Cent métiers offerts dans les Forces armées

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C'est la première fois que la Base de Bagotville tient une foire de l'emploi d'une telle envergure.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Électricien, avocat, médecin, facteur, photographe, policier. Une centaine de métiers sont offerts à la Foire à l'emploi, qui se tient actuellement à Place du Royaume. La seule condition, c'est de s'enrôler dans les Forces armées canadiennes.

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Le commandant du Centre de recrutement des Forces canadiennes, le capitaine Pierre Pelletier, explique qu'il y a une centaine d'emplois offerts au sein des Forces.

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C'est la première fois que la Base de Bagotville tient une telle foire de l'emploi militaire. Les intéressés peuvent rencontrer des militaires et des réservistes jusqu'à samedi, 17h. Les différents kiosques, aménagés près de la fontaine, proposent un large éventail de possibilités de carrière.

Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, une carrière militaire est souvent synonyme de guerre et de mission à l'étranger. C'est d'ailleurs pour démystifier l'image populaire que les Forces ont organisé cette activité.

«Il n'y a pas moins de 100 métiers offerts. Dites-vous que l'armée, c'est une petite société dans la société. Nous avons des commis de la poste, des médecins, des avocats, des travailleurs sociaux. Il y a aussi des relationnistes et des photographes. Des charpentiers-menuisiers, des électriciens, des mécaniciens, des soudeurs», explique le commandant du Centre de recrutement des Forces canadiennes, le capitaine Pierre Pelletier.

Des recruteurs sont d'ailleurs sur place afin de présenter les possibilités d'emploi à temps plein. Trois unités de la Réserve, soit le Régiment du Saguenay, le Navire canadien de Sa Majesté Champlain et le 43e peloton de police militaire, sont également présentes. D'ailleurs, Karl St-Pierre, un jeune homme de 21 ans, a joint les rangs de la police militaire il y a deux ans et demi, en tant que réserviste.

«Je caressais le rêve d'être policier, mais je n'étais pas certain de vouloir faire ce métier à temps plein toute ma vie. J'étais aussi attiré par l'administration alors j'ai poursuivi mes études à l'université en comptabilité tout en occupant mon poste de policier militaire à temps partiel.»

Karl St-Pierre supporte donc les policiers militaires permanents les soirs et les week-ends. «En tant que réservistes, nous faisons la sécurité sur la base et nous assistons les policiers militaires lors des interventions. C'est vraiment un emploi à temps partiel intéressant et je vais sans doute continuer à travailler pour les Forces même une fois que mes études seront terminées», a expliqué Karl St-Pierre, présent à la Foire de l'emploi.

Le parcours est le même pour chaque personne qui désire s'enrôler dans l'armée, peu importe le métier choisi. «Chaque personne doit passer par le camp de recrue de Saint-Jean-sur-Richelieu de 12 semaines, afin de suivre la formation militaire. C'est ensuite que les gens partent dans les différentes bases pour étudier leur métier», explique le capitaine Pelletier, précisant que les études sont payées et que les salaires sont ensuite très compétitifs.

«Prenez les métiers de la construction, par exemple. Nous ne sommes pas liés aux organisations, comme la Commission de la construction du Québec, mais nous proposons des salaires plus que compétitifs et des avantages sociaux qui sont parfois plus avantageux que ceux de la construction», ajoute le capitaine Pierre Pelletier.

Pas moins de 4400 emplois sont actuellement disponibles au sein des Forces, que ce soit à temps complet ou à temps partiel. C'est le conseiller municipal de La Baie, Luc Boivin, qui assume la présidence d'honneur de la Foire de l'emploi.

Pas de discrimination sur l'âge

On dit qu'il n'est jamais trop tard pour retourner aux études. C'est presque aussi vrai en ce qui concerne les Forces canadiennes.

«Nous ne faisons aucune discrimination en fonction de l'âge. L'important, c'est d'être en mesure d'accomplir un contrat avant ses 60 ans», explique le commandant du Centre de recrutement, le capitaine Pierre Pelletier. Les contrats sont d'un minimum de trois ans. Donc, une personne de 57 ans peut encore décider de s'enrôler. «Nous avons accueilli une dame de 55 ans au Centre de recrutement dernièrement. Elle avait travaillé toute sa vie en administration et elle souhaitait faire un retour au travail, mais au sein des Forces. Elle ne sera pas discriminée à cause de son âge», note le capitaine Pierre Pelletier.

Toutefois, même les personnes plus âgées devront passer par le camp des recrues. «Si elles ne réussissent pas en raison de leur condition physique, nous leur donnons la possibilité d'aller s'entraîner durant trois mois. Et nous leur donnons la chance de réessayer le camp ensuite», ajoute le capitaine Pelletier.

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