Soccer: directeur technique, une denrée rare en région

Le Club de soccer de Chicoutimi lancera un... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Le Club de soccer de Chicoutimi lancera un 3e appel de candidatures en décembre afin de dénicher un nouveau directeur technique. D'ici là, le directeur général du club, Maxime Pepin (à droite) peut compter sur Sébastien Sylvestre pour assumer la fonction par intérim. Ce dernier agit également comme responsable du programme sport-études en soccer.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Décidément, il faut croire que les directeurs techniques pour les clubs de soccer sont encore une denrée rare au Québec. Le Club de soccer de Chicoutimi en sera bientôt à un troisième appel de candidatures afin de dénicher la perle rare pour superviser le volet technique du club qui compte près de 1000 joueurs de tous âges et de tous calibres.

Le hic, c'est que les candidats qui possèdent les compétences exigées ont souvent une famille et le déménagement en région rime souvent avec vente de la maison, nouvel emploi à dénicher pour le ou la conjointe, nouvel environnement pour les enfants, etc. «Pour être directeur technique, il faut les formations suivantes: diplôme d'entraîneur provincial (DEP), licence B provinciale, licence C, le PNCE et le cours de directeur technique, ce qui représente entre quatre et cinq années de formation en tout et partout, explique Maxime Pepin, directeur général du club. Les gens qui ont toutes ces compétences, il n'y en a pas beaucoup et souvent, ils sont établis dans les grands centres et ont des emplois dans de gros clubs. Souvent, ils ont 35-40 ans et ont une famille. À notre deuxième ouverture de poste, nous avions un candidat très intéressant de Bromont, mais il aurait fallu que sa femme quitte son emploi et qu'ils vendent la maison», cite en exemple le DG.

Le poste sera donc à nouveau affiché à la mi-décembre dans l'espoir de trouver d'ici la fin janvier un successeur à Stéphane Pagès, qui a quitté en août dernier pour un nouveau défi sur la Côte-Nord. L'annonce sera diffusée sur les sites de la Fédération de soccer du Québec (FSQ), de l'Association régionale de soccer (ARS) et d'Emploi Québec.

D'ailleurs, le DG du club de Chicoutimi apprécie la compréhension de la Fédération de soccer du Québec qui leur laisse encore du temps pour trouver la perle rare sans leur imposer d'amendes.

Sébastien Sylvestre assure l'intérim

Pour l'instant, le Club de Chicoutimi a puisé dans ses ressources à l'interne pour assurer la continuité par intérim. La mission a été confiée à Sébastien Sylvestre, étudiant au baccalauréat en éducation physique, qui assure la fonction en plus d'agir comme responsable du sport-études.

«Le candidat choisi (à la 2e sélection) nous a laissé tomber pour un poste dans une autre région. Il ne restait que deux ou trois semaines avant le (début du) sport-études et on n'avait pas le temps d'en trouver un autre. On a regardé du côté des ressources internes et Sébastien était la meilleure ressource disponible», a expliqué Maxime Pepin, directeur général du Club de soccer de Chicoutimi.

Le DG souligne que Sébastien Sylvestre a déjà une bonne base. «Il a déjà joué AAA et AA et c'est sa 2e année au sein de l'équipe universitaire (Inuk de l'UQAC). Il a été formé par Stéphane Pagès et ça fait deux ans qu'il oeuvre au club, fait valoir Maxime Pepin. Je suis resté en contact avec Stéphane et il nous aide. Quand Sébastien avait des questions, il était disponible. On a aussi notre comité technique, dont David Proulx qui aide aussi Sébastien au besoin.»

Pour sa part, le jeune homme se sent en terrain connu. «Ça fait deux ans que je suis assistant-entraîneur de l'équipe de soccer collégial de Chicoutimi avec David. Mon bagage vient des mêmes références que celles que les jeunes ont depuis qu'ils sont tout petits. Il n'y a pas de changement de culture», souligne celui qui souhaite poursuivre sa formation en vue d'acquérir les compétences requises.

«Jusqu'à maintenant, ça va super bien, affirme Maxime Pepin. Je connais Sébastien et je sais ce dont il est capable. On avait regardé l'option d'engager Sébastien comme directeur technique, mais ça ne passe pas en raison des exigences requises. Il est par intérim pour le moment et lorsque nous aurons un directeur technique, il sera peut-être adjoint et pourra continuer à travailler au club. Quant au sport-études, il faut être au minimum deux pour le gérer parce que nous avons quatre groupes et parfois il y a deux groupes en même temps sur deux terrains différents.»

D'ailleurs, la nomination de Sébastien Sylvestre à titre de responsable du sport-études a été bien accueillie. «Quand on a appris aux jeunes que ce serait Sébastien, il a eu droit à une ovation debout de leur part», fait valoir le DG du club.

«Les jeunes ont été réceptifs, confirme Sébastien Sylvestre. Ce sont tous des jeunes que je côtoie depuis que je travaille au club, que ce soit comme entraîneur, comme joueur ou comme employé. Il y avait déjà des liens de créés, ce qui a facilité la transition. Je pense que j'ai de la facilité à me faire apprécier par les jeunes», avance-t-il.

Le jeune homme peut aussi compter sur le support de la grande ''famille'' du Club de soccer de Chicoutimi pour mener à bien sa mission. «Pierre-Olivier Gagnon, un ancien coordonnateur hors pair, nous donne un coup de main cet hiver, en plus de joueurs des Inuk. On réussit à faire avancer le programme de belle manière, malgré toutes les embûches», conclut le DG Maxime Pepin.

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