Des citoyens de la rue de Vienne prêts à déménager

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Après que l'option du oui eut remporté le référendum il y a deux ans, Nathalie Gagnon et Sylvain Duguay ont mis leur propriété en vente.

Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les automobilistes qui circulent sur la rue Saint-Hubert, à Jonquière, peuvent maintenant emprunter la rue de Vienne. La nouvelle intersection, aménagée dans la plus grande controverse, a été ouverte à la circulation jeudi.

Pour les citoyens du secteur qui ont tenté de bloquer le projet mis de l'avant par le conseiller municipal Réjean Hudon, la pilule est très dure à avaler. Nathalie Gagnon et Sylvain Duguay, propriétaires de la première maison de la rue de Vienne, en provenance de Saint-Hubert, n'ont toujours pas digéré le fait que le projet ait reçu l'aval de la Ville. Mme Gagnon a été l'une des porte-parole du camp du non, un regroupement de citoyens du quartier qui ont tout fait pour le bloquer. C'est avec la tristesse dans l'âme qu'elle a assisté, impuissante, à l'ouverture de la rue, jeudi.

«Vous devriez voir ça aux heures de pointe. C'est l'enfer comment il y a du trafic. Le pire, c'est qu'il n'y a aucune signalisation qui a été installée et personne n'a été prévenu. Il y a des gens qui sont très tristes aujourd'hui. C'est une décision irréfléchie et ils n'ont pas pensé au quartier. Ils ont ouvert une rue pour le parc industriel et le Cégep de Jonquière», croit Nathalie Gagnon.

La citoyenne et son conjoint ne veulent tout simplement plus vivre dans le voisinage. Immédiatement après le référendum, au terme duquel l'option du oui l'a emporté, le couple a mis sa maison en vente. Pourtant, lorsque Nathalie Gagnon et Sylvain Duguay ont acquis leur propriété de la rue de Vienne il y a 17 ans, ils s'imaginaient y vieillir.

«Quand j'ai acheté, j'ai fait mes devoirs. Je suis allé voir la Ville et ils m'ont dit que la rue n'ouvrirait jamais. Pensez-vous que j'aurais fait une offre en sachant qu'il y aurait du trafic comme ça devant chez nous un jour et que je me retrouverais avec autant de bruit?», lance Sylvain Duguay, qui, à l'instar de sa conjointe, demeure convaincu que les gens qui ont été invités à se prononcer lors du référendum et qui ont voté en faveur du projet n'étaient pas des citoyens directement concernés par le raccordement de l'artère à la rue Saint-Hubert.

Clôture

Le couple Gagnon-Duguay a installé une clôture autour de la maison pour préserver le brin d'intimité qu'il lui reste. Ces résidants du quartier de la Petite-France, dont la résidence est située à l'intersection de la rue de la Lorraine, craignent pour la sécurité des enfants du secteur, devant l'augmentation du débit routier. Résignés, ils espèrent obtenir un prix convenable pour leur maison.

«J'avais mal au coeur quand ils ont ouvert hier (jeudi). On a perdu toute notre intimité. On ne peut même plus ouvrir les fenêtres tellement il y a du bruit», dit Nathalie Gagnon, qui ressent beaucoup d'amertume à l'égard du conseiller Réjean Hudon pour la façon dont il a mené le dossier.

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