Louis Prévost est le nouveau directeur du Séminaire

Louis Prévost a quitté la direction de l'usine... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Louis Prévost a quitté la direction de l'usine de fluorure de Rio Tinto pour prendre les commandes du Séminaire de Chicoutimi.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Depuis le 6 juin dernier, le Séminaire de Chicoutimi est dirigé par un nouveau directeur général avec la nomination de Louis Prévost. Cet ingénieur mécanique de 48 ans a décidé de faire prendre un virage radical à sa carrière, au printemps dernier, en quittant son poste de directeur de l'usine de fluorure chez Rio Tinto Alcan pour oeuvrer dans le monde l'éducation.

Originaire du quartier Murdock à Chicoutimi, M. Prévost a fréquenté le Séminaire pendant ses études secondaires avant d'embrasser sa carrière d'ingénieur chez Hydro-Québec sur des projets de construction de barrage, d'oeuvrer pendant dix ans à l'usine de pâtes et papiers Belgo de Shawinigan et de poursuivre chez Rio Tinto Alcan en 2005, où il est devenu directeur d'usine.

Invité à expliquer son cheminement de carrière, M. Prévost affirme qu'il n'était pas à la recherche d'un nouvel emploi même si, à l'approche de la cinquantaine, il a songé vaguement à oeuvrer dans le secteur de l'éducation ou même à devenir dirigeant d'un garage de véhicules de luxe.

Les circonstances de la vie auront fait le choix pour lui. «Au cours du mois de janvier 2016, je suis devenu membre du conseil d'administration du Cégep de Chicoutimi. À la demande de la directrice Denise Blanchette, j'ai siégé au sein du comité exécutif et rempli certains mandats, dont la direction du comité de sélection du futur directeur des études. Je n'étais pas perdu là-dedans», avoue-t-il.

Au printemps dernier, un chasseur de tête et ami de jeunesse astucieux le contacte pour savoir s'il ne connaîtrait pas quelqu'un pouvant assumer la tâche de directeur du Séminaire, «quelqu'un comme toi», lui affirme son interlocuteur.

Son intérêt pour le milieu de l'éducation, ses études passées au Séminaire, ses qualités de bon sportif et d'ex-professeur de tennis le portent à informer son ami chasseur de têtes qu'il serait intéressé à postuler. «Le travail accompli chez RTA où nous sommes constamment mis au défi, appelés à nous projeter en avant et en constant apprentissage a été une très bonne école. Le fait que j'aie eu à gérer des ressources humaines et à procéder à de nombreuses embauches m'a incité à postuler. Je suis prêt pour relever un gros défi avec une pleine autonomie», témoigne-t-il.

Le défi est d'autant plus intéressant que M. Prévost a constaté depuis son embauche la présence de personnel et d'enseignants pleinement engagés dans la mission éducative de cette institution privée, sans compter une clientèle étudiante intéressante appuyée des parents.

M. Prévost assume la direction générale du Séminaire de Chicoutimi comme étant un milieu de croissance, un peu comme dans une usine. «Nous avons la responsabilité de former des gens compétents, créatifs dans tous les milieux où ils oeuvrent.» Ce défi est d'autant plus important que l'école publique est devenue elle aussi meilleure, ce qui incite à innover encore davantage afin d'attirer les jeunes au secteur privé, conclut M. Prévost.

Le creux de la vague atteint

Après huit années de baisse du nombre d'inscriptions, la direction du Séminaire de Chicoutimi croit que le creux de la vague a été atteint, puisque le nombre d'élèves a connu une augmentation de 25 en septembre dernier, ce qui porte à 500 le nombre d'étudiants, lesquels sont divisés dans une quinzaine de classes. Dans les meilleures années, le Séminaire a déjà compté 1000 étudiants.

Nouvellement nommé à la tête du Séminaire, Louis Prévost ne s'attribue pas la hausse du nombre d'inscriptions, mais s'engage à poursuivre sur la lancée. «Dans le cadre de notre planification stratégique, on se donne pour objectif de monter à 20 classes d'ici cinq ans, soit quatre classes par niveau», explique M. Prévost.

Effectuant un regard sur le passé, M. Prévost reconnaît que la fusion entre le Séminaire et le Lycée du Saguenay n'a pas été facile. L'agrandissement du gymnase et de la cafétéria, la construction de nouvelles classes, les différences de philosophie et les changements fréquents de direction générale ont laissé des traces.

Pour attirer une nouvelle clientèle étudiante, la direction entend poursuivre le développement des concentrations axées sur le sport, la culture, les arts, sans affecter le nombre d'heures d'enseignement dispensées. Au niveau culturel, les étudiants ont maintenant accès au local Lez arts, un lieu de promotion des arts où sont laissés de côté les téléphones cellulaires et les tablettes afin de favoriser les échanges interpersonnels. Dans ce local, on trouve un comptoir où sont servis du popcorn, des barbotines à base de jus de pommes et autres aliments, une mini-scène, etc. Des spectacles musicaux y sont présentés, on peut y jouer à des jeux de société. Le lieu est déjà très fréquenté.

L'aménagement d'un laboratoire de langue, où les jeunes peuvent pratiquer leur anglais en présence de parents bénévoles sans se faire corriger afin de leur permettre de mettre de côté la gêne, une nouvelle salle de conditionnement physique ainsi que l'aménagement, bientôt, d'un parc de planche à roulettes intérieur au sous-sol, constituent d'autres initiatives destinées à répondre aux besoins.

M. Prévost affirme que son objectif est de travailler à augmenter le rayonnement du Séminaire de Chicoutimi et à sa reconnaissance par la communauté. «J'embarque dans un bateau qui a déjà le vent dans les voiles», conclut toutefois M. Prévost.

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