La CAQ salue le courage de Joan Simard

Joan Simard... (Archives Le Quotidien)

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Joan Simard

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Le critique en matière de santé et de services sociaux de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Paradis, a salué le courage de la vice-présidente démissionnaire du conseil d'administration du CIUSSS, Joan Simard, qui a par la même occasion confirmé les critiques qui émanent de tous les milieux voulant que «cette réforme n'est qu'une centralisation à outrance de la gestion du réseau entre les mains du ministre Gaétan Barrette».

La démission de Joan Simard et surtout les raisons de cette démission ont continué de faire des vagues, jeudi, alors que les syndicats, l'Association des gestionnaires des établissements de santé du Québec (l'AGESQ) et les partis d'opposition ont sauté dans le train. L'analyse de Joan Simard sur la «centralisation du réseau de la santé» et «l'inutilité des conseils d'administration» avait déjà été en partie évoquée lors de l'annonce de la loi 10.

«Dans un premier temps, et c'est important de le faire, il faut souligner tout le courage de Mme Simard qui a remis sa démission. Je crois que la déclaration la plus révélatrice de la vice-présidente démissionnaire est à l'effet que les comités d'usagers sont les derniers remparts pour assurer que les CIUSSS prennent en compte les particularités locales et les besoins de la population et que les CIUSSS s'éloignaient de la population au lieu de s'en rapprocher», a déclaré le critique caquiste.

Le député Paradis n'a pas été tendre à l'endroit du ministre de la Santé Gaétan Barrette qui a résumé cette démission à un simple conflit de personnalités.

Une goutte de trop

Dans l'entrevue qu'elle accordait au Quotidien, Joan Simard expliquait que l'altercation avec la présidente-directrice générale Martine Couture avait été la goutte qui a fait déborder le vase et que sa réflexion avait principalement porté sur l'orientation que prenait la réforme.

«Le ministre Barrette réagit toujours de la même façon en voulant minimiser ces choses qui sont pourtant importantes. Pendant ce temps, on assiste à des diminutions de services un peu partout au Québec. Dans une région, c'est une clinique qui ferme, une autre, ce sont des laboratoires et ainsi de suite. C'est ce qui se passe en ce moment», a conclu le critique caquiste.

Le président de l'AGESQ, Yves Bolduc, a déclaré que la démission de Joan Simard était une conséquence directe de la réforme Barrette. «Le ministre de la Santé avait dit lors de l'adoption de la loi 10 que ceux qui n'étaient pas d'accord n'avaient qu'à partir et il a congédié tous les directeurs généraux. Ceux qui occupent les fonctions aujourd'hui ont démontré qu'ils s'inscrivaient dans cette réforme comme le fait Mme Couture.»

Le vice-président régional de la FSSS-CSN, Gaston Langevin, et la présidente du STPSSS02-CSN, Nancy Poulin, ont de leur côté rappelé que les raisons invoquées par Joan Simard sont exactement celles pour lesquelles les travailleurs et travailleuses ont tenté de combattre la réforme Barrette. Les dirigeants syndicaux affirment que la preuve est faite que les patrons de chacun des CIUSSS sont redevables au ministre Gaétan Barrette et non à la population.

La présidente de l'Association du personnel technique du CIUSSS, qui représente 2000 travailleurs, a pour sa part cité en exemple le projet Optilab comme étant «la preuve matérielle de la centralisation démesurée du système de santé tel que souhaité par le gouvernement Couillard».

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