Le père de la famille syrienne déjà au travail

Habib Jarboue est reconnaissant qu'Alain Bilodeau lui ait... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Habib Jarboue est reconnaissant qu'Alain Bilodeau lui ait offert un emploi.

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Louis Potvin
Le Quotidien

La famille syrienne parrainée par le premier ministre Philippe Couillard et sa conjointe Suzanne Pilote se trouve très bien à Saint-Félicien. Le père, Habib Jarboue, est très heureux d'avoir décroché un travail chez JAMEC à Normandin.

«Nous avons reçu un accueil merveilleux et notre intégration se fait bien. Je ne trouve pas facile d'apprendre le français. Mes enfants progressent très rapidement. Je ne comprends pas quand ils parlent avec des amis. Les enfants apprennent trop vite. J'aimerais être un enfant», lance-t-il en riant.

Le père de famille commence à se débrouiller en français. Il comprend ce qu'on lui dit, mais a encore de la difficulté à formuler des phrases. Lorsque Le Quotidien l'a rencontré, la communication se faisait en français et par signes.

Arrivé avec sa femme Rania, sa fille Sonar et son garçon Wafa en février, Habib tient à être discret. Il ne veut pas trop parler aux médias et raconter son exil. «Nous sommes heureux d'avoir réussi à sortir du pays et de pouvoir vivre en sécurité au Canada», mentionne-t-il.

Le sourire aux lèvres, il semble très heureux d'avoir décroché un travail. Il est reconnaissant qu'Alain Bilodeau lui ait donné cette chance. Habib Jarboue était menuisier et a travaillé aussi sur des appareils dans le domaine agricole. «C'est une très bonne personne travaillante et minutieuse. Il a commencé à la salle de peinture, mais comme il a des connaissances en ''machinage'', on va voir s'il pourrait être utile dans l'atelier. Je suis satisfait et heureux de pouvoir lui donner cette opportunité», mentionne le propriétaire.

Il travaille chez JAMEC depuis trois semaines et s'y sent bien. «Je suis content d'avoir un travail. C'était important pour moi. Pas habitué de rester à la maison.»

L'homme de 40 ans semble avoir un bon sens de l'humour. On sent qu'il a hâte d'améliorer son français pour mieux communiquer. Il continue à suivre des cours avec sa femme. Les enfants qui sont intégrés dans une école primaire progressent à pas de géant.

La famille Jarboue habitait à Maharda, près de Halfaya. Elle est de religion orthodoxe et s'accommode très bien de la religion catholique. Ils vont régulièrement à l'église de Saint-Félicien.

Le rêve de M. Jarboue? Être en mesure de faire venir des membres de sa famille, dont son père et sa mère. «Nous avons entrepris les démarches et amassons de l'argent.»

L'entreprise doit composer avec un manque de main-d'oeuvre... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 2.0

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L'entreprise doit composer avec un manque de main-d'oeuvre alors qu'elle a le vent dans les voiles.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

JAMEC manque de main-d'oeuvre

JAMEC de Nomandin a le vent dans les voiles, mais doit composer avec un manque de main-d'oeuvre.

«C'est très difficile de combler nos besoins. Nous aurions besoin d'au moins dix personnes, des soudeurs et des machinistes. C'est même rendu difficile de virer à deux chiffes», mentionne le président de cette compagnie spécialisé dans la fabrication d'équipements forestiers et de postes de travail adaptés, Alain Bilodeau.

L'entreprise qui réalise des contrats un peu partout au pays déploie des équipes pour installer des équipements dans les usines tout en s'assurant que la fabrication roule bien à son usine de Normandin. «Ce sont des métiers qui attirent moins, pourtant il y a beaucoup de travail. Au centre de formation à Dolbeau-Mistassini, il sort une dizaine [de finissants] par année alors qu'il y a quelques années, il y en avait plus de 30. On met beaucoup d'énergie dans ceux qu'on engage pour bien les former et s'assurer qu'ils soient bien et reste dans l'entreprise. Nos employés sont ce qu'il y a de plus précieux», indique celui qui dirige jusqu'à 80 travailleurs.

Ce manque de main-d'oeuvre ne cause pas de problème majeur pour l'instant. Par contre, l'entrepreneur songe à des stratégies qu'il va annoncer dans quelques mois.

Contrats importants

L'entreprise vient de décrocher deux importants contrats. Le premier consiste à refaire les postes de travail d'un important joueur de l'industrie forestière en Colombie-Britannique avec le concept 5S Solution. Aussi, elle vient de signer un contrat pour réaliser des équipements pour une usine de transformation de bois de Forex Amos. «Notre expertise est de plus en plus connue et reconnue à travers le Canada. Ce sont deux contrats qui vont nous occuper énormément au cours des prochains mois», signale Alain Bilodeau.

En parallèle, un représentant de la compagnie sera à Dubaï en novembre pour participer à un salon sur la transformation de l'aluminium. «Nous pensons être en mesure de décrocher des contrats avec notre système 5S Solution, car c'est facile à exporter. J'ai bien hâte de voir les résultats.»

Relève

Pour assurer la relève, Alain Bilodeau a vendu des actions de son entreprise à quatre employés qui l'épaule depuis plusieurs années, soit Éric Cloutier, Marc Cloutier, Gino Jobin et Pierre Gobeil. «C'est un processus qui va s'échelonner sur quelques années. Je tenais à le faire et impliquer mes employés pour conserver et assurer le futur de l'entreprise», a-t-il révélé.

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