Serge Simard obligé de s'excuser

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Serge Simard

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Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, a dû s'excuser pour avoir déclaré que la jeune femme qui a dénoncé une agression sexuelle avait pu errer dans l'identification de son collègue.

En point de presse, jeudi matin, M. Simard a soutenu que l'allégeance politique du député présumé agresseur n'était pas certaine. Le tout s'est déroulé avant le retrait de Gerry Sklavounos du caucus libéral. 

« Vous avez bien dit : "Il semble [que ce soit un député libéral]", a répondu M. Simard à la question d'un journaliste. On demande très souvent à quelqu'un : "C'est quoi le nom de ton maire ? ", et il ne le sait le pas. » Il a ajouté : « Je ne sais pas si elle sait que c'est un... » sans finir sa phrase.

En Chambre, la députée péquiste Mireille Jean, porte-parole en matière de condition féminine, a demandé au premier ministre s'il endossait les propos de son député. 

« Tenter de discréditer une victime, c'est ignoble, et ça peut décourager les autres qui voudraient briser le silence, a lancé Mme Jean. Ces propos sont inacceptables, surtout venant d'un élu. »

Même attaque de la caquiste Nathalie Roy. « Ça banalise les dénonciations d'agression sexuelle, ce qui vient de se produire », a-t-elle déploré. 

Le premier ministre Philippe Couillard a alors promis que M. Simard aurait « l'occasion très rapidement de s'entretenir avec les médias et de clarifier ses propos ».

Peu après la période de questions, le député de Dubuc s'est présenté devant les journalistes pour une déclaration, accompagnée d'une attachée de presse qui s'est assurée qu'il ne réponde à aucune question.

« Je veux m'excuser auprès des gens que j'ai pu offenser par rapport à mes propos, a dit M. Simard. Je ne veux surtout pas banaliser ce qui s'est passé. C'est extrêmement grave. »

Situation banalisée

La solidaire Manon Massé estime que le député de Dubuc a effectivement banalisé la situation. 

« C'est dire : "Au fond, on n'est pas obligé de la croire, cette fille-là, puisque la majorité du monde ne reconnaît même pas leur maire" », a affirmé Mme Massé.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a qualifié les commentaires de M. Simard de « propos vraiment déplorables ».

En milieu d'après-midi, la ministre David a annoncé la tenue de quatre journées de réflexion avec les partenaires du réseau de l'enseignement supérieur sur les meilleures façons de contrer les violences à caractère sexuel. 

« Nous désirons développer des balises et des pratiques communes qui seront enchâssées dans une politique-cadre ou une loi-cadre », a-t-elle déclaré.

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