À la mémoire de Thierry LeRoux

Les parents de Thierry LeRoux, Michel LeRoux et... (Photo Le Quotidien, René Bouchard)

Agrandir

Les parents de Thierry LeRoux, Michel LeRoux et Christine Peeters.

Photo Le Quotidien, René Bouchard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guillaume Pelletier

Guillaume Pelletier est journaliste pour Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche.

Le Quotidien

Les parents de Thierry LeRoux ont décidé de perpétuer la mémoire de leur fils en offrant un défibrillateur portatif au Collège d'Alma, vendredi, lors de la dernière partie locale de football des Jeannois. Une occasion parfaite, selon son père Michel, car «après sa copine et le métier de policier, le football a toujours été le troisième amour de Thierry».

Josée Ouellet, directrice générale du Collège d'Alma, a... (Photo Le Quotidien, René Bouchard) - image 1.0

Agrandir

Josée Ouellet, directrice générale du Collège d'Alma, a reçu le défibrillateur portatif des mains du père de Thierry LeRoux, Michel.

Photo Le Quotidien, René Bouchard

Le jeune policier, qui avait été abattu en devoir en février lors d'une intervention à Lac-Simon, en Abitibi, avait fait ses études en techniques policières au Collège d'Alma où il avait fièrement porté le numéro 85 des Jeannois durant deux saisons.

Michel LeRoux et Christine Peeters s'étaient vu offrir un défibrillateur par l'organisme Canada 911 Ride - Atlantic qui honore les premiers répondants décédés en devoir en offrant l'appareil à la famille des victimes. Un geste qu'a grandement apprécié M. LeRoux. «L'organisme a été d'un grand support. On a découvert que les premiers répondants sont une grande communauté quand un policier, un ambulancier ou un pompier décède en devoir. Il n'y a pas de couleur d'uniforme, de province ou de langue», explique fièrement M. Leroux.

Les parents tenaient à offrir l'appareil au collège après que l'entraîneur-chef des Jeannois, Mathieu Brassard, leur ait soumis l'idée. «Ici, c'est devenu la deuxième maison de Thierry. L'Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay-Lac-Saint-Jean sont deux régions proches et mon fils s'est toujours senti chez lui», avoue son père.

Deux amis de Thierry, Samuel Lamontagne et Alexandre Gauthier, qui sont également policiers, s'entendent pour dire que l'événement n'aurait pas pu être mieux choisi. «Avec Thierry, c'était toujours football. Sur le terrain, c'était football et en dehors, c'était football aussi. Il était un grand passionné des Patriots !», se souvient son ami Samuel, le sourire aux lèvres.

Pour son père, la décision de remettre le défibrillateur au collège permet de boucler la boucle dans la tragédie. «Quand on parlait de Thierry, on parlait toujours de sa passion pour la police et pour le football, avoue M. LeRoux. D'offrir une technologie qui permettra de sauver des vies, ça le représente bien. Il avait choisi d'offrir la sienne au service de la population.»

Une fondation bientôt sur pied

Des collègues de Thierry LeRoux, à Lac-Simon, qui tenaient également à lui rendre hommage, ont entrepris des démarches, cet été, pour mettre sur pied une fondation en mémoire du jeune homme. La fondation, qui vise à aider les communautés autochtones sur les volets éducatif et sportif, pourrait bientôt voir le jour selon M. LeRoux.

«Les papiers légaux sont remplis et nous avons très hâte de pouvoir officiellement ouvrir la fondation. On devrait bientôt pouvoir le faire, ça nous permettra d'aider, au nom de Thierry, des communautés qui ont besoin de support», explique-t-il.

Dans toutes les épreuves qu'il a connues depuis l'événement, M. LeRoux garde un message bien clair. «Les policiers sont souvent des mal-aimés, déplore-t-il. Si on pouvait changer l'opinion des gens à ce niveau, ce serait quelque chose de bien. Notre message n'a pas changé depuis le mois de février. On aimerait que ce qui est arrivé à notre fils puisse aider à changer les choses», avoue le paternel, ému. S'il avoue que la douleur sera toujours présente, M. LeRoux estime aujourd'hui être en mesure d'accepter la tragédie dont a été victime son fils et n'en veut pas à la communauté de Lac-Simon. 

«Une communauté n'est pas responsable des gestes d'un individu. J'espère que la fondation pourra aider des personnes qui en ont besoin afin que des gestes comme celui-ci ne se reproduisent plus», partage M. LeRoux, attristé, mais serein.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer