Recherche universitaire: moins de financement en région

Le nombre d'étudiants inscrits aux études supérieures est... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le nombre d'étudiants inscrits aux études supérieures est en hausse à l'UQAC.

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La concentration du financement de la recherche universitaire dans les grands centres, au détriment des établissements régionaux, constitue le principal cheval de bataille du décanat de la recherche et de la création de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et de son doyen Stéphane Allaire.

En entrevue avec Le Quotidien pour commenter les résultats d'une récente étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), M. Allaire a partagé cette inquiétude. « L'élément qui m'inquiète le plus [par rapport au financement de la recherche universitaire], c'est la concentration du financement et des fonds dans les plus grandes universités du pays. Une équipe de travail peut devenir saturée dans sa capacité de travail, et la diversité des points de vue est essentielle », soutient-il.

« Notre mission de recherche et de développement en contexte régional s'en trouve menacée. S'il y a un combat à mener, il est là », renchérit M. Allaire, qui constate également une plus grande compétitivité pour l'obtention de bourses de recherche.

En entrevue téléphonique, un chercheur de l'IRIS a confirmé cette tendance à la concentration du financement en faveur des grands établissements.

Cri d'alarme

L'IRIS lance un cri d'alarme pour protéger la recherche fondamentale. En effet, dans un communiqué émis jeudi, l'Institut dénonce « une priorisation [...] de la recherche liée à des intérêts économiques ou stratégiques au détriment de la recherche libre », en plus de soulever « une baisse importante de l'accessibilité financière aux études ainsi qu'une diminution du nombre de projets financés ». Le désengagement des différents paliers gouvernementaux est aussi pointé du doigt.

« À l'UQAC, selon nos données préliminaires, il y a une hausse marquée du nombre d'étudiants aux études supérieures cette année. Ces dernières années, on observait une certaine stabilité, sans variation marquée. Nous en sommes très contents, particulièrement dans le contexte démographique », fait valoir Stéphane Allaire.

Le doyen de la recherche et de la création s'explique cette tendance par la révision du processus d'admission - les délais de réponse ont été améliorés - et par la popularité de l'UQAC auprès des étudiants internationaux.

Stéphane Allaire ne constate pas un délaissement inquiétant de la recherche fondamentale, mais demeure aux aguets. « Il faut militer pour un équilibre entre la recherche fondamentale et appliquée. C'est une question d'équilibre à atteindre. Il est important de rappeler que la recherche appliquée se fait aussi avec des partenaires sociaux. Il faut élargir le concept et ne pas le dévaloriser. Cette recherche nous aide à remplir notre mission de contribuer à l'essor économique, social et culturel de notre communauté », met-il en relief.

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