Un homme tué par balles à Jonquière

Les agents de la Sécurité publique de Saguenay... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Les agents de la Sécurité publique de Saguenay et ceux de la Sûreté du Québec ont passé la journée sur la rue du Vieux-Pont à Jonquière, où un jeune homme a été assassiné.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Patricia Rainville
Le Quotidien

Un jeune homme de 27 ans a été tué par balles, tôt dimanche matin, sur la rue du Vieux-Pont à Jonquière. Au moment de mettre sous presse, personne n'avait encore été arrêté dans cette affaire de meurtre. Et l'enquête s'annonçait complexe.

C'est dans ce stationnement que la victime a... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

Agrandir

C'est dans ce stationnement que la victime a été découverte, inerte, sur le sol.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Cette maison en briques jaunes de trois logements... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.1

Agrandir

Cette maison en briques jaunes de trois logements fait partie des scènes de crime. Selon les voisins, cette résidence est régulièrement visitée par les policiers. La victime ne vivait pas à cet endroit.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

La Sûreté du Québec tente actuellement de comprendre ce qui a pu se passer, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le centre-ville de Jonquière, alors qu'un jeune homme, sans antécédent judiciaire, a été assassiné. Plus d'une scène de crime doivent être passées au peigne fin et plusieurs personnes, considérées comme des témoins, ont été ou devront être rencontrées.

Cette sordide histoire aurait débuté dans une résidence de trois logements, située à côté de la Maison de Quartier, samedi en soirée. Selon les voisins rencontrés par Le Quotidien, «ça brassait plus qu'à l'habitude», samedi soir, dans l'un des logements du rez-de-chaussée de cette maison en briques jaunes, régulièrement visitée par les policiers.

«Ça brasse tout le temps. De la musique, du va-et-vient, des cris. J'ai déjà appelé la police par le passé. Mais hier soir, ça brassait encore plus. Je ne sais pas trop ce qui se passe là-dedans», a affirmé une voisine, qui a quitté son appartement à 9 h, dimanche matin, peu de temps avant que les premiers policiers débarquent sur place. Elle n'a alors rien remarqué d'anormal. 

Trois scènes 

On ignore encore si le jeune homme assassiné a passé du temps dans la demeure de briques jaunes, qui est néanmoins considérée comme l'une des scènes de crime. La résidence a d'ailleurs été surveillée et bouclée tout au long de la journée. 

Selon ce que Le Quotidien a appris, la jeune victime, qui n'est pas connue des milieux policiers, ne résidait pas à cet endroit. Mais selon toute vraisemblance, il se trouvait à proximité au cours de la nuit. Au petit matin, le jeune homme aurait d'ailleurs traversé la rue du Vieux-Pont, avant d'être atteint par balles. 

Le jeune homme se serait écroulé dans le stationnement arrière d'un bloc à appartements, situé cette fois-ci de l'autre côté de la rue.

Le milieu de la rue fait d'ailleurs partie des scènes de crime, de même que le stationnement où a été découvert le cadavre.

Corps inerte

Le corps de la victime a gît toute la journée de dimanche, dans ce stationnement surveillé par les agents de la Sécurité publique de Saguenay. Le corps n'a pas été déplacé, afin que les enquêteurs puissent faire leur travail. 

Si les événements se sont produits au petit matin, le cadavre a seulement été découvert aux alentours de 9 h, par deux hommes (voir autre texte). Ces derniers ont immédiatement contacté les secours.

Les policiers de Saguenay ont été dépêchés sur place. Toutefois, le dossier a rapidement été transféré aux enquêteurs de la Sûreté du Québec, comme c'est souvent le cas lorsqu'on parle d'un homicide.

Les enquêteurs sont arrivés sur place seulement vers 15 h et ont débuté leur étude de la scène. La SQ a confirmé quelques heures plus tard qu'il s'agissait bel et bien d'un meurtre. En fin de soirée, dimanche, les enquêteurs poursuivaient toujours leur travail sur place.

Des locataires priés de rester chez eux

Tout au long de la journée, les policiers de Saguenay ont gardé un oeil sur la résidence de briques jaunes. Les locataires des deux autres appartements ne pouvaient d'ailleurs pas sortir de chez eux, sans pour autant être informés de ce qui se passait. 

Toujours selon des sources dignes de foi, les policiers avaient des raisons de croire que des témoins pouvaient encore se trouver à cet endroit.

L'auteur du meurtre n'avait toujours pas été arrêté, dimanche en soirée. Les enquêteurs n'étaient toutefois pas dans le néant, selon ce que Le Quotidien a appris.

« Les policiers viennent souvent »

Les voisins rencontrés au cours de la journée de dimanche étaient unanimes; ce n'était pas la première fois que les policiers visitaient la résidence de briques jaunes visée dans cette enquête pour meurtre. 

«Il y a toujours du bruit. Les policiers viennent souvent. Ça crie, ça brasse. Ce n'est pas reposant», a affirmé un homme qui demeure derrière la résidence. Il a d'ailleurs eu la surprise de voir des policiers postés près de son terrain, lorsqu'il s'est levé, dimanche matin. «Il y avait déjà un périmètre de sécurité. Personne ne nous a rien dit», a ajouté le résidant. Sa conjointe ne se sentait pas en sécurité, lorsqu'elle a aperçu l'important déploiement policier. Aucun agent ne l'a informé de la situation. 

«C'est stressant. Ça commence à brasser pas mal dans le coin», a dit la dame. Notons qu'aucune des résidences situées à proximité n'a été évacuée.

Les informations fusaient de toutes parts, dimanche, alors que de nombreux curieux venaient jeter un oeil. Les marcheurs s'arrêtaient, afin de savoir ce qui se passait. Les policiers de Saguenay, comme ceux de la Sûreté du Québec, ne divulguaient aucune information.

La rue du Vieux-Pont a été fermée à la circulation jusqu'en début de soirée. Le périmètre a ensuite été restreint à une seule portion de la rue, soit de l'entrée du parc de la Rivière-aux-Sables jusqu'à l'intersection de la rue Saint-Dominique.

Un trou de projectile dans le bas du dos

C'est Roland Chiasson et son associé qui ont fait la macabre découverte, dimanche matin. L'homme, qui a été ambulancier durant une dizaine d'années, a immédiatement constaté que la victime avait été atteinte d'une balle dans le bas du dos. 

« J'allais faire des rénovations avec mon associé, dans notre bloc à appartements. Le jeune homme était dans le stationnement arrière. Mon associé a vu une casquette et une espadrille et il a ensuite vu le corps par terre. Il m'a dit qu'il y avait quelqu'un de coucher là. Quand j'ai vu qu'il avait les mains bleues, j'ai tout de suite su qu'il était mort. J'ai ensuite vu le trou de balle dans le bas de son dos. Je ne suis peut-être pas un expert, mais j'ai été ambulancier et j'en ai vu pas mal, des morts », a raconté Roland Chiasson, lorsque contacté par Le Quotidien

Aussitôt, les deux propriétaires ont appelé les autorités.

« Quand les policiers sont arrivés, j'ai demandé si je pouvais aller chercher mes outils à l'intérieur. J'ai eu l'autorisation, mais en passant près d'une fenêtre de mon immeuble, j'ai vu un autre trou de balle dans la vitre. Je l'ai dit aux policiers. Ils n'avaient pas vu ça », a ajouté Roland Chiasson. Le propriétaire a affirmé que la victime n'était pas l'un de ses locataires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer