Québec nuance son refus à l'annexion à Desbiens

Le maire de Chambord, Gérard Savard.... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le maire de Chambord, Gérard Savard.

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire a envoyé des lettres différentes à Desbiens et Chambord, de sorte que le maire de Chambord pensait, mercredi, que le projet d'annexion avait été refusé, alors que le maire de Desbiens croyait plutôt que la procédure pouvait continuer.

C'est Le Quotidien qui a appris au maire de Chambord, Gérard Savard, que sa municipalité et celle de Desbiens avaient reçu deux lettres au contenu différent, mais signées par le même sous-ministre, Marc Croteau.

Dans la lettre adressée à Chambord, M. Croteau mentionne que « l'étude du dossier établit que le projet ne répond pas, dans sa forme actuelle, aux principes soutenant l'acceptation d'une annexion partielle de territoire. Dans ces circonstances, je vous informe que le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire n'approuve pas le règlement numéro 358-16 de la Ville de Desbiens ». 

Nonobstant...

Or, dans la lettre envoyée à Desbiens, le sous-ministre ajoute une information, en plus du paragraphe ci-haut. 

« Nonobstant ce qui précède, considérant les motifs invoqués dans la demande citoyenne visant l'annexion du secteur de la Pointe-aux-Trembles, du Domaine-du-Marais et du Domaine-Norois, le Ministère est ouvert à recevoir et à analyser un règlement d'annexion qui viserait ce secteur. » Or, cette information n'apparaît nulle part dans la lettre envoyée à Chambord.

Visiblement déçu au bout du fil, le maire Savard ne comprenait pas pourquoi il a reçu une lettre différente de celle du maire de Desbiens.

« On va rebondir dans le bureau du ministère pour savoir comment c'est possible d'écrire deux lettres différentes, a dit le maire Savard, à chaud, après que Le Quotidien lui ait lu la lettre envoyée à Desbiens. Ou bien c'est fini ou bien ce ne l'est pas. Dans ma tête, c'est un peu comme si un juge rendait une décision en disant une chose à l'un et une autre affaire à l'autre. Le ministère ne peut pas parler des deux côtés de la bouche. »

Le Quotidien a joint une responsable des communications du ministère mercredi à 15 h 30 pour lui demander davantage de précisions, mais n'avait pas obtenu de réponse à ses questions au moment de mettre sous presse.

Desbiens

À Desbiens, le maire Nicolas Martel a aussi l'intention de demander davantage de précisions au ministère. « Dans notre lettre, on dirait que le ministère essaie de gagner du temps. C'est comme s'ils nous disaient qu'ils sont ouverts pour les trois secteurs et qu'ils vont dire oui si on refait une demande. Il nous faut clairement plus d'éclaircissements. »

Le conseil de Desbiens se réunira et contactera le ministère.

« On va prendre une décision à savoir si l'on décide ou non de poursuivre les démarches. Je pense que le ministère aurait déjà pu rendre une décision partagée. La demande était sur 25 km, mais elle aurait pu être scindée. Nous allons nous réunir avec les représentants des villégiateurs des trois secteurs avant de nous prononcer davantage. »

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