Les taxes foncières agricoles au coeur des discussions

Yvon Simard, ex-président régional l'Union des producteur agricoles... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Yvon Simard, ex-président régional l'Union des producteur agricoles (UPA), et Marcel Groleau, président général de l'UPA

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Les producteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean demandent la réévaluation du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) annoncé par le gouvernement du Québec. Le 86e congrès annuel de la Fédération de l'UPA de la région a aussi été l'occasion pour Yvon Simard de céder sa place de président à Mario Théberge, producteur de lait de Normandin.

La journée avait lieu sous le thème « C'est une question d'équilibre ». Le bien-être humain a été abordé tout au long des échanges. Les producteurs se sont également entendus pour ne pas acheter ni semer de luzerne génétiquement modifiée.

Pour le monde agricole, les paramètres du PCTFA sont inadmissibles. Il considère que les changements proposés auront pour effet d'augmenter de 30 à 40% la facture qu'ils assument, et ce, dès 2017.

« Cette réforme ne corrige pas les problèmes liés au fait que les municipalités sont encouragées à faire porter le plus de coût possible sur le foncier agricole plutôt que sur d'autres volets de la taxation municipale. Nous demandons le report d'un an de ce programme-là et nous souhaitons nous asseoir avec le gouvernement pour trouver des solutions durables. Nous souhaitons qu'il soit plus simple à administrer. On est d'accord avec les objectifs, mais on n'est pas d'accord avec la façon dont ça se fait cette année », affirme Marcel Groleau, président général de l'UPA.

Écoute difficile

« L'écoute gouvernementale est très difficile sur le plan régional. On est toujours à se battre et on sent que l'on n'a pas d'écoute. Juste le fait de nous mettre un Sommet sur l'alimentation pour une politique en 2018, c'est comme pas nous reconnaître. C'est frustrant comme président régional de se buter toujours à ça », ajoute Yvon Simard, président sortant de la section régionale. 

Levier économique

L'UPA demande au gouvernement d'identifier l'agroalimentaire en tant que levier économique. « Nous sommes un secteur qui peut contribuer à la relance de l'économie du Québec », poursuit M. Groleau.  

« Pour chaque dollar investi, c'est en agriculture que l'on crée le plus d'emplois. Ça, c'est démontré! Lorsque l'on investit en agriculture, on crée des emplois en région et c'est dans les régions que l'on retrouve les plus grands problèmes au niveau du développement économique.» 

Les producteurs demandent à Québec de mettre en place des programmes de partage des risques et de sécurité du revenu qui vont relancer l'investissement sur les fermes afin de faire contribuer l'agriculture et l'agroalimentaire au développement de l'économie.

« L'Ontario s'est doté d'une stratégie agroalimentaire. Actuellement, on sent très clairement que ces producteurs sont encouragés. Ici, on piétine parce que l'on n'a pas de signal clair de l'État sur son intention d'utiliser le secteur agroalimentaire comme levier économique», termine Marcel Groleau.

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