Sensibilisation à la culture du viol au Cégep de Saint-Félicien

Le Comité des femmes était satisfait de la... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Le Comité des femmes était satisfait de la participation des étudiants à l'activité de sensibilisation sur la culture du viol.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

La violence sexuelle et la culture du viol ne sont pas les bienvenus au Cégep de Saint-Félicien. Une activité de sensibilisation a été organisée par le Comité des femmes pour informer les étudiants sur cet enjeu.

Pour bien amorcer la réflexion, le comité avait affiché tôt ce matin des affiches avec l'abréviation TDF pour « Toutes des folles ». Une campagne que l'on retrouve beaucoup à Saguenay. « Ç'a choqué des étudiants qui se sont demandé qui avait osé faire ça. Ils ont arraché des affiches, d'autres ont écrit "what the fuck" dessus. Nous avons atteint notre objectif, soit de déconstruire ce slogan dégradant qui représente une généralisation abusive en changeant TDF pour "Toutes des femmes" », a indiqué la professeure Sabrina Veillette.

Pour Camille Paradis, une étudiante membre du comité, cette activité était nécessaire. « Ça fait longtemps qu'on l'avait planifié, mais c'est certain que ce qui est arrivé dans des résidences à l'Université Laval nous a fait accélérer les choses. Il faut faire prendre conscience aux filles et aux gars que c'est la pression sociale et la fascination pour les standards de beauté qui nous a été inculquée quand on était jeunes. Ça nous amène à briser les stéréotypes et à parler du consentement et d'avoir du respect dans nos relations. Ce n'est pas seulement pour la sexualité, le consentement touche tout plein de choses comme de ne pas forcer une personne à boire de l'alcool ou à faire des gestes qui ne lui tentent pas lors de l'initiation », affirme-t-elle.

Dépendance affective

Au Cégep de Saint-Félicien, on ne dénote pas de problématique particulière de violence sexuelle. Par contre, certaines étudiantes consultent les professionnels sur leur relation de couple. « Ce que nous constatons au cégep, c'est que plusieurs filles ont une dépendance affective et se trouvent dans une relation de couple qui fonctionne mal. Il y a souvent une emprise et les filles disent qu'elle aime leur chum, mais ne se sente pas bien et malheureuse. Nous les écoutons, conseillons et référons selon la nature de la problématique. Nous faisons le suivi nécessaire pendant plusieurs semaines avec chacune d'entre elles selon les besoins », explique le travailleur social Luc Lapointe. Il mentionne qu'il peut rencontrer d'une à deux filles par mois.

À la place centrale du Cégep de Saint-Félicien, mardi, des dizaines de filles et quelques garçons ont discuté avec le personnel du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et le Centre de femmes La Source de Saint-Félicien. Ils ont regardé des reportages sur la culture du viol à des stations d'écoute. Ils pouvaient participer à un photomaton, lire des textes de journaux ou écrire sur une muraille.

Cette activité visait également à lancer la campagne « Ni viande ni objet » développée par le Cégep de Sherbrooke afin de sensibiliser et prévenir les violences à caractère sexuel. « Nous voulons mobiliser les étudiants à cet enjeu. Plus nous allons en parler, plus les choses vont changer. Il y a encore trop de banalisation », déplore l'enseignante.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer