COP22: un appel des scientifiques canadiens

Claude Villeneuve... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Claude Villeneuve

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Pascal Girard
Le Quotidien

Un groupe de 60 universitaires, dont fait partie Claude Villeneuve de l'UQAC, dresse un bilan somme toute positif des progrès du Canada en matière d'actions climatiques, mais demande à Ottawa de réorienter les subventions de l'industrie pétrolière vers les nouvelles énergies.

Le réseau Dialogues pour un Canada vert (DCV) est une initiative qui mobilise plus de 60 chercheurs, autant en sciences pures que sociales, provenant de toutes les provinces du Canada. Le professeur titulaire de la Chaire en éco-conseil de l'UQAC fait partie des 17 scientifiques québécois au sein du regroupement.

«Les membres DCV suggèrent de réunir des représentants de l'industrie du pétrole et du gaz, les syndicats et les peuples autochtones afin de débuter l'élaboration d'un plan pour réorienter les subventions directes et indirectes destinées à l'industrie des combustibles fossiles vers la production d'énergie à faibles émissions de carbone et planifier la transition des travailleurs de l'industrie pétrolière et gazière vers de nouveaux secteurs d'emploi», indique le communiqué de l'organisme publié en marge de la conférence COP22 sur le climat à Marrakech au Maroc.

Selon Équiterre, les subventions au secteur pétrolier ont atteint 3,3 milliards de dollars en 2015.

«Ce processus est un peu comme les Jeux olympiques où les pays se réunissent pour comparer leurs forces et leurs performances. Si le Canada veut être un médaillé en 2020, les politiques climatiques nationales doivent être rapidement adoptées pour accélérer la transition vers une économie sobre en carbone», a déclaré une porte-parole de ce réseau, la professeure Catherine Potvin de l'Université McGill.

Le regroupement a noté deux avancées importantes du gouvernement du Canada, soit l'établissement d'un prix sur le carbone et les investissements dans des infrastructures à faibles émissions. Toutefois, les universitaires considèrent l'appui au projet Pacific Northwest de gaz naturel liquéfié (GNL) comme étant «incompatible avec le plaidoyer mondial soutenu par le Canada de limiter l'augmentation de la température moyenne de la planète à 1,5 degré Celsius. »

Selon le réseau DCV, «la politique climatique canadienne ne sera crédible qu'à partir du moment où le gouvernement fédéral abordera concrètement les enjeux liés à la transition de l'utilisation des combustibles fossiles vers des sources d'énergie plus sobres en carbone?»

Une délégation du gouvernement québécois se trouve sur place avec notamment le premier ministre, Philippe Couillard, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, et le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

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