35 ans de coopération entre le Burkina Faso et la région

Edgar Kambire et Véronique Fortin ont insisté sur... (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Edgar Kambire et Véronique Fortin ont insisté sur les bénéfices que la région et le Burkina Faso retirent chacun de la coopération internationale implantée il y a 35 ans.

Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Normand Boivin
Le Quotidien

Edgar Kambire a eu ses premiers contacts avec les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean alors qu'il coordonnait l'accueil des stagiaires dans son pays natal. «Je trouvais ça impressionnant de voir 10 jeunes qui n'avaient jamais mis les pieds en Afrique arriver parmi nous et parler de leur papa et de leur maman d'accueil», raconte celui qui travaille aujourd'hui pour le Carrefour jeunesse-emploi à Alma. Les stagiaires ne débarquent pas là-bas avec l'attitude de ceux qui arrivent avec la solution qu'ils veulent imposer à tous les problèmes. «Tout se fait en collégialité, explique M. Kambire. On nous expose une problématique, et on s'assoit avec les gens pour trouver ensemble une solution.»

Il est souvent question de sensibiliser les gens à l'environnement. Le villageois qui habite près d'une réserve, par exemple, ne doit pas aller y piller le bois ou le gibier. Pour lui cela peut représenter une économie non négligeable à court terme, mais ce sera catastrophique à long terme.

L'influence des projets de collaboration aide aussi à lutter contre la traite et le travail des enfants. «Il est évident que pour la famille, le dollar que le jeune enfant va aller chercher en faisant la cueillette des mangues dans les vergers serait le bienvenu, mais pas autant que l'aide qu'il pourra un jour apporter si, à la place, il va à l'école», donne comme exemple le Burkinabé d'origine.

Le Centre de solidarité internationale était de passage au Cercle de presse du Saguenay mercredi matin, en marge des Journées québécoises de solidarité internationale, organisées pour mieux faire connaître l'importance de ces collaborations nord-sud.

Les nouvelles internationales percent difficilement dans les médias régionaux, note Véronique Fortin, responsable du développement et du partenariat au CSI d'Alma. Pourtant, dit-elle, l'information est un maillon important, car cela permet de lutter contre les mauvaises perceptions. Heureusement, notre région fait sans doute exception puisque la population a beaucoup entendu parler du Burkina Faso grâce notamment à l'activité de financement que représente le Tour du Lac chaque été.

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