Le recteur Martin Gauthier renonce à un deuxième mandat

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Le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Après avoir initialement demandé à exercer un second mandat comme recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Martin Gauthier renonce dans une lettre envoyée à Sylvie Beauchamp, présidente de l'Université du Québec, et Laval Boulianne, président du conseil d'administration de l'UQAC.

Face à la grogne des syndiqués, il reconnaît que sa candidature était contestée. Le recteur demeurera toutefois en poste jusqu'à la fin de son mandat le 25 avril 2017.« Par cette correspondance, je vous informe de ma décision de ne plus solliciter de second mandat à titre de recteur et vous demande par conséquent de mettre fin au processus en cours visant le renouvellement de mon mandat. Je tiens à mentionner que cette décision a été mûrement réfléchie et repose sur ma volonté de voir s'assainir le climat de travail qui prévaut à l'heure actuelle à l'Université du Québec à Chicoutimi. Contesté depuis son annonce, le renouvellement de mon mandat à titre de recteur a été mal accueilli par une proportion non négligeable de membres de la communauté universitaire. J'ai entendu, j'entends. (...) Si la communauté universitaire est convaincue que je ne suis plus l'homme de cette grande, mais combien complexe fonction de recteur, je respecte leur opinion et me retire pour laisser la place à quelqu'un d'autre », a-t-il indiqué dans le document qui a également été envoyé par courriel à tout le personnel de l'UQAC à 16 h 30, mercredi.

En octobre, trois syndicats avaient procédé à une consultation auprès de leurs membres, demandant s'ils étaient en faveur du renouvellement du mandat de Martin Gauthier. 81,5 % des professeurs avaient répondu non, ainsi que 66 % des employés de bureau et de soutien et 83,7 % des chargés de cours.

Parmi les motifs d'insatisfaction, il avait alors été fait mention du manque de communication entre les professeurs et la direction. 

Pourtant, Martin Gauthier ne partageait pas le même constat, dans sa demande de renouvellement, dont Le Quotidien a obtenu copie. « Jamais l'Université n'aura eu autant de lieux et d'opportunités de rencontres et d'interaction avec l'ensemble de son personnel », affirmait-il dans sa demande initiale auprès de l'UQ.

Comme à l'ÉNAP

Il s'agit du second dirigeant du réseau de l'UQ cette année à retirer sa candidature après l'avoir déposée. En janvier, le directeur général de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), Nelson Michaud, avait renoncé à se présenter. Il avait affirmé qu'il ne se sentait pas appuyé pour accomplir ce qui lui était demandé. Un professeur avait envoyé une lettre à la communauté universitaire pour demander qu'il retire sa candidature. Il n'y avait pas eu de consultation avancée de la part des professeurs, comme ce fut le cas à l'UQAC. 

Lorsque vient le temps de renouveler un mandat, l'Université du Québec s'assure que le recteur reçoit un bon appui auprès des différents groupes au sein de l'université. Cette consultation est privée et n'est jamais rendue publique.

Depuis 2012

Martin Gauthier est entré en poste en 2012 pour succéder à Michel Belley. Il avait auparavant été son adjoint de 2010 à 2012. 

Selon ce qu'avait déclaré en octobre le président du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAC, Gilles Imbeau, une certaine grogne avait alors été ressentie voulant que le recteur Belley ait facilité la nomination de son successeur. 

Le président du syndicat n'a pas rendu l'appel effectué par Le Quotidien en soirée pour commenter la décision de M. Gauthier.

L'Université du Québec à Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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L'Université du Québec à Chicoutimi

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Fier de son bilan

Le recteur Martin Gauthier dresse malgré tout un bilan positif de son mandat. 

Dans la lettre envoyée à l'UQ où il renonce à un second mandat, il cite d'abord le niveau record d'inscriptions enregistré cette année ainsi que le développement à l'international de l'institution.

« En ce qui concerne la recherche, l'avènement de nouveaux créneaux, notamment en agroboréal, le repositionnement de nos travaux au sujet du bois et de la forêt, notre engagement toujours plus prononcé en sciences de la santé et la relève en préparation dans nos créneaux d'excellence sont autant de réalisations qui me rendent confiant pour l'avenir de l'UQAC dans notre région », poursuit-il en citant aussi l'intégration de l'École des arts numériques, de l'animation et du design.

Le recteur est aussi fier de sa gestion concernant les infrastructures, particulièrement dans un climat où Québec a réduit les sommes dévouées aux universités.

« C'est aussi avec le sentiment du devoir accompli que je constate que mon mandat en aura été un de développement de nos infrastructures malgré un environnement économique plus que difficile. Ainsi, l'établissement de notre centre d'études de la Côte-Nord au sein du Pavillon Alouette, l'acquisition du Grand Séminaire visant à héberger certains de nos programmes en santé et le Pavillon de la culture des Premiers peuples qui vient tout juste d'ouvrir ses portes constituent des preuves tangibles de la vitalité de notre communauté universitaire », conclut-il.

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