Cérémonie du Jour du souvenir sous le signe de l'émotion

Une parade militaire, organisée pour souligner le jour... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Une parade militaire, organisée pour souligner le jour du Souvenir, avait lieu dimanche avant-midi, sur la rue Racine.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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La rue Racine, à Chicoutimi, a résonné au son des tambours et des trompettes des réservistes, dimanche en fin d'avant-midi, pour souligner le jour du Souvenir. En tout, une centaine de militaires ont participé à la parade, qui a commencé à l'extrémité ouest de la rue Racine et qui s'est terminée aux locaux de la Réserve navale canadienne, avec un arrêt à l'hôtel de ville. Tous arboraient fièrement le coquelicot.

«Le jour du Souvenir a lieu le 11 novembre. Toutefois, on doit adapter les circonstances à notre réalité. Être réserviste est un travail à temps partiel, alors, comme ils sont à l'école ou au travail la semaine, on a dû s'arranger pour qu'ils puissent participer à la cérémonie. C'est pour ça que la parade a eu lieu dimanche», explique le responsable des affaires publiques du Régiment du Saguenay, le capitaine Tony Allaire.

Tant les réservistes du Régiment que ceux de la Réserve navale, en plus de quelques militaires de la deuxième Escadre de Bagotville et de vétérans ont participé à l'événement. Une soixantaine de militaires qui ne faisaient pas partie du cortège ont assisté à la cérémonie. On retrouvait également une cinquantaine de membres des familles et d'amis des réservistes et des vétérans. Par ailleurs, le député fédéral Denis Lemieux, la députée provinciale Mireille Jean et le conseiller municipal Marc Pettersen ont tous les trois participé à l'événement, en allant chacun installer une couronne de fleurs au pied du cénotaphe de Chicoutimi, qui représente des Saguenéens tombés au combat.

«C'est plaisant de voir qu'il y a de plus en plus de personnes qui participent à l'activité chaque année, mentionne M. Allaire. Je pense que c'est parce qu'on connaît de plus en plus les activités qui se déroulent, et de plus en plus de personnes apprennent la signification de la journée également. Les gens veulent donc y participer. Je crois qu'ils réalisent que c'est un moment important.»

En effet, il s'agissait d'une activité émotive pour plusieurs participants. «Pour moi, ça signifie beaucoup. Ça fait 28 ans que je suis dans l'armée et avant j'étais dans les cadets, alors la cérémonie du souvenir a toujours représenté quelque chose de gros. C'est le seul moment où tout le monde peut s'arrêter et se souvenir de nos soldats tombés au combat», raconte le président de la Légion royale canadienne, Luc Fortier.

Il ajoute que depuis la guerre en Afghanistan, la journée a pris une nouvelle importance. Toujours actif dans l'armée, M. Fortier mentionne qu'il a perdu plusieurs amis, au cours des dernières années. «Je pense à mes hommes, mes frères d'armes qui sont tombés là-bas, qui ont été blessés. Je veux profiter de l'occasion pour me rappeler de bons souvenirs, de bons moments que j'ai passés avec mes amis proches. La cérémonie sert également à célébrer la vie», poursuit-il.

«Le jour du Souvenir est là pour commémorer l'Armistice conclu à la fin de la Première Guerre mondiale, puisqu'il y a de nombreuses personnes qui ont fait le sacrifice ultime. On veut également commémorer ceux qui ont péri lors de la Deuxième Guerre mondiale, lors de la guerre en Corée et des autres conflits qui ont lieu dans le monde et où le Canada est intervenu», ajoute le capitaine Allaire.

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