L'apport de la recherche à l'UQAC mis en évidence

Guy Wells, Bertrand Tremblay et Robert Crevier... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Guy Wells, Bertrand Tremblay et Robert Crevier

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Le président de la Fondation de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Guy Wells, a profité de la publication du rapport annuel 2015 pour mettre en évidence les retombées économiques significatives de tout le secteur de la recherche, développé dans le giron de l'université régionale depuis 40 ans.

« Il est important que la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean soit consciente de tout l'apport de la recherche à l'université et de ses retombées économiques. C'est une activité significative, a plaidé l'avocat. L'UQAC arrive dans le premier tiers des universités canadiennes pour les activités de recherche et on doit en être conscients pour ce que ça rapporte à la région. » L'exemple le plus frappant de cette réalité est celui de la production des bleuets qui a été multiplié par 10 depuis le début des années 1970 puisque les producteurs ont adopté les découvertes des chercheurs de l'UQAC.

Tout ce secteur a bénéficié des travaux du professeur André Lemieux et de son équipe. « La région produisait 10 millions de livres par année. Nous avons produit cette année 100 millions de livres de bleuets. La Fondation a financé les travaux du professeur et nous constatons aujourd'hui que cet investissement s'est transformé en apport économique majeur pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les gens doivent savoir ce genre de chose », reprend le président du conseil.

Les dirigeants de la fondation ont cru judicieux d'exposer sur la première page du rapport annuel 2015 un nouveau créneau de recherche qui s'ouvre à l'université. Il s'agit du chercheur Maxime Paré qui travaille sur le potentiel économique des terres arables du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce jeune chercheur a ouvert les yeux à beaucoup d'intervenants lorsqu'il a attiré l'attention sur la valeur économique de tout le secteur agroalimentaire. Pendant que les emplois fondent dans les secteurs traditionnels du papier et de l'aluminium, le secteur agroalimentaire génère à lui seul 15 000 emplois. Maxime Paré croit que le potentiel économique des terres arables de la région permet d'aller encore plus loin et ainsi générer de l'activité économique.

Depuis 40 ans, la fondation a versé la rondelette somme de 19 M $ aux différentes équipes de recherche. Les dons constituent un véritable levier puisque les salaires versés aux étudiants qui font le travail de terrain constituent l'un des postes budgétaires importants dans un projet. Elle compte toujours sur un capital de 10 M $ qui génère les revenus pour soutenir les projets. 

La répartition des enveloppes entre les différentes disciplines dépend uniquement de l'activité des chercheurs. Il est cependant difficile de comparer les sommes allouées puisque la recherche dans le secteur des sciences sociales, où le professeur est souvent seul, nécessite des investissements moins importants que celles menées sur la forêt boréale qui devaient déployer des étudiants dans des zones éloignées pour la prise de données et l'observation. 

Le professeur Réjean Gagnon, aujourd'hui à la retraite, a expliqué vendredi comment la fondation avait joué un rôle important dans sa carrière de chercheur. Il s'est installé à Chicoutimi pour répondre à une demande du milieu afin de développer les connaissances sur la forêt boréale qui sont aujourd'hui au coeur de tous les débats entourant l'exploitation économique de cette richesse naturelle.

Les dons du public et sociétés à la Fondation de l'UQAC ne vont pas directement aux chercheurs. Les règles d'attribution des subventions sont claires. Les subventions accordées chaque année servent uniquement à verser des salaires aux étudiants en maîtrise ou au doctorat qui font partie des équipes de recherche. Guy Wells a été formel sur ce point et assure que la direction de la fondation effectue un suivi serré des sommes distribuées aux différents projets de recherche.

Le président a en conclusion tenu à souligner les liens étroits entre la Fondation de l'UQAC et la direction de l'établissement d'enseignement. L'université offre à la fondation une gamme de services qui lui permettent de se consacrer à ses activités de collecte de fonds et d'évaluation des projets nécessitant un soutien financier en plus des différents programmes de bourse pour assurer la relève dans le domaine de la recherche.

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