Sablière à La Baie: une question de droit acquis

Les citoyens Gaston Simard (à gauche) et Yannick... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les citoyens Gaston Simard (à gauche) et Yannick Gaudette sont satisfaits de la rencontre de mardi, mais déçus de la manière cavalière avec laquelle l'entrepreneur agit, selon eux.

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Le droit acquis obtenu il y a plusieurs années pour la sablière située près du chemin des Chutes, à La Baie, pourrait bien empêcher les citoyens du secteur de pouvoir profiter à nouveau d'une certaine quiétude.

« Aujourd'hui, il y a des règles qui font en sorte qu'on ne peut pas mettre une sablière où l'on veut, mais certaines entreprises ont des droits acquis. C'est le cas de celle-là, qui a obtenu l'autorisation il y a des années », a affirmé le député de Dubuc Serge Simard, en entrevue téléphonique tard mardi soir.

Plus tôt, à la séance du conseil d'arrondissement de La Baie, les citoyens du secteur avaient demandé l'aide de leurs conseillers municipaux. Ceux-ci les ont en outre dirigés vers Serge Simard, le dossier relevant du provincial. La conseillère Martine Gauthier se promettait d'ailleurs d'appeler à son bureau à la première heure afin d'obtenir une réunion avec le député libéral.

« Je rencontrerai ces gens, assure Serge Simard. Nous allons voir quels sont les droits de ces citoyens. Je leur conseille aussi d'écrire au ministère de l'Environnement et au ministère des Ressources naturelles. Une sablière, ça concerne le ministère des Ressources naturelles. »

Serge Simard rappelle que cette carrière a énormément servi au moment du déluge puisque les entrepreneurs cherchaient du sable à proximité. « Maintenant, elle a des droits acquis », a-t-il mentionné, à chaud, lui qui retournait l'appel du Quotidien sur un autre dossier.

Ce sujet des droits acquis a été maintes fois discuté en conseil d'arrondissement. « On se pose beaucoup de questions sur le droit acquis que possède l'entrepreneur. Aussi, on veut savoir si son test de son était valide. Il n'arrive pas au même résultat que celui fait par la Ville », souligne Martine Gauthier. La ville a réalisé un test de son afin de mesurer le bruit qui émane de la carrière. Les résultats de ce test ne concordent pas avec les résultats du test des entrepreneurs, Carol et David Potvin, de Saint-Félix-d'Otis.

En quête de tranquillité

Les citoyens présents au conseil d'arrondissement n'entendaient pas à rire.

« Le train passe, cinq minutes après c'est un F-18, puis il y a toujours le bruit du concasseur. Il n'y a plus moyen d'aller sur notre terrain! Je me suis bâti là pour la tranquillité. J'ai vécu 36 ans à Québec. Avoir su, j'y serais resté; c'est pas mal plus tranquille en ville », affirme Gaston Simard.

Martine Gauthier a expliqué avoir eu vent de ce projet en juin et avoir immédiatement rencontré les entrepreneurs. Ceux-ci ont affirmé ne pas vouloir ouvrir la carrière, assure Mme Gauthier.

Martine Gauthier demande maintenant aux citoyens d'appeler le ministère de l'Environnement.

« Ce n'est pas le genre de projet que je trouve intéressant, affirme Martine Gauthier. Nous, on aurait jamais donné le permis. Le problème, c'est qu'ils ont un droit acquis au ministère. » La carrière créera deux emplois, soit ceux des deux entrepreneurs.

« Personne n'aurait acheté un terrain à 200 mètres d'une sablière exploitante! Je ne comprends pas que l'urbanisme ait accepté de dézoner ces terrains (en sachant qu'il y avait une sablière). Mes assiettes vibrent dans mes armoires », affirme le citoyen Yannick Gaudette.

Mises en demeure

Des citoyens ont également reçu des mises en demeure les enjoignant de ne plus se rendre sur les terrains de l'entreprise, où ils ont pris des photos et des vidéos pour démontrer que la sablière était bel et bien en opération. « Je ne sais pas quoi faire avec cela. Je me suis rendu sur les lieux comme porte-parole pour les gens du secteur. Ma femme y est allée aussi. Nous n'avons rien fait de mal! », affirme Gaston Simard.

Comme ultime tentative d'en venir à une solution, les citoyens songent également à un recours collectif contre Louis-Clément Tremblay, qui leur a vendu leurs terrains. C'est que M. Tremblay possédait aussi le terrain de la sablière inexploitante. « Lorsque j'ai acheté, c'était écrit dans mon contrat que j'entendrais des F-18. Pas une sablière! C'est un vice caché », affirme Gaston Simard.

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