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Nombreux échecs au TECFÉE: Alexandre Cloutier outré par l'inaction gouvernementale

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a questionné... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a questionné la ministre Hélène David, mardi à l'Assemblée nationale, concernant le nombre illimité de passations de l'examen de français obligatoire à l'obtention du baccalauréat en enseignement.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière d'éducation, Alexandre Cloutier, a été outré d'apprendre que de nombreux étudiants continuent d'échouer le Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE) sans qu'aucune mesure ne soit prise par les directions d'universités.

Le député de Lac-Saint-Jean a profité de la période de questions, mardi, à l'Assemblée nationale, pour interpeller la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, à ce sujet.

La publication d'un dossier portant sur la piètre qualité du français chez les futurs enseignants dans la dernière édition du Progrès-Dimanche a fait bondir l'opposition à Québec. Alexandre Cloutier et Jean-François Roberge, qui est porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière d'éducation, ont tous deux tenu à réagir.

Les textes révélaient notamment qu'à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), des étudiants doivent s'y prendre à trois, six, voire huit reprises avant de réussir l'épreuve uniforme de français, impérative à l'obtention du baccalauréat. Un futur prof a même échoué à l'examen alors qu'il en était à sa 12e tentative.

En réponse à la question d'Alexandre Cloutier en chambre, la ministre David a indiqué que la question des passations multiples du TECFÉE a récemment fait l'objet de «discussions exhaustives» entre doyens et représentants du ministère. Dès l'année scolaire 2017-2018, les étudiants inscrits aux programmes d'enseignement ne pourront reprendre l'examen plus de trois fois, a-t-elle assuré.

«Ce dossier nous a amenés à réagir. La ministre semble dire que la décision de limiter le nombre de reprises à trois fois à partir de l'an prochain a été prise. C'est étrange qu'on l'apprenne à ce moment précis, mais disons que c'est un premier pas dans la bonne direction», dit Alexandre Cloutier, qui a l'intention de continuer de soulever certains enjeux liés au domaine de l'éducation.

Aberration

Jean-François Roberge, un enseignant de profession, en appelle à un resserrement des critères d'admission dans les facultés d'éducation des universités de la province.

«Je m'inquiète et j'espère que ce n'est pas pour des raisons de financement. Vous savez, c'est payant avoir des programmes remplis au maximum», martèle Jean-François Roberge, qui a récemment publié un livre intitulé Et si on réinventait l'école? .

Le député de Chambly estime qu'il n'y a aucun compromis à faire sur la qualité de la langue au sein de la relève enseignante. Il est d'avis que le nombre illimité de passations du TECFÉE contribue à l'endettement des étudiants, qui ne peuvent compléter le troisième de quatre stages nécessaires à l'obtention du brevet d'enseignant sans avoir réussi l'épreuve de français.

«C'est à l'entrée qu'on devrait être sévères dans les facultés d'éducation. Ce n'est pas pendant le bac qu'on acquiert des compétences en français si elles ne sont pas là au départ. Les jeunes se font berner parce qu'on leur dit qu'ils pourront devenir enseignants. C'est une trahison. C'est un peu comme si on disait à quelqu'un qui tremble qu'il peut devenir chirurgien», image Jean-François Roberge.

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