Projet d'école alternative à Saguenay: une approche qui sort du cadre

Les enseignantes Élaine Bérubé et Valérie Thibault militent... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Les enseignantes Élaine Bérubé et Valérie Thibault militent en faveur de l'implantation d'une école alternative sur le territoire de la Commission scolaire De La Jonquière.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

S'il n'en tient qu'aux enseignantes Élaine Bérubé et Valérie Thibault, une école alternative publique ouvrira ses portes à Saguenay dès l'an prochain. Les deux jeunes femmes et leurs collègues, un comité formé d'une dizaine de personnes, ont présenté leur projet aux élus et aux fonctionnaires de la Commission scolaire De La Jonquière le 11 octobre. Convaincues de la valeur de cette approche pédagogique, en émergence au Québec, les membres sollicitent l'appui du milieu.

Deux comités travaillaient en parallèle depuis 2014 pour que soit implantée une école alternative dans la région. Chacun ignorait la démarche de l'autre. Finalement, les deux organisations ont uni leurs forces pour parler d'une même voix. Au terme de deux années d'efforts, un document référentiel contenant l'argumentaire du comité a été déposé.

Il existe 32 écoles alternatives dans la Belle Province, toutes chapeautées par le Réseau public des écoles alternatives du Québec (REPAQ). Elles prônent une approche d'enseignement qui sort du cadre traditionnel. La philosophie est axée sur le projet personnel de l'enfant et favorise une cogestion de l'établissement, largement axée sur la participation et l'implication des parents. Pour envoyer leur enfant à l'école alternative, ils doivent d'ailleurs s'engager à y faire du bénévolat.

«C'est une mentalité différente. On veut offrir d'autres opportunités aux familles qui ont des enfants qui ont du mal à s'adapter au régulier ou qui veulent simplement une philosophie d'enseignement différente. À l'école alternative, tout le monde travaille ensemble et il y a un véritable décloisonnement», explique Élaine Bérubé.

L'école alternative est formée de groupes multiâges et offre un système éducatif basé sur le respect du rythme d'apprentissage de chaque élève et sur le développement de son autonomie. Sa mission prône la réciprocité enfant-adulte et ses valeurs sont orientées vers le respect mutuel.

«On parle vraiment de faire tomber les murs de l'école pour permettre à l'enfant de se développer selon sa personnalité», fait valoir Valérie Thibault. Les porte-parole du comité sont réellement passionnées par ce projet, lequel correspond à leurs valeurs et à leur vision de l'éducation. Ni l'une ni l'autre n'a d'enfants, mais Élaine Bérubé et Valérie Thibault veulent que ce service soit offert aux familles de Jonquière et des environs et espèrent de tout coeur que les commissaires feront preuve d'ouverture. Elles souhaitent que la nature des objectifs poursuivis par l'école alternative les convaincra de la pertinence de ce type d'établissement. Le développement de l'esprit critique de l'élève, le respect, le fait de bouger pour mieux apprendre et le principe d'écoresponsabilité sont les quatre principales orientations du projet saguenéen.

En analyse

À la Commission scolaire De La Jonquière, la porte-parole Marie-Ève Desrosiers a indiqué que les commissaires ont bien reçu le document et qu'ils procéderaient à son analyse.

Élaine Bérubé et Valérie Thibault invitent les gens à poser des questions aux commissaires pour en savoir plus sur l'avancement du dossier. Elles espèrent que la population appuiera le projet. Environ 25 demandes pour l'implantation d'écoles alternatives sont en cours d'analyse au Québec.

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