Stéphane Bédard à la défense de l'UQAC

Stéphane Bédard... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Stéphane Bédard

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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L'ex-député péquiste de Chicoutimi, Stéphane Bédard, ne cache pas ses inquiétudes devant la crise de confiance qui secoue l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le corps professoral, les chargés de cours et le personnel technique de l'établissement réclament la tête du recteur Martin Gauthier en plein processus de renouvellement de mandat.

Depuis qu'il a quitté la politique, Stéphane Bédard respecte une forme de réserve quant aux différents enjeux débattus dans les médias et ne veut surtout pas que l'on considère qu'il intervient dans des dossiers qui ne le regardent pas. Il brise cette réserve en ce qui concerne la situation très tendue qui prévaut à l'UQAC alors que le recteur est en situation de rupture face au personnel syndiqué.

«S'il y a une chose que je considère importante pour la région, ce sont nos institutions. Quand on regarde ce qui nous regroupe et nous unit dans la région, l'université fait rapidement l'unanimité. C'est un incontournable et c'est surtout essentiel», considère Stéphane Bédard, qui n'a aucun lien contractuel avec l'UQAC.

Stéphane Bédard ne veut pas se prononcer sur la situation interne à l'université et n'entend pas interférer dans les relations entre le rectorat et le personnel. Il souhaite simplement que le processus administratif qui se déroule en ce moment soit suivi selon les règles établies par l'Université du Québec.

«Le risque de la situation qui prévaut en ce moment à l'université est important. Il y a une possibilité d'affaiblissement de l'institution avec ce conflit et quand une institution s'affaiblit, elle perd de sa capacité de rayonner dans le milieu universitaire qui est très compétitif. Il suffit uniquement de penser aux efforts déployés pour le recrutement des professeurs», explique l'ex-député qui est conscient de la sensibilité qui prévaut dans le milieu universitaire saguenéen en ce moment.

Si Stéphane Bédard refuse de trancher sur la situation interne à l'UQAC, il affirme être en mesure de porter un jugement éclairé sur la performance du recteur Martin Gauthier dans des dossiers spécifiques depuis qu'il a succédé à Michel Belley. Il a pu constater les qualités du recteur dans l'opération qui a mené à l'achat du Séminaire. Martin Gauthier a alors pris le leadership pour en arriver à une conclusion heureuse de ce projet. Même constat pour l'adoption de la charte du bois alors que le recteur Gauthier a pris les devants et mis en place les différents éléments qui ont permis d'en arriver à l'adoption de ce document fondamental pour l'avenir de l'industrie forestière du Québec.

Le syndicat revient à la charge

Le Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAC est revenu à la charge, jeudi, pour rappeler le recteur Martin Gauthier à l'ordre. Dans une missive adressée lundi matin à la communauté universitaire, le recteur a attribué aux décisions prises pendant les compressions budgétaires ses problèmes de crédibilité au sein de l'institution. Il a de plus fait des mises en garde quant à la nécessité de suivre le processus officiel de renouvellement de mandat.

«Il faut tout de même se rappeler que notre recteur a été le premier à procéder à des compressions à l'époque du gouvernement Marois, alors même qu'aucune directive précise ne lui avait encore été envoyée. Jamais ne l'avons-nous vu aux premières loges pour défendre le réseau universitaire et l'UQAC elle-même. Lorsqu'il écrit que l'UQAC a malgré tout continué de ''réaliser de grandes choses'', ce n'est certainement pas grâce à son leadership, mais bien malgré son leadership», écrivent le président du syndicat Gilles Imbeau et le professeur Michel Roche, avant de souligner les raisons pour lesquelles les syndicats ont tenu leur propre consultation.

«Si les cinq syndicats de l'UQAC ont procédé à cette consultation, la semaine dernière, c'est précisément parce que leurs membres ont perdu confiance dans le processus de renouvellement supposément bien balisé. En 2012, les résultats ont été gardés secrets. On tente ici, encore une fois, de nous faire avaler n'importe quoi. Toutefois, 82% des profs s'opposent au renouvellement du mandat du recteur de même que 84% des chargé-e-s de cours, et environ les deux tiers des professionnels-le-s et des employé-e-s de soutien partagent cet avis. Voilà une référence qui reflète une réalité qui ne peut être niée!»

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