Néron s'attaquerait aux infrastructures

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La chef de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron

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Normand Boivin
Le Quotidien

Josée Néron sait qu'elle n'héritera pas d'une ville en santé si elle est élue mairesse en 2017, en raison du manque d'investissements dans les infrastructures, mais se dit prête à faire face à la musique. «Tous les chiffres sont là. Les fonctionnaires savent où doit aller l'argent, mais ils le voient passer dans des projets qui rapportent des votes», a déploré la chef de l'ERD, devant les membres du Cercle de presse du Saguenay.

Elle avoue bien candidement qu'elle ne sait pas si la remise à niveau des routes et de ce qu'il y a en dessous - les égouts et l'aqueduc - exigera une taxe spéciale. Mais elle entend travailler de concert avec tous les élus de Saguenay pour défendre les dossiers de la ville auprès des gouvernements supérieurs pour aller chercher des subventions. «Selon Jacques Pelletier, fondateur de l'ERD, il aurait fallu y investir de 40 à 50 M$ par année. Mais la ville n'a fait des travaux qu'en fonction des subventions reçues, de telle sorte qu'il y a eu du sous-financement», a plaidé la conseillère du quartier 14. Elle estime que Saguenay, avec ses deux collèges, son université, son aéroport, sa base militaire, son port en eau profonde et ses barrages, est une ville riche et que si on appliquait une saine gestion, on pourrait investir dans les infrastructures.

D'entrée de jeu, celle-ci prédit que novembre 2017 sera un moment historique à Saguenay, car ce sera la fin d'une administration qui n'agit qu'en fonction d'obtenir des votes, qui évite les redditions de comptes et qui fonctionne au «copinage». D'ailleurs, Josée Néron promet un ménage dans les organismes municipaux. Pas une purge, mais une nouvelle façon de fonctionner qui les obligera à rendre des comptes. «En premier lieu, les responsables devront signer un code d'éthique. Ces organismes auront aussi un mandat clair et ils devront venir rendre des comptes devant les membres du conseil. Promotion Saguenay jouit d'un budget de 10 M$ par année et on tient le conseil dans l'ignorance», dénonce Mme Néron.

Pour éviter de tomber dans ces mauvais travers, elle promet de militer, une fois élue mairesse, pour que Québec limite les maires à deux mandats.

«À son premier mandat, Jean Tremblay a fait du bon travail. Il a fait le ménage, mais là, on dirait qu'il est désabusé», dit-elle.

Leadership régional

Avec la disparition des Conférences régionales des élus, qui avaient remplacé les Conseils régionaux de concertation et de développement, les régions du Québec ont de la difficulté à parler d'une seule voix pour défendre les dossiers régionaux comme l'industrie du bois, de l'aluminium, et le développement économique dans son ensemble. Josée Néron croit que le maire de Saguenay doit assumer une forme de leadership et se dit très bien placée pour relever le défi; par sa formation en administration publique et son historique de femme d'affaires, mais aussi par sa lignée. «Mon père a fait partie des fondateurs de l'Université du Québec à Chicoutimi et a été le premier président du Collège de Chicoutimi (CÉGEP). Moi aussi, je suis une fille de résultats et je crois dans ma région. Il faut y mettre du temps et ça prend des gens d'équipe. Tu ne peux pas dire que ça (concertation) ne marche pas si tu n'es pas là.»

Ce qu'elle a dit sur...

L'ERD qui «détruit» la ville

«On essaie de nous coller une fausse étiquette. Nous avons fait relever les votes et l'ERD a voté oui à 96% des propositions. À l'inverse, les autres conseillers ont voté à 88% contre nos propositions. Mais à Saguenay, la norme est devenue anormale et ce qui n'est pas normal est devenu la norme.»

Les candidatures pour 2017

«Comparativement à 2013, c'est beaucoup plus facile de recruter des candidats, car il n'y a plus de peur. Aux dernières élections, les gens nous disaient ''j'irais bien, mais mon gars a des contrats avec la ville'', ou bien '' ma belle-fille va perdre sa job''. Cette fois, il n'y a plus cette menace.»

Josée Néron affirme qu'elle aura des candidats dans chaque quartier, des gens de valeur qui auront divers champs de compétences. «Mais je leur laisse le soin de choisir le moment où ils révèleront leur candidature.»

La culture du viol

«Je n'ai jamais été victime de sexisme à l'hôtel de ville. On m'intimide, comme on intimide tout le monde. Ce n'est pas une question de sexe.»

Les arrondissements

«Je veux rapprocher le pouvoir des citoyens dans les arrondissements et j'ai des projets pour chacun. À Chicoutimi, il faut améliorer l'entrée sur Talbot. C'est la vitrine de la ville et ce n'est pas à la hauteur; ça date des années 50. C'est aussi une question de sécurité. Au coin Talbot et de l'Université, c'est extrêmement dangereux. À La Baie, on a vu des citoyens prêts à participer au projet de bibliothèque publique, mais on ne les écoute pas. Il y a aussi le comité pour le terrain de la Consol avec lequel nous allons travailler. À Jonquière, place Nikitoutagan a besoin d'être ravivée.»

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