Rien n'est décidé pour les drones, dit Lemieux

Le député de Chicoutimi-Le-Fjord, Denis Lemieux... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le député de Chicoutimi-Le-Fjord, Denis Lemieux

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«Je ne sais pas encore si le Canada va acheter ou non des drones, mais mon collègue ministre de la Défense nationale a été convaincu qu'il y avait une grande acceptabilité sociale pour les projets de développement de la base comme il l'a constaté lors de sa venue au caucus des députés (en juillet).»

Le député libéral fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, affirme ne pas être au fait des gestes posés par le gouvernement précédent sur d'éventuels investissements pour accueillir un programme de drones militaires à la 3e Escadre de Bagotville. Selon les informations obtenues par Le Quotidien, la Défense nationale du Canada avait débuté le processus menant à un tel projet qui a finalement été interrompu avec la tenue des élections fédérales.

«À titre de pilote professionnel, je connais bien l'importance de la base. Il y a toujours des inquiétudes quant à son avenir et mes prédécesseurs dans la région comme André Harvey et Jean-Pierre Blackburn ont toujours travaillé pour sa survie. Notre gouvernement va choisir le site pour accueillir un tel programme au mérite des dossiers, de façon à construire un Canada plus fort, et je n'ai pas de doute sur la capacité de la région à présenter un projet solide», reprend le député libéral.

Consultation

Le député est revenu sur les déclarations de son chef et premier ministre Justin Trudeau voulant qu'une vaste réflexion avait été amorcée sur la Défense nationale pour savoir ce que les Canadiens en pensent. Dans le cadre de cette réflexion, le député de Chicoutimi a organisé sa propre consultation au Saguenay afin de faire le point sur la 3e Escadre.

«Nous avons réuni pas moins de 40 personnes, dont plusieurs experts, qui ont discuté de la préoccupation par rapport à Bagotville. L'ex-ministre Jean-Pierre Blackburn a été d'une aide précieuse dans le cadre de cette consultation et nous avons transmis les résultats au ministre Harjit Singh Sajjan», reprend Denis Lemieux.

Lors du caucus, le député en a profité pour organiser une visite de la 3e Escadre pour les membres du comité permanent de la Défense nationale du Canada. Lors de cet événement, il a multiplié les interventions pour sensibiliser ses collègues à la présence à Alma du Centre d'excellence des drones. Le député a aussi attiré l'attention de ses collègues sur la présence de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui offre un potentiel de recherche intéressant dans le cadre d'un programme de drones.

Lors de son passage dans la région, le premier ministre Justin Trudeau avait déclaré au Quotidien qu'aucune décision n'était encore prise quant au déploiement d'un programme de drones militaires au Canada. Les généraux souhaitent mettre en service de tels appareils pour supporter les opérations, mais le gouvernement n'a toujours pas confirmé qu'il irait de l'avant avec ce programme.

Suivant les informations obtenues par Le Quotidien, un tel programme nécessiterait des investissements de plusieurs centaines de millions à Bagotville au cours des 10 à 15 prochaines années.

Sur le plan politique, le député conservateur de Roberval, Denis Lebel, a sonné l'alarme sur l'avenir du programme des drones. Le député conservateur croit que le numéro 2 du gouvernement Trudeau et ministre des Pêches, des Océans et de la Garde Côtière, Dominic Leblanc, pourrait représenter un obstacle de taille pour la région. Le député de Beauséjour, selon ce qui circule, voudrait bien voir le programme des drones déployé dans les Maritimes, soit sur la base Greenwood en Nouvelle-Écosse.

Brise-glace : le premier aux barricades

Le député libéral Denis Lemieux n'acceptera pas qu'il se perde une journée de navigation sur le Saguenay en raison des problèmes de désuétude de la flotte de brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Le député réagissait ainsi à la publication d'informations faisant état de la désuétude de ces navires utilisés pour assurer la navigation sécuritaire dans les eaux canadiennes en période hivernale, principalement pour le Saint-Laurent et le Saguenay. Ceux-ci sont fréquentés par des bateaux de la marine marchande pour exporter des produits ou importer des matières premières et autres produits nécessaires au secteur industriel canadien.

«Le gouvernement fédéral est responsable d'assurer l'ouverture des plans d'eau à la navigation commerciale. Je connais bien l'importance de la navigation sur le Saguenay pour notre industrie de l'aluminium. Je vais être le premier à monter aux barricades si jamais on perd une seule journée de navigation sur le corridor du Saguenay et que les impacts se font sentir sur l'économie», a laissé entendre le député de Chicoutimi-Le Fjord.

Rio Tinto

La multinationale Rio Tinto n'a pas attendu que l'affaire de la désuétude des brise-glace soit rendue publique pour réagir. Le député Lemieux a déjà abordé cette question avec les représentants de la multinationale qui doit importer pour près de quatre millions de tonnes métriques de matières premières pour la production d'aluminium dans ses usines de la région.

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