Vive opposition au recteur de l'UQAC

Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi,... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Martin Gauthier

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Martin Gauthier, fait face à une fronde historique. Une écrasante majorité d'employés regroupés dans les trois syndicats de l'établissement ont dit non à son renouvellement de mandat dans le cadre d'un référendum mené au cours des derniers jours et dont les résultats ont été compilés vendredi matin.

C'est au sein du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAC que l'opposition au recteur est la plus significative. Selon le président Gilles Imbeault, 81,5 % des répondants ont dit non. « La question est simple. Êtes-vous en faveur du renouvellement du mandat du recteur Martin Gauthier ? », a rappelé le président du syndicat.

Les deux groupes d'employés de soutien et de bureau, membres du SCFP, ont également rejeté massivement la candidature du recteur qui souhaite obtenir un renouvellement de mandat. Dans ces deux groupes, les proportions de rejet sont les mêmes alors que 66 membres de ce syndicat ont voté contre Martin Gauthier et 33 pour lui accorder un second mandat.

Le vote chez les chargés de cours a également donné une bonne idée du rejet de la candidature du recteur. Dans ce groupe, 87 chargés de cours ont voté contre le renouvellement alors que 17 ont voté en faveur. La participation au vote a été moindre au sein de ce syndicat pour des raisons assez simples. Plusieurs membres de ce groupe travaillent de façon très occasionnelle à l'UQAC en donnant un cours par session et même par année dans certains cas.

« C'est historique comme situation », a insisté le président du syndicat des professeurs qui enseigne à l'UQAC depuis le milieu des années 1970. Il considère que ce référendum confirme dans un premier temps les résultats d'un sondage menés auprès des membres du syndicat ainsi que les bruits de corridor qui circulent depuis la nomination de Martin Gauthier.

Le syndicat ne peut comparer les résultats actuels avec le passé puisqu'il s'agissait d'un premier scrutin de cette nature dans les murs de l'UQAC. Gilles Imbeault a toutefois en mémoire les différentes époques sous des recteurs différents et ne se rappelle pas un taux d'insatisfaction aussi élevé, et ce, sur une longue période.

« Il y a eu la démission du recteur Laforge au début des années 1980. Elle avait été provoquée par l'embauche d'un vice-recteur qui avait provoqué une crise majeure. Pendant le rectorat de Michel Belley, les professeurs étaient satisfaits. La situation s'est détériorée au Printemps érable et, surtout, les professeurs lui en veulent d'avoir fait en sorte de faire nommer Martin Gauthier pour le remplacer. La situation actuelle est vraiment historique pour l'UQAC. Nous avons fait parvenir les résultats à l'Université du Québec qui s'occupe du renouvellement de mandat ainsi qu'au conseil d'administration de l'UQAC », reprend Gilles Imbeault.

« Au départ, enchaîne le syndicaliste, il s'agissait uniquement de ce que nous appelons des rumeurs de corridors quant à l'insatisfaction du corps professoral et des employés. On a voulu vérifier avec notre sondage et les rumeurs ont été confirmées. Après, on voulait vraiment savoir si les gens considéraient que le recteur actuel méritait un nouveau mandat avec une question très simple. La réponse est aussi assez claire et il n'y a pas place à interprétation. »

Le syndicat des professeurs doit tenir une assemblée générale au cours des prochains jours afin de prendre position sur la suite des choses. Il n'est pas impossible que le syndicat en arrive à demander le départ du recteur au réseau ou tout simplement de ne pas renouveler son mandat. Gilles Imbeault a refusé de spéculer sur ce qu'il sortira de cette assemblée générale.

Le recteur Martin Gauthier n'a pas réagi aux résultats de ces sondages qui le placent en situation délicate alors qu'il débute la procédure de renouvellement de son mandat. La porte-parole de l'UQAC, Marie-Karlynn Laflamme, a indiqué au Quotidien qu'en raison de cette procédure de renouvellement en cours, il revenait au réseau de l'UQ de répondre aux questions concernant ces référendums locaux.

De son côté, la directrice des communications de l'Université du Québec, Valérie Reuillard, a déclaré au Quotidien que le réseau allait considérer dans le renouvellement de mandat du recteur la consultation officielle qu'elle réalisera auprès des différents groupes de la communauté universitaire. Elle rappelle que les syndicats constituent l'un des groupes concernés et qu'il y en a d'autres comme les cadres.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer