant généré le plus de revenus de recherche de façon autonome avec un total obtenu de 1,5 M$ en 2015, une donnée critiquée dans le milieu de l'enseignement. Le cégep almatois figure au premier rang du classement parmi les collèges de la région, à cause de la présence du centre de transfert technologique Agrinova.

Jonquière

Toutefois, le tableau exclut le Cégep de Jonquière qui, avec ses deux centres de recherche VISAJ et TERRE et ses deux centres de transferts technologiques - Centre de production automatisé ainsi que le Centre de recherche en développement et innovation en communication (CRDIC) - ont réussi à obtenir 3,7 M$ en financement l'an dernier pour la réalisation de 400 projets de recherches. De plus, il faut y ajouter les projets des quatre ou cinq chercheurs autonomes au sein de l'institution.

Sa porte-parole France Tremblay a indiqué que les données concernant le financement de la recherche par le privé sont dispersées à travers les cinq centres de recherche cités plus haut. Une soixantaine de personnes travaillent en recherche, principalement au sein du CPA.

Or, si le collège de Jonquière ne figure pas dans le classement de Research Infosource inc., c'est parce que cette entreprise cherche à tirer certaines formes de revenus avec ses classements par la confection de bottins, sollicitations, etc. Un propos auquel fait écho Richard Wieland, directeur de recherche chez Agrinova. Il explique que le tableau d'Infosource a été confectionné à partir des déclarations volontaires de chacun des collèges et qu'il ne se base sur aucune donnée provenant d'une déclaration annuelle officielle compilée par Statistiques Canada ou l'Institut de la statistique du Québec.

Il faut savoir que, depuis quelques années, le gouvernement du Québec incite les cégeps de la province à développer des secteurs de recherches appliquées axées sur les besoins des entreprises régionales. C'est ainsi que sont nés divers centres d'excellence et de transfert technologique mettant à contribution le personnel enseignant des institutions s'intéressant à divers travaux de recherche financés en collaboration avec le secteur privé.

Des projets pour la gourgane

Agrinova, affilié au collège d'Alma, travaille principalement avec les entreprises agricoles et industrielles comme la mine Niobec, qui est sur le point de procéder à la fermeture d'une cellule d'entreposage des sols stériles qui devra être revégétalisée.

«Nous travaillons aussi sur un gros projet de déploiement d'une chaîne de valeur pour la gourgane. On ne s'est jamais penché là-dessus. Ici dans la région, la gourgane est connue pour en faire des soupes, mais on explore le marché de la transformation. Il y a peut-être des débouchés pour l'alimentation animale, les bovins et autres animaux d'élevage», explique Richard Wieland, directeur de recherche.

Selon lui, la gourgane - sous son vrai nom la fèverole - est un légume fortement consommé en Inde. L'avantage pour la région, avec son climat froid et approprié pour sa culture, est qu'elle produit de la grosse fèverole, un atout qui, un jour, pourrait permettre l'expansion de cette culture dans la région en vue de l'exportation massive sur le marché indien.

Selon M. Wieland, entre 50 et 60 projets de recherche appliqués sont menés de front annuellement en partenariat avec les secteur privé.

Chicoutimi

Au Cégep de Chicoutimi, des budgets de recherche d'environ un demi-million$ sont récoltés principalement par le Centre de géomatique du Québec provenant de programmes de financement du gouvernement fédéral, selon Josée Dallaire, directrice générale du centre. «Annuellement, on travaille sur 50 à 55 projets. Ç'a déjà été plus, mais les projets sur lesquels on travaille sont plus exigeants en temps-personne», affirme Mme Dallaire.

Le développement d'un navigateur sur le modèle de moto électrique Sora, du fabricant québécois Lito Green Motion, figure parmi les projets sur lequel a travaillé le centre. Il en va de même pour le développement de l'application payante de CycleMap qui permet d'identifier les parcours cyclables à travers le monde. Des projets pour de nouvelles applications de drones figurent dans la liste.

«Je viens d'engager quelqu'un qui va dynamiser le secteur pour la prise d'images applicables pour l'agriculture de précision, la foresterie, l'inspection d'équipements.»

Saint-Félicien

Du côté de Saint-Félicien, le directeur général, Gilles Lapointe, mentionne qu'il n'existe pas de centre de transfert technologique, mais qu'il se fait tout de même de la recherche à caractère pédagogique financée à même les ressources internes et externes du collège jusqu'à hauteur de 225 000$ étalée sur trois ans. Des travaux de recherche portant sur le développement d'un indice carbone applicable à l'industrie du bois et du travail en agroalimentaire pour Charcuterie Perron figurent parmi le travail de recherche effectué par le plus petit collège régional.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer