Il agresse des enfants pendant 11 ans

Le Jonquiérois Alain Racine écope une peine totale de 66 mois de pénitencier... (123rf)

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Le Jonquiérois Alain Racine écope une peine totale de 66 mois de pénitencier pour avoir agressé sexuellement de cinq jeunes victimes, dont deux sur une période de 11 ans.

L'individu de 47 ans du secteur Saint-Jean Eudes, à Jonquière, a plaidé coupable à des accusations d'agressions sexuelles et d'action indécente (commise à Alma en juin 2016).

Mercredi après-midi, Me Sébastien Vallée, du ministère public, et Me Gitane Smith, du bureau de l'Aide juridique de Jonquière, ont soumis une suggestion commune au juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

Entre 1987 et 1998, Racine a commis de nombreuses agressions sexuelles sur des enfants âgés de 3 à 18 ans. Deux des victimes ont subi les assauts du prédateur durant 11 années.

Le pédophile savait comment approcher ses victimes, en leur offrant des récompenses et plus tard de l'alcool et des stupéfiants. Il a commis ses actes à Jonquière, Chicoutimi et Montréal.

Le magistrat a entériné la recommandation des procureurs, surtout qu'il avait déjà inscrit, dans son dossier, un seuil plancher et il n'avait aucunement l'intention d'aller sous ce seuil.

«Mais je n'ai pas besoin d'en tenir compte, car les avocats sont allés au-delà de ce que j'avais écrit. J'ai lu le rapport présentenciel et l'évaluation sexologique. Et c'est très négatif. Vous apparaissez comme un homme égoïste, où il y a juste les choses qui vous concernent qui sont importantes. Vous n'avez aucune empathie, vous vous dites victimes, vous vous déresponsabilisez, vous minimisez les gestes. Les rapports ne sont pas très reluisants», a exprimé le juge Hudon, qui aurait été prêt à écouter une requête pour le déclarer délinquant à contrôler ou délinquant dangereux.

Durant sa plaidoirie, Me Vallée a démontré que le seul facteur atténuant au dossier était le plaidoyer de culpabilité, car il avait évité aux victimes de venir raconter l'enfer qu'ils ont vécu.

facteurs aggravants

«Mais il y a plusieurs facteurs aggravants. L'accusé minimise les gestes. Il a fait plusieurs victimes, qui étaient des enfants. Il ne démontre aucune empathie. L'accusé prétend qu'il n'était pas capable de dire non. Il donnait de la drogue en échange de faveurs sexuelles. Il ne semble pas avoir saisi ce qu'il a fait. Il faut dénoncer ces crimes, dire qu'ils ne seront pas tolérés», mentionne le procureur de la Couronne.

«En plus, deux des victimes ont de la difficulté avec la consommation de stupéfiants et ont eu des démêlés judiciaires. Je ne dis pas que c'est uniquement en raison de ces événements, mais il est possible qu'il y ait un lien. La seule option est d'isoler l'accusé en espérant que la détention portera ses fruits et qu'il en profitera pour faire des démarches afin de s'aider», ajoute Me Vallée.

En défense, Me Smith convient que le dossier n'est pas très sympathique, mais ajoute que son client souffre de distorsion cognitive et d'immaturité.

«Durant toutes ces années, il n'a pas suivi de thérapie pour venir à bout de sa problématique de consommation ni sur l'aspect sexuel. Mais aujourd'hui, il s'aperçoit qu'il a besoin d'aide et se rend compte que ce qu'il a fait n'avait aucun sens», dit-elle.

À la peine de 66 mois, le tribunal retranche la détention préventive de six mois à la suite de son arrestation en juin dernier. À ce moment, il a commis une action indécente. Il a été pris dans une relation sexuelle avec un jeune homme dans une voiture, à la vue du public.

À sa sortie du pénitencier, Racine ne pourra utiliser Internet, sauf pour payer ses comptes ou pour se trouver un emploi et ne pourra être près de jeunes pour une période de 10 ans. Il sera inscrit au registre des délinquants sexuels à vie et devra fournir un échantillon d'ADN.

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