Patrimoine du Québec: Arvida sur la bonne voie

Le député de Dubuc, Serge Simard, le ministre... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Le député de Dubuc, Serge Simard, le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, le maire de Saguenay, Jean Tremblay et le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lors de l'annonce par Québec, mardi, de faire d'Arvida le 13e site patrimonial déclaré au Québec.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Arvida, l'ex-capitale de l'aluminium, franchit une première étape en vue de devenir le 13e site patrimonial déclaré au Québec à la suite de l'intention annoncée par le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, d'aller de l'avant avec ce projet.

Présent au Manoir du Saguenay avec le député de Dubuc, Serge Simard, et le maire Jean Tremblay, le ministre Fortin a annoncé qu'il met en oeuvre la procédure de déclaration de ce site en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Si le vieux Arvida est retenu comme site patrimonial, il ferait partie de la courte liste existante au Québec parmi lesquels on compte L'Archipel-de-Mingan, l'île d'Orléans, le Mont-Royal et le Vieux-Québec, tous des lieux retenus pour leur intérêt historique, leur paysage et leur architecture.

Il a rappelé qu'à l'initiative du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et de son collègue de Dubuc, il a effectué il y a quelques mois une visite des lieux en autobus et a été à même de constater les détails de la construction de ce patrimoine industriel. Selon lui, le secteur Arvida est considéré comme un exemple réussi et bien conservé d'une ville mono-industrielle nord-américaine bien planifiée.

Le ministre a mentionné qu'à partir de sa déclaration d'intention, un processus d'environ deux ans sera mis en oeuvre. Dans un premier temps, la ville devra modifier ses règlements d'urbanisme en fonction du futur statut accordé qui sera suivi d'un processus de consultation des citoyens par le Conseil du patrimoine culturel du Québec et l'entérinement par le conseil des ministres.

M. Fortin a indiqué que l'intention de recommander au gouvernement ce site s'inscrit parallèlement à la démarche du Comité pour la reconnaissance du patrimoine d'Arvida qui souhaite inscrire le secteur sur la liste indicative du Canada. La prochaine année sera cruciale puisque la liste indicative est ouverte à de nouvelles candidatures jusqu'en décembre 2017. C'est par la suite que les lieux pourront être reconnus comme patrimoine mondial de l'UNESCO, une décision qui n'appartient pas du tout au gouvernement du Québec, a précisé M. Fortin.

Rappelons que le secteur a été désigné comme Lieu historique national du Canada par le fédéral, a reçu le prix Thomas-Baillargé de l'Ordre des architectes du Québec pour la qualité du paysage construit, en plus du Prix Prince de Galles décerné par la Fondation héritage Canada pour son excellence en gestion du patrimoine bâti d'Arvida.

Présent à l'annonce, le président de l'arrondissement d'Arvida, Carl Dufour, s'est dit satisfait de la décision qui, selon lui, cristallise davantage la réputation d'Arvida comme site d'intérêt patrimonial. Ce périmètre patrimonial englobera 743 maisons des quartiers Sainte-Thérèse et du Foyer des loisirs ainsi que les bâtiments près du Manoir du Saguenay. Il s'agit essentiellement des quartiers des employés et des cadres de l'usine de production d'aluminium d'Alcoa érigés en 1925.

M. Dufour a indiqué que l'annonce faite par le ministre ne modifie rien pour les citoyens et propriétaires. Ces derniers pourront toujours bénéficier d'aide financière de 300 000 $ à 400 000 $ annuellement pour restaurer leurs résidences. Chaque année, une douzaine de résidences sont restaurées partiellement ou en totalité.

La position du fédéral attendue

(Dominique Gobeil) - Le maire s'est aussi entretenu avec le ministre de la déclaration patrimoniale du quartier d'Arvida par le gouvernement québécois, un pas de plus pour la reconnaissance par l'UNESCO.

«J'ai parlé avec deux ambassadeurs du Canada à l'organisation, André Bachand et Jean-Pierre Blackburn, et j'étais un peu découragé de voir que ça n'avançait pas. La professeure Lucie K. Morisset m'a convaincu de la valeur de notre dossier et je me suis remis au travail. Après l'approbation du Québec, ça va nous prendre celle du Canada. En 2025, on va fêter les 100 ans d'Arvida, et je pense que ça va se faire avant ça», estime celui qui vient justement de la ville maintenant fusionnée à Saguenay.

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