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L'Halloween le dernier samedi d'octobre: le conseiller surpris par l'ampleur médiatique

Le conseiller Jonathan Tremblay a été surpris par... (Archives Le Quotidien)

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Le conseiller Jonathan Tremblay a été surpris par l'ampleur médiatique qu'a pris sa proposition.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La proposition publiée dans Le Progrès-Dimanche a fait boule de neige à tel point que plusieurs médias imprimés et électroniques de la capitale et de la métropole ont repris l'idée pour en faire leur sujet du jour. «J'ai reçu énormément d'appels téléphoniques. Je pense que ç'a soulevé des passions, même si ce n'est pas la première fois qu'on parle de ce sujet-là.»

M. Tremblay convient qu'il y a pas mal de choses plus importantes à discuter dans le débat public, mais constate que cette nouvelle est celle qui a pris le plus d'ampleur médiatique. «Ça ne veut pas dire que si je travaille sur ce dossier, je ne peux pas faire autre chose», affirme le conseiller.

Précisant davantage sa pensée, M. Tremblay mentionne que son intention de départ n'est pas de refaire le calendrier puisque l'Halloween, une tradition millénaire dérivée d'une fête celtique, est célébrée dans le christianisme la veille de la Toussaint. «Je ne veux pas changer la fête de la Toussaint. Je trouve que l'Halloween a perdu un peu de son lustre. Les gens fêtent moins ça dans les quartiers ou se dirigent vers les quartiers où il y a des familles, affirme le conseiller.

Il ajoute que les familles dont les parents travaillent de 8 heures à 16 heures disposent de beaucoup moins de temps pour se préparer à la fête lorsqu'elle survient un jour de semaine de sorte que sa proposition vise à établir un consensus visant à ce que la collecte des bonbons de porte-à-porte ait lieu le dernier samedi d'octobre. Cette façon de faire permettrait à tous de bénéficier du temps nécessaire pour effectuer la décoration, préparer les costumes et maquillages, le tout dans une atmosphère de détente et un cadre familial plus adapté.

Selon lui, plusieurs municipalités ont établi une journée de collecte le vendredi soir ou le samedi. Même des commissions scolaires ont décidé d'imposer des journées pédagogiques au lendemain de l'Halloween parce que les élèves seraient trop fatigués d'avoir effectué la collecte ou de s'être empiffrés. Il ajoute qu'un sondage en ligne effectué par une station radiophonique auquel ont répondu 650 personnes démontre que 85% d'entre eux sont favorables à son idée.

L'idée plaît au maire de Louiseville

(Le Nouvelliste) - La récente initiative d'un conseiller municipal de Saguenay de tenir une consultation publique pour savoir si les citoyens voudraient qu'on célèbre désormais la fête de l'Halloween le dernier samedi du mois d'octobre plutôt que le 31 octobre a eu des échos en Mauricie, spécialement du côté de Louiseville, où le maire Yvon Deshaies serait favorable à une telle mesure.

Louiseville est d'ailleurs déjà habituée à procéder de cette façon avec la Tournée des becs sucrés, sur l'avenue Saint-Laurent. Durant tout l'après-midi du samedi précédant l'Halloween, la ville ferme l'artère à la circulation automobile et, en partenariat avec les commerces participants, les enfants peuvent circuler librement et procéder à la récolte de bonbons et de friandises.

«Si on parle pour les familles, c'est une excellente idée, parce que c'est la fin de semaine en plein jour. On n'a pas à se soucier que les enfants soient trop fatigués le lendemain à l'école, et de passer l'Halloween en plein jour c'est aussi plus sécuritaire. Je ne serais vraiment pas contre ça», confirme M. Deshaies qui n'a toutefois pas l'intention de proposer un tel changement, à moins qu'il ne soit concerté avec plusieurs municipalités.

«S'il y avait un mouvement dans toute la MRC de Maskinongé pour qu'on fonctionne comme ça, ce serait plus simple. On ne veut pas non plus mêler le monde, mais si tout le monde s'entendait sur cette nouvelle façon de faire et qu'on faisait une grande campagne d'information pour les citoyens, ce serait vraiment bien», croit-il.

Ailleurs dans la région, l'idée du conseiller municipal de Saguenay n'a cependant pas fait tant de vagues. Plusieurs villes indiquent ne pas plancher sur un tel projet, la plupart s'entendant pour dire qu'il faudrait un consensus beaucoup plus global avant d'envisager un tel changement.

«Ce n'est clairement pas un dossier prioritaire pour nous, et on préconise évidemment que tout le monde ait la même date. Maintenant, si Québec souhaitait faire un changement, on s'y conformerait, mais il faut qu'il y ait une certaine forme d'unité partout dans la province, sinon ça va devenir difficile à gérer», indique le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

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