Recherche universitaire: plaidoyer pour un meilleur soutien

La professeure-chercheuse en génétique à l'UQAC, Catherine Laprise,... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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La professeure-chercheuse en génétique à l'UQAC, Catherine Laprise, était la conférencière invitée de l'événement.

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La professeure-chercheuse en génétique à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Catherine Laprise, estime que les universités en région doivent changer leurs façons de faire en soutenant mieux leurs chercheurs et en adoptant une structure interne claire tout en étant plus compétitives face aux grands centres.

«Nos institutions, de la façon dont elles dirigent actuellement nos universités, font partie du problème», a-t-elle exprimé, devant les quelque 300 personnes rassemblées à la cafétéria du Cégep de Jonquière, dimanche matin, à l'occasion du brunch-bénéfice annuel de la Fondation Asselin.

La directrice de la Chaire de recherche du Canada sur l'environnement et la génétique des troubles respiratoires et de l'allergie était la conférencière invitée de l'événement. Elle a entretenu l'auditoire pendant 45 minutes sur les défis de la recherche universitaire en région. Celle qui fait partie des chercheurs phares de l'UQAC en a aussi profité pour présenter le rôle et les responsabilités du chercheur.

Elle estime que les institutions régionales devraient mieux accompagner leurs chercheurs pour ainsi garantir une relève, d'autant plus dans le contexte financier actuel lié aux demandes de subventions.

«Les demandes de subventions font partie des chorégraphies multiples auxquelles le chercheur doit se soumettre, a-t-elle illustré. La multiplication des demandes est assez faramineuse, et les montants ont baissé dans les 10 dernières années.»

Solutions

La professeure-chercheuse en génétique propose que les universités régionales soient plus proactives en fournissant un environnement adéquat pour les chercheurs. Des fonds de démarrage devraient être offerts aux jeunes chercheurs pour leur permettre de développer des créneaux de recherche.

Le mentorat devrait être aussi structuré et encouragé pour soutenir les jeunes chercheurs dans leurs demandes de subvention. «Ça, ça n'existe pas chez nous et je peux vous dire que ce serait à mettre en place», a plaidé la professeure-chercheuse dynamique, et visiblement déterminée.

Engager des professeurs qui ont déjà obtenu leur doctorat, au lieu de plonger les candidats ayant du potentiel dans un «contexte fragilisé» en leur demandant de mener des tâches de recherche et d'enseignement, en plus de leurs études doctorales, devrait aussi être privilégié, croit-elle. 

Les directions d'institutions devraient aussi adopter une vision claire de la recherche pour leurs établissements et permettre aux administrateurs de la recherche de se consacrer à temps plein à cette tâche, tout en privilégiant des candidats ayant déjà eux-mêmes fait de la recherche, a ajouté la Dre Laprise, en appuyant le propos de sa conférence sur différentes études en plus de textes publiés dans Le Devoir.

Un total de 9500 $ a été amassé... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse) - image 4.0

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Un total de 9500 $ a été amassé lors du brunch-bénéfice de la Fondation Asselin. Sur la photo apparaissent la professeure-chercheuse en génétique à l'UQAC, Catherine Laprise, conférencière lors de l'événement, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, la directrice générale du cégep, Guylaine Proulx, et la directrice générale de SL&B, Isabelle Desgagné, présidente d'honneur du brunch.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Le brunch permet d'amasser 9500 $

Le brunch-bénéfice annuel de la Fondation Asselin du Cégep de Jonquière a permis d'amasser 9500$.

Les fonds seront utilisés pour offrir des bourses d'études aux étudiants et contribuer aux différents projets soutenus par la fondation.

La somme récoltée dans le cadre de l'événement est semblable à celle des années précédentes, a indiqué le président de la fondation, Conrad Masson, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

La fondation offre des bourses d'études aux étudiants du Cégep de Jonquière, au Centre d'études collégiales en Charlevoix et aux diplômés du Cégep de Jonquière qui poursuivent des études universitaires à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Critères élargis

La Fondation Asselin a d'ailleurs changé ses règles d'attribution il y a quelques années. Auparavant, seuls des étudiants originaires de la région pouvaient recevoir une bourse.

«Nous avons élargi les conditions pour tenir compte de toute la communauté étudiante. Les étudiants de l'AGEECJ [l'association étudiante du cégep] ont apporté à notre attention que cela excluait par exemple les 600 étudiants d'Art et technologie des médias», a expliqué M. Masson.

Depuis 47 ans, la fondation a remis 10 millions$ à la communauté collégiale et régionale. Elle termine d'ailleurs en 2017 sa dernière campagne majeure de financement entamée en 2012, qui a permis d'amasser 2 M$ jusqu'à maintenant pour soutenir le secteur des techniques physiques.

Par ailleurs, lors du brunch-bénéfice, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, en a profité pour présenter la nouvelle Bourse du député de Jonquière, lancée récemment et qui s'adresse aux étudiants en sciences humaines. Un petit guide retraçant l'histoire de la circonscription de Jonquière, fondée en 1954, et de ses députés, produit par l'historien Éric Tremblay, était aussi disponible sur les tables.

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