Perpétuer la mémoire des vétérans

  • Le lieutenant-colonel à la retraite Adrien Boivin, originaire de Kénogami, a déposé une couronne de fleurs au nom des anciens combattants. (Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville)

    Plein écran

    Le lieutenant-colonel à la retraite Adrien Boivin, originaire de Kénogami, a déposé une couronne de fleurs au nom des anciens combattants.

    Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville

  • 1 / 10
  • La députée Karine Trudel, députée de Jonquière, accompagnée du caporal Maxime Pilote, a déposé une couronnne au nom du gouvernemnt fédéral. (Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville)

    Plein écran

    La députée Karine Trudel, députée de Jonquière, accompagnée du caporal Maxime Pilote, a déposé une couronnne au nom du gouvernemnt fédéral.

    Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville

  • 2 / 10
  • Adrien Boivin s'est adressé aux centaines de personnes rassemblées à Bagotville. (Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville)

    Plein écran

    Adrien Boivin s'est adressé aux centaines de personnes rassemblées à Bagotville.

    Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville

  • 3 / 10
  • Le colonel Darcy Molstad, commandant de la 3e Escadre, a présidé la cérémonie du jour du Souvenir, vendredi, à Bagotville. (Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville)

    Plein écran

    Le colonel Darcy Molstad, commandant de la 3e Escadre, a présidé la cérémonie du jour du Souvenir, vendredi, à Bagotville.

    Photo caporal-chef Louis Brunet, Service d’imagerie de Bagotville

  • 4 / 10
  • Plus d'une centaine de militaires de la 2e Escadre de la base de Bagotville, de la Légion canadienne 276 ainsi que des escadrons 804 et 1332 des cadets d'Alma ont paradé dans le quartier Riverbend, vendredi matin, à l'occasion du jour du Souvenir. (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Plus d'une centaine de militaires de la 2e Escadre de la base de Bagotville, de la Légion canadienne 276 ainsi que des escadrons 804 et 1332 des cadets d'Alma ont paradé dans le quartier Riverbend, vendredi matin, à l'occasion du jour du Souvenir.

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 5 / 10
  • Marcel Gagné Sergent d'arme Légions 235, était aux activités commémoratives. (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Marcel Gagné Sergent d'arme Légions 235, était aux activités commémoratives.

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 6 / 10
  • Owen Desaubin, Daniel Arguin et la capitaine Marjolaine Gratton, de la 2e Escadre de Bagotville. (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Owen Desaubin, Daniel Arguin et la capitaine Marjolaine Gratton, de la 2e Escadre de Bagotville.

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 7 / 10
  • Le député du Parti Québécois, Alexandre Cloutier, a déposé une couronne au sol, lors de la cérémonie du jour du Souvenir, tenue à Alma. (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Le député du Parti Québécois, Alexandre Cloutier, a déposé une couronne au sol, lors de la cérémonie du jour du Souvenir, tenue à Alma.

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 8 / 10
  •  (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 9 / 10
  •  (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

    Plein écran

    Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

  • 10 / 10

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Normand Boivin
Le Quotidien

Ils sont de moins en mois nombreux, ces hommes et ces femmes dans la fleur de l'âge qui ont traversé l'Atlantique pour aller libérer la mère-patrie du joug nazi. Et ceux qui restent nous demandent de prendre le relais et de perpétuer leur souvenir.

Vendredi matin, dans le hangar de l'Escadron 425 de Bagotville, plus de 1000 personnes, 750 militaires en parade et 300 invités civils, ont répondu à l'appel des quelques survivants de la Deuxième Guerre mondiale qui leur avaient donné rendez-vous, dont le pilote de bombardier Halifax Jean Cauchy, abattu au-dessus de la Hollande en 1944, et le lieutenant-colonel à la retraite Adrien Boivin. Ce dernier était invité à titre d'officier de revue de l'événement.

«J'ai participé souvent au jour du Souvenir, mais c'est la première fois comme invité d'honneur», nous a confié, après la cérémonie, le vétéran dont la mémoire ne semble pas faire défaut et dont la voix porte encore bien.

Né à Kénogami en 1923, M. Boivin a menti sur son âge en 1938 pour s'enrôler dans la milice au Régiment du Saguenay. Après avoir joint la force régulière en 1940, il traverse l'Atlantique en 43 et participe à la libération de la France, de la Belgique et de la Hollande comme démineur un mois après le Débarquement.

Prisonnier de guerre

Après quelques jours de combat, Adrien Boivin est tombé aux mains d'un bastion de résistance allemand en Belgique. «Je n'ai pas été prisonnier longtemps; j'ai été libéré au bout de 10 jours par nos troupes qui continuaient de progresser. Je n'ai pas été interné dans un camp, ils nous avaient placés dans un hôtel», se remémore le nonagénaire, qui a pu ensuite traquer les nazis jusqu'en Hollande puis en Allemagne avant de terminer comme instructeur des nouveaux soldats envoyés en renforts.

Adrien Boivin est revenu au Canada en décembre 1945 où sa vie a pris une tournure inattendue, car il a alors rencontré Lucille, celle qui partage sa vie depuis maintenant 70 ans. «C'était la soeur d'un de mes chums de guerre qui venait de Québec et en revenant au Canada, je suis arrêté chez lui où j'ai rencontré sa soeur. Nous avons correspondu.» «Et j'ai encore toutes ses lettres», s'empresse-t-elle d'ajouter.

Après sa démobilisation, Adrien Boivin mène une vie civile, mais décide de reprendre du service comme officier réserviste.

Il complète sa formation de commandant d'unité au collège de Kingston en 1957 puis prend le commandement du Régiment du Saguenay en 1962 avec le grade de lieutenant-colonel. Au cours de sa longue carrière qui a pris fin en 1981, il remplit les fonctions d'aide de camp de deux lieutenants-gouverneurs du Québec.

«En juillet 1944, à bord du navire qui approchait des côtes normandes, je ressentais de la fierté et de l'émotion. Je pensais à nos ancêtres qui, trois siècles plus tôt, étaient venus bâtir le pays qui est le mien. Je venais les remercier de nous avoir légué leur foi et leurs chansons et je venais, à mon tour, leur offrir ma contribution pour les libérer du joug allemand», a lu M. Boivin devant les centaines de personnes rassemblées, avant la portion plus émouvante de la cérémonie. Celle où a résonné le Ô Canada, la prière, la sonnerie aux morts, et la cornemuse qui a suivi les deux minutes de silence. Puis les dignitaires, parmi lesquels on retrouvait les députés Karine Trudel, Serge Simard et Mireille Jean, le conseiller municipal Marc Pettersen, ainsi que deux femmes représentant les mères canadiennes, sont venus déposer une vingtaine de couronnes de fleurs autour du monument aux morts.

Le colonel Darcy Molstad, qui a présidé la cérémonie, a insisté sur l'importance de l'héritage laissé par ceux qui ont combattu pour la liberté et les valeurs canadiennes partout dans le monde et leur a dit merci du fond du coeur

Hommage rendu à Alma

(Isabelle Tremblay) - Alma a rendu un hommage traditionnel aux soldats qui sont tombés au combat.

Plus d'une centaine de militaires de la 2e Escadre de la base de Bagotville, de la Légion canadienne 276 ainsi que des escadrons 804 et 1332 des cadets d'Alma ont paradé dans le quartier Riverbend, vendredi matin, à l'occasion du jour du Souvenir.

Les forts vents et la température froide n'ont pas empêché les participants de se commémorer le dévouement des troupes. Le respect et la reconnaissance à l'égard des disparus étaient beaucoup plus importants.

«Malgré la froideur, il y a de la chaleur dans notre coeur. J'insiste sur le mot souvenir pour que les gens se souviennent. Ça demande un temps de réflexion. Nous sommes dans une société où tout va beaucoup trop vite. Il est difficile de s'arrêter. Aujourd'hui, nous prenons le temps de réfléchir», a mentionné le président d'honneur de la campagne du Coquelicot, le maire d'Alma, Marc Asselin.

La cérémonie a débuté avec une courte parade solennelle. Ont suivi l'hymne national, la lecture des prières, la sonnerie aux morts et des lectures de textes. Moment teinté de souvenirs et d'émotions, notamment pour les vétérans qui étaient présents et des proches de disparus. Des minutes de silence ont aussi été observées.

Sur place, quatre dormeurs représentaient l'aviation, l'armée de terre, la Marine royale canadienne et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Le son de la cornemuse et de la trompette a résonné. Le passage de deux CF-18 au-dessus du cénotaphe a fait frissonner.

Une douzaine de couronnes de fleurs ont aussi été déposées au pied du monument des morts, dont une par Johanne Tremblay, la mère du caporal Richard Renaud, décédé au combat, en janvier 2008. Envahie par l'émotion, l'Almatoise n'était pas en mesure de parler aux médias à la fin du protocole.

«On pense toujours que c'est à l'extérieur que les gens sont dans les souffrances, mais nous avons perdu un soldat d'ici au combat. Mme Tremblay est sa mère. C'est encore tout frais dans sa mémoire. Je me souviens encore de la cérémonie que nous avons organisée en son honneur», s'est remémoré Marc Asselin.

«Pour moi, c'est un jour très important qui nous permet de recréer des amitiés avec les membres qui nous ont précédés et nous souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans des opérations militaires», a témoigné Owen Desaubin, membre de la 2e Escadre. «Le jour du Souvenir nous permet de prendre conscience des sacrifices qui sont faits quotidiennement, mais aussi de penser aux familles et amis», a ajouté le militaire Daniel Arguin.

C'est la première fois qu'une telle activité se déroulait à Alma. Des discussions sont déjà en cours pour que celle-ci se répète l'an prochain.

Le coquelicot

(Isabelle Tremblay) - Au Canada, et dans le monde entier, le coquelicot est devenu un symbole évoquant la mémoire de ceux qui sont morts au champ d'honneur.

À l'époque des guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle, les soldats remarquèrent l'abondance des papaver rhoeas qui parsemaient les champs de bataille des Flandres. Curieusement, ce furent les bombardements acharnés qui créèrent les conditions propices à la croissance de la fleur écarlate. Un siècle plus tard, pendant que la guerre faisait rage dans les champs de la Belgique et du nord de la France, les soldats remarquèrent à nouveau la multitude de coquelicots qui poussaient chaque été au milieu des débris et des terres dévastées.

Et, au printemps de 1915, pendant la terrible bataille du saillant d'Ypres, un médecin de l'armée canadienne, John McCrae, immortalisa le coquelicot dans un poème intitulé Au Champ d'honneur. C'est une Américaine, Moina Michael, qui fut la première à porter un coquelicot en souvenir des millions de soldats morts au combat.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer