Saisie de 300 000$ à la Pourvoirie des Laurentides

La Pourvoirie des Laurentides était en défaut de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La Pourvoirie des Laurentides était en défaut de paiement par rapport à des achats de machinerie totalisant 300 000$ réalisés chez Kubota.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Un huissier s'est présenté à la Pourvoirie des Laurentides de La Doré, mercredi matin, afin de récupérer une quantité importante d'équipements appartenant à la compagnie Kubota Canada.

Évalués à quelque 300 000$, ces biens ont été acquis par Maxime De Varennes, au cours de la période estivale. Il s'agit d'une excavatrice, d'une tête de débroussailleuse, d'une remorque et de huit véhicules tout-terrain de type côte à côte.

«Monsieur ne payait pas ses mensualités et le contrat permettait à mon client de récupérer l'équipement. Nous ne pouvions pas laisser perdurer cette situation», a mentionné Me Pascal Garneau, procureur de Kubota, lorsque questionné par Le Quotidien, mercredi après-midi.

Accompagné de policiers de l'escouade d'enquête sur les crimes économiques de la Sûreté du Québec, l'huissier Me Philippe Raiffault s'est présenté chez le pourvoyeur. Il était aussi assisté d'employés de l'entreprise Zone Kubota de Chicoutimi, le concessionnaire où les biens ont été acquis.

De Varennes, qui a fait la manchette au cours de la période estivale, n'était pas sur les lieux lorsque l'ordre de la cour a été exécuté. Kubota Canada déploie tous les efforts nécessaires pour voir la couleur de son argent.

«Le défaut de paiement a entraîné la saisie. Dans un cas comme ça, nous demanderons à un huissier de justice de vendre les équipements au meilleur prix possible. À partir du résultat de la vente, s'il manque de l'argent, le client demeure responsable de la perte qu'il pourrait y avoir sur la revente des biens», poursuit Me Garneau.

Le procureur de Montréal n'en est pas à ses premières démarches de recouvrement pour Kubota Canada. Il admet cependant que c'est la première fois que la présence policière est requise pour réaliser ce type d'intervention.

Le Quotidien a tenté de recueillir les commentaires de l'huissier, mais ce dernier s'en est remis au procureur de l'entreprise.

Maxime De Varennes n'était pas sur les lieux... (Photo tirée de Facebook) - image 2.0

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Maxime De Varennes n'était pas sur les lieux lorsque l'ordre de la cour a été exécuté.

Photo tirée de Facebook

Plusieurs plaintes à la SQ

Maxime De Varennes doit toujours plusieurs sommes d'argent à des commerçants du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Se disant floués, de nombreux fournisseurs ont sonné l'alarme, l'été dernier, pour éviter que d'autres commerçants se fassent arnaquer. Ceux qui soutiennent avoir été victimes du modus operandi du pourvoyeur ont porté plainte auprès de la Sûreté du Québec. Le corps policier mène une enquête au sujet de cet individu, depuis mars dernier.

Des démarches devant les tribunaux sont aussi en cours avec d'autres entreprises, dont la compagnie Pétrolex de Saint-Félicien, à qui M. De Varennes devrait près de 50 000$.

Celle-ci a d'ailleurs un avis d'exécution d'hypothèque légale entre les mains afin que des biens soient perquisitionnés à la pourvoirie pour lui être remis.

«Nous avons vendu des produits pétroliers qui étaient utilisés pour la pourvoirie. Nous lui avons aussi prêté un réservoir rempli de diesel et nous avons su qu'il le revendait à des travailleurs forestiers pour les dépanner. Il a donc fait de l'argent sur notre dos», déplore Chantale Simard, copropriétaire.

«Lorsque nous avons été avisés de la situation, nous avons réagi rapidement, mais le produit avait été écoulé. Nous avons récupéré le réservoir vide. Un avis d'hypothèque légale a été déposé et l'étape à venir est la saisie de biens. J'ai reçu un avis d'exécution en date du 31 août dernier. Les démarches suivent leur cours», poursuit la femme d'affaires.

Quant aux anciens propriétaires de la pourvoirie, Réal Thivierge et sa famille, ils tentent d'obtenir justice. Le Félicinois a vendu son entreprise à Maxime De Varennes au coût de 900 000$. La transaction remonte à avril 2015.

N'ayant toujours pas été payé, M. Thivierge est sur le point de déposer une poursuite de 933 000$ au notaire Samuel Blais de Dolbeau-Mistassini. Ce dernier aurait manqué à ses devoirs lors de la transaction. Une plainte logée auprès de la Chambre des notaires du Québec a été rejetée, mais ce dernier en appelle de la décision.

Facebook

Sur une nouvelle page Facebook qui semble avoir été créée le 10 novembre, la pourvoirie soutient que son ancien compte a été victime de piratage. En effet, on y retrouve des commentaires peu élogieux à l'égard de l'entreprise. Le gestionnaire de la nouvelle page écrit que «des démarches sont déjà en cours aux fins de retrouver les personnes responsables de ces actes illégaux. Des procédures judiciaires seront entreprises contre ces dernières dès que connues et identifiées».

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