10 ans de formation médicale à Saguenay

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Les invités du colloque étaient accueillis par des comédiens, sur le tapis rouge.

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C'est sous le thème «Vers une médecine grandeur nature» qu'a eu lieu, mercredi soir, le colloque soulignant les 10 ans du programme de formation médicale à Saguenay. Les premiers candidats ont débuté leur pratique en 2012 avec des retombées positives dans les domaines économique, social ainsi que pour les institutions qui ont contribué à la mise en place de cette formation universitaire dispensée par l'Université de Sherbrooke en collaboration avec l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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L'économiste Gilles Bergeron et la professeure Catherine Larouche ont mesuré les impacts de la mise en place du Programme de formation médicale de Saguenay qui souligne cette année son 10e anniversaire. La directrice du programme, le médecin Sharon Hatcher, a pour sa part expliqué que les deux professeurs ont mis en chiffres et en mots ce qu'elle entend dans les commentaires sur le programme de médecine.

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Le rédacteur en chef et le président-éditeur des journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, Denis Bouchard et Michel Simard, entourent l'ancien ministre de la Santé, Réjean Hébert.

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Statistiques

Dans le cadre de ce colloque regroupant différents intervenants du monde médical et de l'éducation, la direction du programme a publié les différentes statistiques en lien avec les retombées immédiates du programme pour le monde de la santé, ainsi que les retombées plus générales pour la région. De plus, une étude a été réalisée afin de vérifier l'attrait de cette formation spécifique avec la contribution des professeurs Catherine Larouche et Gilles Bergeron de l'UQAC.

La statistique la plus révélatrice concerne le taux de rétention des médecins formés à Chicoutimi pour pratiquer la médecine au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Selon la directrice du programme, la médecin Sharon Hatcher, 27 finissants dont cinq spécialistes sont aujourd'hui à pied d'oeuvre dans les établissements de la région et les cliniques de médecine familiale. Ce qui signifie que 40% des diplômés du programme de médecine de Saguenay ont choisi de s'établir dans la région, rencontrant l'un des objectifs du programme.

«La cible ministérielle pour l'orientation des candidats vers la médecine de famille est de 55%. Dans le Programme de formation médicale de Saguenay, 57% des étudiants ont choisi cette pratique alors que ce taux est de l'ordre de 43% pour celui du site de Sherbrooke», indique avec satisfaction la directrice du programme.

Excellents résultats

En matière de réussite scolaire, 90% des étudiants inscrits au programme complètent leur formation et les étudiants de Saguenay obtiennent des résultats aux examens de fin de programme avantageusement comparables à ceux des autres facultés de médecine. Selon Sharon Hatcher, le programme de Chicoutimi a aujourd'hui une certaine notoriété, mais il reste du travail à accomplir de ce côté pour faire connaître le programme auprès des étudiants et parents puisque Saguenay est le deuxième choix d'une majorité de jeunes qui s'inscrivent en médecine à Sherbrooke.

Au total, pas moins de 400 médecins du CIUSSS participent à la formation pratique des étudiants du programme à temps partiel. Une centaine d'autres médecins assument des taches de formations de façon plus importante.

Recrutement régional

La mise en place de ce programme aura d'autre part eu des effets non négligeables sur le recrutement régional de médecins, selon la professeure Catherine Larouche de l'UQAC, qui a mené 13 entrevues auprès des médecins provenant des autres régions du Québec, d'un autre pays ainsi que du programme de Saguenay.

La possibilité d'être associée à un milieu universitaire peut faire la différence quand un médecin fait un choix de région pour s'établir. Selon l'enseignante, le fait de se retrouver dans un milieu universitaire comme le CIUSSS a une grande importance, combinée à une pratique médicale plus «interdisciplinaire» puisque le CIUSSS, malgré des spécialités, est aussi un établissement de médecine générale où l'on retrouve une gamme élargie de problématiques.

Quant aux impacts plus généraux, le professeur Gilles Bergeron a mené une étude grâce à laquelle il tire des conclusions positives sur la capacité du milieu régional et des institutions à mettre en place un programme aussi complexe. Il a noté des retombées positives où des ministères différents ont été mis à contribution avec les institutions régionales pour réussir à construire le programme.

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