Rejet des offres patronales à la Coopérative de solidarité

Les 90 employés du secteur Jonquière de la Coopérative de solidarité de... (Photo 123RF)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les 90 employés du secteur Jonquière de la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume du Saguenay ont rejeté à la majorité, jeudi, les offres patronales finales qui proposaient de leur retirer l'assurance collective dont ils bénéficient.

Réunis à la salle du Club des retraités d'Alcan, les travailleurs présents ont rejeté par un décompte de 38 à 28 les offres déposées au Syndicat québécois des employés de service (FTQ), section locale 298.

Selon Anie Potvin, conseillère syndicale, les discussions pour le renouvellement des deux conventions collectives qui régissent les travailleurs de Chicoutimi et Jonquière ont débuté en janvier dernier. Les travailleurs de Chicoutimi ont ratifié le projet de convention collective en mai, sauf que la situation est différente à Jonquière où les employés bénéficient d'une assurance collective.

«On n'a jamais eu le mandat de faire retirer l'assurance collective de la convention et pourtant l'employeur est arrivé avec ça en offre finale. Pour le moment, on continue les moyens de pression avec le port de chandails et la pose d'autocollants.»

Mme Potvin ajoute que le syndicat ne dispose pas de mandat de grève pour le moment, une situation qui pourrait être différente après le 2 novembre prochain, moment où se déroulera la prochaine séance de négociations prévue.

Interrogée afin de savoir ce qui pouvait motiver l'employeur à demander le retrait de l'assurance collective, Mme Potvin affirme qu'il semble vouloir niveler les conditions de travail par le bas en soutenant que les employés de Chicoutimi ne disposent pas d'un tel avantage dans leur convention collective.

Du côté de l'employeur, la directrice de la coopérative, Linda Bélanger, a confirmé que l'entente a été rejetée et qu'il n'y a pas d'entente sur le dossier de l'assurance collective. «On n'a pas trouvé le calcul mathématique pour en arriver à faire adopter la proposition par une majorité.»

Malgré le rejet de l'entente, Mme Bélanger affirme que le climat de travail et les relations sont encore bons avec les travailleurs concernés.

Elle explique que la coopérative ne souhaite pas imposer une baisse de la masse salariale globale, mais plutôt de l'augmenter. Elle ajoute que l'employeur souhaite traiter équitablement ses travailleurs de Chicoutimi et de Jonquière.

Les travailleurs de la coopérative offrent des services à domicile sous forme d'aide domestique pour l'entretien ménager, la préparation de repas, l'assistance à la vie quotidienne, l'accompagnement, le répit, et ce, à domicile et dans les grandes résidences privées. Environ 270 000 heures de services sont ainsi dispensées annuellement.

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