Saint-François-de-Sales reprend vie

Lynn Côté, une des propriétaires, et la mairesse... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Lynn Côté, une des propriétaires, et la mairesse Cindy Plourde sont surprises de l'engouement depuis l'ouverture du restaurant-dépanneur, vendredi dernier.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Une bouffée d'air frais souffle sur Saint-François-de-Sales depuis que le restaurant a rouvert ces portes.

«On dirait que le village recommence à vivre. Ça grouille depuis l'ouverture du restaurant vendredi. Les gens nous ont félicités lundi soir au conseil d'avoir aidé les promoteurs. Nous sommes vraiment contents», lance, attablée au restaurant-dépanneur La Bouff, la mairesse Cindy Plourde.

Les propriétaires Lynn Côté et Éric Bouchard sont même un peu surpris par la réponse des villageois depuis le début.

«Ça nous a un peu pris par surprise. Il faut croire que les gens avaient besoin de leur restaurant. Nous sommes très contents», mentionne Lynn qui s'affaire à la cuisine pour servir les quelques clients présents.

Comme l'épicerie du village a fermé ses portes il y a quelques semaines, les propriétaires du restaurant ont aménagé une section dépanneur.

«C'était une volonté de la municipalité. Nous avons discuté avec eux et ils ont accepté. On leur a versé une subvention de 5000$ pour les soutenir. Ç'a nécessité un investissement supplémentaire de 20 000$ pour ajouter la partie dépanneur», informe la mairesse.

Articles essentiels

Cindy Plourde est très contente qu'on puisse trouver des oeufs, du lait et bien d'autres articles dans le commerce.

«Les gens ne viendront pas faire leur épicerie ici, mais ça va nous rendre de précieux services. S'il te manque des oeufs pour faire des muffins, tu ne prends pas ta voiture pour te rendre à Chambord», illustre-t-elle

Les propriétaires qui ont investi au total 100 000$ attendent d'obtenir leur permis de vendre de l'alcool autour du début de décembre. En revanche, ils ne pourront pas en vendre aux tables de leur restaurant à cause de la sévérité des lois provinciales. Une aberration pour la mairesse qui croit que certaines lois sont mal adaptées pour de petites localités.

Trois repas

Depuis dix ans, le restaurant n'offrait que le déjeuner. Maintenant, les gens peuvent y dîner et souper.

«Pour nos jeunes, ça va faire une belle place pour venir manger un hamburger entre amis. Le restaurant était un point de rencontre pour jaser. Il faut conserver nos petits commerces pour assurer la survie de nos municipalités», affirme-t-elle.

Le commerce donne de l'emploi à cinq personnes et ce nombre pourrait augmenter à huit selon la demande. Il est ouvert de 6 h à 21 h la semaine et jusqu'à 22 h les week-ends.

«On ne veut plus être le village entre Lac-Bouchette et Chambord»

Cindy Plourde pense que l'ouverture du restaurant symbolise le vent de changement qu'elle veut insuffler dans la municipalité. «Nous voulons miser sur notre différence et installer de l'affichage pour bien profiter de l'achalandage de la route 155. Il faut faire connaître nos commerces et inciter les gens à s'arrêter», mentionne-t-elle.

Un agent de développement travaille sur une stratégie de positionnement. Un logo sera réalisé et de l'affichage sera développé. On veut aussi mieux faire connaître le camping municipal.

Politique familiale

Aussi, la municipalité s'est dotée d'une politique familiale et d'accueil. Elle vend des terrains domiciliaires à seulement 950$ afin d'attirer de jeunes familles à s'installer. Deux projets de construction sont en cours. Il reste quatre terrains à vendre.

La vente de la station-service représente aussi un autre élément important. Le couple propriétaire depuis 61 ans est mûr pour la retraite. Un acheteur est très intéressé. «Il reste des détails à régler. C'est un dossier émotif pour ces personnes. C'est toute leur vie. Nous, à la municipalité, on les accompagne dans leur cheminement», mentionne la mairesse. Une aide de 5000$ sera probablement versée au nouvel acquéreur pour le soutenir dans la transformation du commerce. «Nous y allons selon nos moyens et la réglementation municipale», précise-t-elle.

Pour ce qui est l'épicerie du village, la mairesse pense encore à la possibilité d'une réouverture par de nouveaux propriétaires. «C'est certain que ça ne sera pas aussi gros. On espère que ça se concrétise. Il y a des gens intéressés, mais il s'agit d'une faillite, c'est un peu plus compliqué.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer