Les soeurs du Bon-Conseil mettent les pendules à l'heure

Les soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil n'ont pas aimé se faire dire qu'elles... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil n'ont pas aimé se faire dire qu'elles manoeuvraient pour se départir d'un «vieux couvent» par le conseiller municipal Luc Blackburn, ou se faire dire par le maire que leur projet de fiducie d'utilité sociale pour concentrer cinq organismes culturels dans leur immeuble du 700 Racine allait coûter trop cher ou était situé trop loin du centre-ville.

l’École de musique de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien) - image 1.0

Agrandir

l’École de musique de Chicoutimi

Archives Le Quotidien

« [Le 700, Racine est] un immeuble en... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse) - image 1.1

Agrandir

« [Le 700, Racine est] un immeuble en béton armé construit dans les années 50 et qui est dans un état impeccable, que ce soit pour la fenestration et la couverture. L'immeuble a été très bien entretenu. » - Pierre Doré

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

L'évaluateur agréé Pierre Doré a été mandaté par la congrégation religieuse pour remettre les pendules à l'heure et surtout revenir sur l'historique du projet de relocalisation de l'École de musique, des Farandoles, de l'Académie de ballet, du Festival de musique du Royaume, de la Société d'art lyrique du Royaume et du Centre bang-Espace virtuel dans les édifices du Lycée ainsi que les salles attenantes (auditorium, gymnase et salles polyvalentes et bureaux).

Rectification

«La première rectification est que l'immeuble en question est loin d'être un vieux couvent. Il s'agit d'un immeuble en béton armé construit dans les années 50 et qui est dans un état impeccable, que ce soit pour la fenestration et la couverture. L'immeuble a été très bien entretenu et pour la structure, il s'agit de béton armé. Nous sommes très loin d'un vieux couvent, comme le prétend M. Blackburn qui aurait intérêt à visiter le site. C'est vrai que le projet va nécessiter des mises aux normes pour respecter le code du bâtiment. Il est possible de placer les cinq organismes à l'intérieur de l'immeuble sans toucher à la structure. Il n'est pas question de déplacer des murs», explique Pierre Doré.

Étude de préfaisabilité

L'évaluateur a en main une étude de préfaisabilité réalisée par les architectes les Maîtres d'oeuvre. Il ressort de ce document que chaque groupe avait l'espace nécessaire pour évoluer. Selon Pierre Doré, la structure de l'immeuble démontre que chacun de ces locataires aurait droit à des locaux un peu plus grands que dans un immeuble privé rénové comme les deux étages situés au-dessus du CLSC.

Avant d'en arriver à la conclusion que le projet coûte trop cher, le mandataire des soeurs estime que pour le moment, il est impossible de comparer les prix ou de dire quel projet est trop cher puisque les données économiques de celui choisi par l'hôtel de ville, sans appel d'offres, avec les Immeubles Paul Boivin, n'ont toujours pas été présentées.

«Ce que nous savons, c'est que selon ce que prévoyait au départ l'entente avec la ville, la démolition de l'autogare et sa reconstruction coûterait à elle seule de 7 à 8 M$. On peut penser que ce sont les locataires qui vont financer cette dépense et pas uniquement le propriétaire. Dans notre projet, les organismes qui optent pour s'installer dans un édifice du patrimoine religieux ont la possibilité d'obtenir des subventions totalisant 40% de la facture de mise aux normes. C'est très intéressant et ce sont les contribuables qui vont en profiter puisque le loyer sera ajusté en fonction des coûts des travaux dont une partie est subventionnée», insiste Pierre Doré.

Selon les analyses réalisées en 2014 pour l'aménagement de l'immeuble afin de répondre aux nouvelles dispositions du code du bâtiment, la nature des travaux pour les cinq organismes culturels s'élève à 6,2 M$.

Les responsables d'Archives et Bibliothèque nationale du Québec souhaitent également déménager à l'intérieur de l'immeuble du Bon-Conseil. Le projet implique en même temps le déménagement de la Société historique du Saguenay. Le ministère de la Culture est plus que favorable à ce réaménagement ainsi qu'au regroupement des cinq organismes sous un même toit. D'après les évaluations des travaux, la facture pour ce volet du projet serait de l'ordre de 4,2 M$. Québec assumerait quant à lui le loyer pour ses organismes et, selon Pierre Doré, les religieuses sont disposées à avancer l'argent nécessaire pour aider la Société historique.

Le troisième volet du projet consiste à la mise aux normes de 75 chambres de la résidence, situées juste à l'arrière afin d'accueillir les étudiants de l'UQAC, principalement les étudiants étrangers. Il s'agit d'une facture de 1,2 M$. En 2014, le projet global représentait des investissements de 12,3 M$. Cette option permettrait de créer un pôle culturel majeur avec la récupération d'un immeuble du patrimoine religieux.

Selon les analyses réalisées en 2014, afin de... (Archives Le Quotidien) - image 2.0

Agrandir

Selon les analyses réalisées en 2014, afin de relocaliser les cinq organismes culturels ainsi que de répondre aux nouvelles dispositions du code du bâtiment, l'immeuble appartenant aux soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, devra subir des travaux de l'ordre de 6,2 M $.

Archives Le Quotidien

Des détails à court terme

Le Quotidien a contacté les bureaux des Immeubles Paul Boivin afin d'obtenir des informations sur l'état d'avancement des discussions avec la ville. Le fils de Paul Boivin, Samuel, s'est contenté de dire que des choses «intéressantes allaient se confirmer» à très court terme. Il a cependant indiqué ne pas vouloir être cité dans le journal en lien avec le projet. Les coûts de transformation des étages supérieurs du CLSC ainsi que ceux de la démolition et la reconstruction du stationnement à étage ne sont toujours pas connus. Depuis la transaction qui a fait passer la propriété de la partie de l'immeuble appartenant à la ville (locaux du CLSC) à l'homme d'affaires Paul Boivin, tous les projets avancés par M. Boivin ont échoué (hôtels et boutiques). Ce dernier s'est contenté de renouveler le bail pour les 52 000 pieds carrés du CLSC et la ville a abandonné de transférer les organismes culturels au Bon-Conseil (résolution de l'exécutif de 2012), pour les ramener dans le 400 Racine.

Jean Tremblay maintient le cap

Le maire de Saguenay Jean Tremblay maintient le cap pour le déménagement des organismes culturels dans le 400 Racine appartenant aux Immeubles Paul Boivin et confirme que les discussions avancent positivement.

Au cours d'un bref entretien téléphonique avec Le Quotidien, Jean Tremblay a indiqué que les négociations ont été difficiles par moment avec le promoteur, mais que, selon les informations dont il dispose, les choses vont mieux depuis un certain temps. Il est toutefois demeuré prudent sur le contenu des discussions puisqu'il s'agit d'un promoteur privé.

Le maire a indiqué que l'entente allait contenir des clauses spécifiques afin de s'assurer que le projet ait des retombées pour le centre-ville en terme d'infrastructure (stationnement) et de création d'emploi.

La ville a définitivement fait une croix sur la relocalisation des cinq organismes culturels dans le complexe du Bon-Conseil, au 700 Racine, qui permettrait de récupérer un immeuble du patrimoine religieux.

Dimension des projets

Archives et Bibliothèque nationale: 27 000 pieds carrés

L'Académie de ballet du Saguenay, Les Farandoles, L'École de musique de Chicoutimi, Le Festival de musique du royaume et le Centre Bang Espace virtuel : 52 000 pieds carrés

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer