Rémunération: le baccalauréat des infirmières reconnu

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Martine Côté, présidente du Syndicat des professionnels en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean affilié à la FIQ

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean reconnaît le baccalauréat des infirmières dans la politique de rémunération. Une décision que saluent les syndicats qui les représentent.

« Nous avions négocié une clause dans la convention collective en 2015, mais la direction l'interprétait de façon différente. Elle reconnaissait le baccalauréat en fonction des postes détenus en juillet, lors de la négociation, mais l'abolissait lorsqu'une personne changeait de poste. Lors d'une téléconférence ce matin (mardi), la directrice des soins infirmiers du CIUSSS a confirmé que le baccalauréat serait reconnu pour l'ensemble du personnel infirmier nonobstant le poste occupé », a expliqué Martine Côté, qui porte déjà le titre de présidente du Syndicat des professionnels en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean affilié à la FIQ.

Elle n'a pas été en mesure de chiffrer cette reconnaissance, mais estime qu'elle touchera 900 infirmières et infirmiers. Pour les personnes concernées, il s'agit d'une différence salariale de l'ordre de 0,40 $ à 1.20 $ l'heure.

Martine Côté rappelle que la mobilisation des membres qui ont participé à des manifestations a fait foi de tout dans ce dossier névralgique puisque le CIUSSS de la région était le seul au Québec à interpréter cette clause de cette façon pour les infirmières bachelières.

La SIISNEQ-CSQ, qui représente le personnel infirmier de l'hôpital de Jonquière, a de son côté salué cette décision de la direction du CIUSSS. La présidente Nathalie Savard a indiqué dans un communiqué que ce dossier était prioritaire pour le SIISNEQ-CSQ puisqu'il s'agissait d'une injustice pour les infirmières cliniciennes.

« Nous avons rencontré l'employeur au cours des derniers mois afin de lui faire valoir les arguments plaidant en faveur d'une telle reconnaissance. Nous nous réjouissons de voir que nos démarches ont finalement porté leurs fruits », indique Nathalie Savard.

Le SIISNE-CSQ souligne que pour bon nombre d'infirmières, l'obtention du baccalauréat nécessite des efforts considérables et qu'il était injuste de la part de l'employeur de les traiter de la sorte. Dans la majorité des cas, les infirmières complètent leur formation universitaire à temps partiel et doivent donc faire preuve de beaucoup de détermination pour concilier travail-étude et vie familiale.

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