À cinq minutes de la mort

Le camelot du journal Le Quotidien, James-Michael Dooley,... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Le camelot du journal Le Quotidien, James-Michael Dooley, a fait une livraison spéciale à Pâquerette Lapierre.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

James-Michael Dooley, camelot du journal Le Quotidien, est devenu un héros, le 8 septembre. L'homme a sauvé la vie d'une dame d'Alma en lui livrant tout bonnement son journal. Ce jour-là, à 6 h 30 du matin, les routes de Pâquerette Lapierre et M. Dooley se sont croisées alors que la dame était bien mal en point. « C'est un sauveur pour moi. Il s'agit d'un homme fort. Je suis contente de l'avoir eu sur mon chemin. »

À son réveil, vers 5 h, la septuagénaire était aux prises avec un important mal de ventre. Elle était seule dans son logement. La dame souligne avoir perdu connaissance après avoir fait une hémorragie externe. Elle ne se souvient pas de la séquence des événements, mais se rappelle d'avoir crié « au secours » pendant de longues minutes. Le brave camelot a entendu ses cris de détresse aux environs de 6 h 30. 

« Le monsieur du journal Le Quotidien est arrivé. Je ne le voyais pas bien. Il m'a demandé ce que je faisais là et il a appelé le 9-1-1. Si je ne l'avais pas eu, je serais morte à l'heure qu'il est », témoigne la femme de 77 ans, qui a eu deux transfusions sanguines après avoir été conduite au centre hospitalier d'Alma. 

« Quand j'ai mis le journal dans la boîte près de la porte, celle-ci était entrouverte, ce qui était anormal, relate M. Dooley. Je l'ai entendu appeler madame, madame. J'ai répondu que c'était monsieur, monsieur. Je l'ai trouvée au comptoir de la salle de bain. Elle se tenait debout. (...) Elle était au bout de son sang et sa peau était très froide. Ses propos étaient incohérents », se remémore le camelot. 

« Ma mère a perdu la moitié de son sang. Quand je suis arrivé à l'hôpital, elle était confuse. J'ai su là-bas que c'est le monsieur du journal qui l'avait sauvée. Il lui restait encore environ cinq minutes à vivre, ou dix, tout au plus. Je ne sais même pas quoi dire et faire pour lui dire merci », partage Yves Boudreault, fils de Mme Lapierre.

Pâquerette Lapierre a séjourné à l'hôpital durant plus d'un mois. Après avoir obtenu son congé, elle a intégré une résidence pour personnes âgées d'Alma plutôt que de réintégrer son appartement. Elle s'adapte très bien à son nouveau milieu de vie. Son héros se promet de ne pas la perdre de vue et de lui rendre des visites à l'occasion. 

Le Quotidien a assisté aux retrouvailles de tout ce beau monde, quelques jours après que la dame soit sortie de l'hôpital. L'émotion était palpable.

« Il a appelé l'ambulance rapidement et c'est ça qui a fait la différence entre la vie et la mort. (...) Ce qui s'est passé le 8 septembre était un rendez-vous divin (...) Elle a encore beaucoup de choses à faire dans la vie. C'est pour ça que Michael était là cette journée-là, à cette heure-là, à cette minute-là pour lui sauver la vie. On a beaucoup de gratitude pour ça », mentionne en sanglots Juliana Bernier, l'épouse du bienfaiteur.

En attendant ses papiers

James-Michael Dooley livre le journal dans le secteur d'Alma. Il a pourtant été formé en tant que «Physician Assistant». Cette profession n'existe pas au Québec.

L'homme originaire du Michigan a travaillé dans l'armée américaine pendant douze ans. C'est à cette époque qu'il est devenu assistant-médecin.

Aux États-Unis, le rôle de ces gens est le même que celui des médecins, mais ils doivent être sous la tutelle d'un docteur. 

Ne pouvant pas exercer sa profession pour le moment dans la région, il se lève très tôt, chaque matin, pour livrer Le Quotidien

Originaire du Michigan, M. Dooley s'est installé dans une petite maison de campagne, à Saint-Augustin, il y a deux ans. Avant ce moment, il résidait en Californie avec son épouse Juliana Bernier, originaire de Roberval. 

Il affirme avoir obtenu son permis de travail et être en démarche pour faire transférer ses acquis au Québec. 

«Présentement, le gouvernement crée les super-infirmières, mais le métier de mon mari, c'est au-delà de ça. (...) Ses papiers sont à être transférés et nous sommes dans les procédures. Dans nos démarches, nous avons franchi toutes les étapes avec Immigration Canada et nous en sommes rendus avec Immigration Québec. Depuis que nous sommes de retour au Canada, Michael est retourné pratiquer en Californie dans une clinique amérindienne», mentionne sa conjointe Juliana.

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