Des histoires d'intimidation reviennent à la surface au conseil de Saguenay

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La conseillère Christine Boivin a déclaré publiquement que Josée Néron avait été victime d'intimidation de la part de conseillers municipaux à la suite d'une séance du conseil tenue à Jonquière.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les histoires d'intimidation à l'hôtel de ville de Saguenay ont teinté la séance mensuelle du conseil municipal, lundi. La conseillère Christine Boivin a déclaré publiquement que Josée Néron avait été victime d'intimidation de la part de conseillers municipaux à la suite d'une séance du conseil tenue à Jonquière et qu'un cadre, Denis Simard, en avait été témoin et lui a conseillé de porter plainte.

Visiblement mal à l'aise face à la sortie de sa collègue, lorsqu'interrogée après la séance, Mme Néron a affirmé qu'elle avait dû demander à ces personnes de demeurer polis malgré leur agressivité. 

« La semaine suivante, M. Simard me faisait savoir par des personnes que je devrais déposer une plainte pour harcèlement psychologique. » Elle a exclu que les conseillers Jacques Fortin et Jacques Cleary, ses voisins de table, aient été impliqués dans l'incident.

Effectuant un retour sur l'entrevue diffusée la semaine dernière où elle affirmait qu'elle aurait été qualifiée de « grosse vache » par le maire Jean Tremblay, Mme Néron a mentionné qu'elle a été entraînée dans un tourbillon. « Je comprends maintenant pourquoi les gens se taisent. On passe de victime à agresseure. L'événement a été tellement banalisé. »

Elle ajoute que depuis trois ans, elle a appris à se faire une carapace. 

Mensonges

Tout au long de la séance, certains élus se sont accusés de transporter des propos mensongers dans le cadre de leur fonction.

Après les affaires courantes et le rapport sur l'état des finances pour l'année 2015, le bal a débuté avec une sortie du conseiller Jean-Yves Provencher qui se donne comme mission, d'ici la prochaine élection, de surveiller tout ce qui se dit et s'écrit concernant les ressources humaines et l'état des finances de la Ville. Cette déclaration a été le prétexte pour décocher une flèche à l'endroit de la chef de l'opposition, Josée Néron, à qui il a reproché d'avoir affirmé lors d'un Cercle de presse de n'investir dans le réseau routier qu'en fonction des subventions reçues des gouvernements supérieurs.

Le conseiller Réjean Hudon a ouvert un nouveau front en interrogeant et en jetant un doute sur les déclarations passées de la conseillère Julie Dufour à l'effet qu'elle a assumé personnellement la facture des frais juridiques de 26 000 $ entourant la légalité de la nomination de Sylvie Jean au bureau du vérificateur général, un débat auquel s'est joint le maire Tremblay. « Vous avez déclaré publiquement que vous l'avez payée. Il faut dire la vérité. Vous savez ce que je veux dire Mme Néron? », a mentionné M. Tremblay, faisant ainsi référence aux propos tenus par Mme Néron il y a quelques jours qui affirmait avoir été traitée de « grosse vache » par le maire Tremblay lors d'un appel téléphonique portant sur le financement du cabinet politique de l'ERD.

La conseillère Dufour a rétorqué qu'elle assumait qu'il reste 20 000 $ à payer pour cette facture et qu'une somme de 4000 $ a été reçue via des activités de sociofinancement. Elle a rappelé qu'elle avait offert au conseil de déposer l'avis juridique qu'elle détenait et que sa demande lui a été refusée tout en rappelant au maire qu'il avait déjà qualifié les journalistes de cruches, ce à quoi le maire a répliqué qu'il avait utilisé ce qualificatif pour parler des journalistes traitant des sujets de religion.

Le dossier de la sortie de l'ex-vérificatrice Rina Zampieri est revenu sur le tapis lorsque le maire a affirmé qu'il avait complété son enquête concernant des interventions de membres de son entourage à l'automne 2015 l'ayant avertie de ne pas toucher au dossier du réseau routier.

« J'ai trouvé les personnes qui ont fait ça, a dit le maire. Je les ai félicitées parce que Mme Zampieri s'apprêtait à demander un rapport d'un employé de la ville, qui n'est plus fonctionnaire, et qui avait été blâmé par le comité exécutif. On a eu peur que ce soit quelqu'un qui n'était pas objectif. »

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