Santé et sécurité: la CSN réclame une révision de la loi

Guy Lorion, vice-président de la Fédération de la... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Guy Lorion, vice-président de la Fédération de la Santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Guy Gingras, responsable politique du dossier, Jean Lacharité, vicce-président de la CSN, et Louise Gauthier, agente de liaison au conseil central CSN, ont procédé au lancement de la Semaine de la santé et sécurité du travail qui a lieu jusqu'au 22 octobre.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

En cette Semaine nationale de la santé et de la sécurité au travail, la CSN souhaite qu'une révision de la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST) soit effectuée pour inclure les travailleurs de l'appareil gouvernemental en matière de prévention.

Lors d'une conférence de presse tenue en compagnie de Guy Lorion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Guy Gingras, responsable politique de ce dossier pour le Conseil central, et Louise Gauthier, agente de liaison au conseil central, Jean Lacharité, vice-président de la CSN, a rappelé que l'an dernier, 196 personnes ont perdu la vie dans le cadre de leur emploi (une hausse de 32), et que chaque jour, 224 accidents de travail surviennent à travers toute la province. «On ne peut tomber malade en travaillant et encore moins se tuer. Il faut continuer de sensibiliser le patronat à la nécessité de faire de la prévention en milieu de travail. Il est probablement impossible d'arriver à zéro accident, mais on doit arriver à l'élimination des dangers à la source», a expliqué M. Lacharité.

Ce dernier a rappelé qu'en 1979, la LSST a été adoptée et n'a jamais été revue dans son application. «On avait appliqué la philosophie de prévention dans certains milieux de travail parmi les plus dangereux comme les mines, la sidérurgie, la chimie, etc., afin qu'il y ait formation de comités de santé-sécurité, des programmes de prévention en santé, l'élection d'un représentant à la prévention, mais lorsqu'il a été question d'appliquer la loi au groupe trois, soit l'appareil gouvernemental, il y a refus de l'intégrer. Il n'y a que 20% des travailleurs qui sont couverts par les mécanismes de prévention prévus à la loi», affirme M. Lacharité.

Pour sa part, Mme Gauthier a mentionné que depuis la création du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), les travailleurs interpellent de plus en plus leur syndicat au sujet de retards dans la transmission de certaines données, ce qui crée des retards dans le traitement des dossiers. Des hausses d'expertises médicales, des interpellations de médecins traitants pour des assignations à des travaux légers et la banalisation de dénonciations de clientèles dangereuses dans les établissements constituent d'autres phénomènes en hausse. 

Au cours des prochains jours, les représentants syndicaux profiteront de cette semaine thématique pour visiter certains lieux de travail pendant les pauses-café. Lundi après-midi, une visite a eu lieu à la prison de Roberval pour rencontrer les agents correctionnels.

Par ailleurs, c'est le 31 décembre que le comité restreint du Comité consultatif paritaire en santé et sécurité déposera son rapport concernant la révision de la loi sur la santé et sécurité du travail. M. Lacharité a mentionné que le comité restreint a été formé pour tenter de déposer des recommandations communes dans un contexte où il est difficile d'en arriver à des consensus. Ce comité a été formé par l'ex-ministre Sam Hamad et fait suite à un projet de loi déposé en 2011 et mort au feuilleton de l'Assemblée nationale. Il contenait 36 mesures.

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