Technologistes médicaux en détresse

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Jeudi midi, les membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de la région ont manifesté devant les hôpitaux de Dolbeau, Roberval, Alma, Jonquière, Chicoutimi et La Baie.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

L'implantation du projet Optilab engendre un sentiment de détresse important chez les technologistes médicaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui dénoncent les façons de faire du gouvernement du Québec et déplorent le manque de communication.

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Les participants dénoncent la centralisation des services d'analyse d'échantillons médicaux, à l'hôpital de Chicoutimi.

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Jeudi midi, les membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de la région ont manifesté devant les hôpitaux de Dolbeau, Roberval, Alma, Jonquière, Chicoutimi et La Baie. Les participants dénoncent la centralisation des services d'analyse d'échantillons médicaux, à l'hôpital de Chicoutimi. Ils déplorent aussi le manque de consultation et d'information dans la mise en oeuvre du projet.

«Depuis le début, nos membres sont tenus dans le noir, indique Lynn Brie, répondante politique APTS pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les 200 technologistes médicaux sont pourtant au coeur de la réforme des laboratoires. Elles en ont assez d'être traitées comme des pions par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.»

Perte d'emplois

Mme Brie précise que le projet Optilab engendrerait la perte de quelque dizaine d'emplois dans la région, s'il se réalise.

«Plusieurs personnes détiennent des postes à temps partiel, donc près de 50 salariés risquent d'être touchés. Cela n'inclut pas les heures de remplacement associées à ces postes. L'impact sera donc encore plus grand. C'est vraiment déplorable et triste.»

Elle ajoute que la région a grandement besoin de ces emplois puisque ces salariés contribuent à l'économie locale. «C'est entre autres pourquoi nous avons reçu l'appui de tant de municipalités à notre demande de moratoire.»

L'APTS du Saguenay-Lac-Saint-Jean s'inquiète aussi pour l'avenir de cette profession. Dans la région, cette formation est offerte au Cégep de Chicoutimi. «Selon le palmarès Jobboom 2016 des formations collégiales gagnantes, cette technique est classée parmi les cinq premières pour son taux d'emploi après obtention du diplôme. Le taux de chômage est pratiquement nul pour les finissantes. Pourquoi détruire ce qui fonctionne bien?», se demande Lynn Brie.

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