Josée Néron demande une enquête

La chef de l'ERD Josée Néron.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

La chef de l'ERD Josée Néron.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Josée Néron demande que lumière soit faite sur les allégations de l'ex-vérificatrice générale, Rina Zampieri. Elle dit avoir été la cible de pressions de la direction de la Ville et l'entourage du maire Jean Tremblay concernant la gestion du réseau routier et du parc immobilier.

Réagissant à la sortie de Mme Zampieri auprès de ses ex-collègues vérificateurs généraux, la chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) affirme qu'une enquête doit être menée afin de déterminer qui a pu se livrer à de telles pressions, un geste qu'elle assimile à de l'intimidation. Selon Mme Néron, le maire Tremblay banalise les actions qui ont été posées ainsi que la fonction de vérificatrice générale. « Je salue le courage de Mme Zampieri qui a dénoncé les pressions exercées sur elle, mais il faut rappeler que le travail de la vérification générale est particulier puisque la personne qui l'occupe a le devoir d'émettre une opinion impartiale, critique sur la gestion comptable de notre ville. C'est la seule qui a le devoir de critiquer la fonction publique ainsi que les élus. »

Elle déplore la culture d'intimidation qui existe au sein de l'hôtel de ville et dont a été victime non seulement Mme Zampieri, mais aussi certains citoyens. « Aux deux semaines, je reçois régulièrement de l'information d'employés de la ville, de retraités, citoyens siégeant sur des conseils d'administration et même des journalistes qui me disent avoir été l'objet d'intimidation. On me parle souvent de la garde rapprochée du maire qui leur dit que s'ils font telle chose, le maire ne sera pas content », affirme Mme Néron. Selon elle, le maire a le pouvoir de demander une enquête indépendante afin de trouver « qui en mène assez large » à l'hôtel de ville pour intimider des personnes. Selon elle, il en va de la protection de la fonction de VG et de la fonction publique et de son indépendance. 

Elle ajoute que lorsque le maire affirme qu'il n'est pas au courant des faits et gestes de son entourage, il s'agit de la même recette qui a été appliquée pour les cas de Fabien Hovington, Bernard Noël et Pierre Guillot. 

Nomination 

Mme Néron ajoute que la nomination du futur VG doit être faite à la suite d'un processus transparent avec la formation d'un comité composé de personnes crédibles capables d'évaluer des choix de personnes à la suite d'une offre d'emploi publique. Le choix de la personne doit être entériné à l'unanimité par le conseil de ville, ce qui lui donnera son caractère indépendant. Selon elle, le maire Tremblay prend un raccourci lorsqu'il affirme publiquement que c'est l'Assemblée nationale qui nomme le vérificateur général de la province.

Interrogée sur la possibilité que l'actuel VG par intérim, Alain Girard, puisse de nouveau occuper le poste, Mme Néron affirme qu'il faudra analyser attentivement la Loi sur les citées et villes qui dit à l'article 107 que le mandat d'un VG est d'une durée de sept ans et ne peut être renouvelé. M. Girard a déjà occupé un tel poste à Saguenay dans le passé.

La conseillère municipale Julie Dufour.... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

Agrandir

La conseillère municipale Julie Dufour.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Julie Dufour blâme le maire

La conseillère Julie Dufour accuse le maire Jean Tremblay de chercher à banaliser les propos de l'ancienne vérificatrice générale de Saguenay Rina Zampieri, qui a dénoncé « les pressions » qu'elle aurait subies de la part de certaines personnes haut placées de la ville alors qu'elle était en fonctions.

Le maire, dans Le Quotidien de vendredi matin, s'est montré surpris d'apprendre ces faits et a promis de mener une enquête pour déterminer qui pouvait avoir agi de la sorte.

« Ça fait maintenant un an que je m'efforce de protéger l'indépendance du bureau du VG et d'expliquer à la population son rôle névralgique pour une saine gestion de l'administration publique. 

Toutes démarches que j'ai entreprises et les actions que j'ai posées sont à cet effet ! Nous sommes à l'ère post Charbonneau ! La culture politique et nos pratiques sont à revoir », écrit la conseillère indépendante sur sa page Facebook. 

« Même si ce genre de pression politique était toléré avant, nous devons aujourd'hui la dénoncer haut et fort. C'est INNACCEPTABLE. Je salue le courage de Mme Zampieri de dévoiler ce qu'elle a vécu. Je peux imaginer la situation inconfortable dans laquelle elle a été placée. Mais la seule personne à blâmer, c'est Jean Tremblay. Il a tenté une fois de trop d'outrepasser son pouvoir, poursuit-elle. Maintenant que le maire est au courant, il banalise les allégations de Mme Zampieri concernant les pressions ''internes'' dont elle aurait été la cible. C'est un geste grave de tenter d'influencer un bureau de vérificateur général. » 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer