Les syndicats saluent la décision de Martin Gauthier

Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi,... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Martin Gauthier.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Les quatre syndicats qui représentent les différentes catégories de personnels de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont définitivement enterré la hache de guerre avec le rectorat. Ils ont souligné le courage de Martin Gauthier qui a décidé de retirer sa demande de renouvellement de mandat à la direction de l'établissement et ainsi mettre un terme à une partie de bras de fer qui dure depuis sa nomination.

Les quatre syndicats ont publié un communiqué conjoint qui illustre assez bien que la décision du recteur a été très bien accueillie dans la communauté. Les syndicats ont donc assuré au recteur qu'ils allaient collaborer étroitement d'ici la fin de son mandat.

«On ne peut que s'incliner devant le courage dont il a dû faire preuve pour prendre cette difficile décision. Il ne fait aucun doute dans notre esprit que M. Gauthier a, tout au long de son mandat, été animé du sentiment qu'il agissait de bonne foi, en ayant constamment en tête les meilleurs intérêts de l'UQAC», stipule le texte du communiqué.

«Aujourd'hui, c'est avec beaucoup d'élégance et d'éloquence qu'il laisse la place à quelqu'un d'autre. Nous ne pouvons que saluer un tel geste. En le posant, M. Gauthier prouve qu'il a à coeur les intérêts supérieurs de l'UQAC. C'est le geste logique. C'est le geste de la dignité», ajoutent les quatre syndicats.

Pas personnel

Le président du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAC, Gilles Imbeau, réitère que la démarche des syndicats ne visait pas la personne de Martin Gauthier, mais bien le style de gestion qu'il a mis en place. Ce qui implique inévitablement les autres membres de la haute direction de l'UQAC. Le nouveau recteur aura la possibilité de changer la presque totalité de cette équipe assez rapidement puisque le mandat du vice-recteur à l'enseignement et la recherche, Mustapha Fahmi, prennent fin en 2017, de même que les mandats des doyens à la recherche et aux études. Le nouveau recteur pourra aussi les renouveler pour une période de cinq ans.

Le président du syndicat admet que l'arrivée du vice-recteur aux ressources, il y a 18 mois, a créé des remous au sein du corps professoral. «C'est le même principe pour M. Bouchard. Il est arrivé de l'entreprise privée dans une université et il doit apprendre à composer avec le monde universitaire. Son mandat prendra fin en 2019, mais si M. Bouchard n'aime pas l'ambiance à l'université, il peut faire ses choix.»

Un processus attendu

Les syndicats n'ont pas l'intention de laisser aller le nouveau processus de sélection d'un recteur sans intervenir.

«On n'a pas fait toute cette mobilisation sans raison. Nous voulons qu'il y ait des changements dans la gouvernance et nous allons poser les questions en temps et lieu de façon constructive», reprend le président Imbeau qui ne s'avance pas sur les éventuelles candidatures.

Dans ce processus, dirigé par le siège social, des personnes peuvent soumettre leur candidature lorsque l'appel d'offres sera publié ou des personnes ou groupes peuvent soumettre une candidature à l'Université du Québec.

Pour ce qui est du recteur Martin Gauthier, il disposera d'une année de ressourcement et peut réintégrer au terme de cette année son poste de professeur régulier au module d'administration de l'UQAC.

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