Une visite au site d'enfouissement qui attire

La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean... (Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard)

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La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean a organisé une visite guidée du lieu d'enfouissement technique (LET) d'Hébertville-Station, samedi.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Deux ans après son ouverture, le Lieu d'enfouissement technique (LET) d'Hébertville-Station a ouvert ses portes aux médias et au public, samedi. Les citoyens ont pu visiter le site où quelque 2,1 millions de tonnes métriques de déchets seront enfouies au cours des prochaines années.

Le LET, accessible par le rang 9 depuis l'autoroute 70, entre Saint-Bruno et Larouche, a été conçu pour accueillir et traiter les matières résiduelles de 36 municipalités du Lac-Saint-Jean et de la communauté de Mashteuiatsh. L'automne dernier, une entente a été conclue avec la MRC-du-Fjord du Saguenay et la Ville de Saguenay. En 2017, le site d'enfouissement de Chicoutimi aura atteint sa pleine capacité. Dès la fin de l'année prochaine, les déchets seront donc acheminés vers le Lac.

Actuellement, le LET d'Hébertville-Station reçoit environ 55 000 tonnes d'ordures par année. L'ajout de 14 municipalités à l'entente initiale fera augmenter le tonnage annuel à 160 000. Comme le décret de tonnage accordé à la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean, mandataire du LET, était de 70 000 et qu'il devra passer à 200 000, une demande d'autorisation a été soumise au ministère de l'Environnement. Le processus d'évaluation devrait se solder par l'agrandissement du site pour janvier 2020. La durée de vie du LET est estimée à 42 ans (calculs basés sur l'enfouissement de 200 000 tonnes de déchets par année). L'autorisation initiale visait l'aménagement de 13 cellules d'enfouissement. Ce nombre devra être accru. Une quatrième cellule est en cours d'aménagement. Une fois remplies à pleine capacité, les cellules sont scellées, puis recouvertes de végétation.

Le directeur général de la Régie des matières... (Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard) - image 2.0

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Le directeur général de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean, Guy Ouellet, a accueilli les visiteurs, samedi.

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Haute technologie

L'objectif de la visite était de montrer au public qu'un lieu d'enfouissement technique n'est pas un dépotoir à ciel ouvert, comme le pensent encore de nombreux citoyens.

Les visiteurs ont d'abord pu découvrir le tout nouveau pavillon d'accueil du LET, ultra moderne. À bord d'un autobus, ils se sont ensuite rendus tout près des cellules d'enfouissement, où des amoncellements d'ordures sont visibles depuis la route et où l'odeur est franchement nauséabonde. Le responsable de la visite a démontré comment les employés du LET utilisent des fusées pour effaroucher les goélands qui volent à proximité. Les oiseaux ne pouvant être tués ou chassés, ces outils permettent de les empêcher de s'alimenter à même les vidanges et de casser leur cycle. La RMR, tout comme les autres exploitants de lieux d'enfouissement au Québec, est soumise à des normes très strictes en matière de gestion de la vermine. Les animaux n'ont pas leur place près des déchets.

Le LET d'Hébertville-Station figure parmi la trentaine de sites aménagés en province avec des techniques de pointe qui respectent les normes environnementales. Ainsi, d'épaisses membranes recouvrant le sol des cellules, soudées entre elles et recouvertes de sable, empêchent la contamination des sols environnants. L'eau contaminée, le lixiviat, est acheminée dans un bassin d'accumulation avant d'être récupérée et traitée, puis rejetée dans un ruisseau. L'aménagement du LET d'Hébertville-Station a nécessité des investissements évalués à environ 50 millions$. La construction de chaque cellule d'enfouissement coûte environ 1 million$ et les contrats sont accordés par appels d'offres publics. C'est l'entreprise Alfred Boivin qui a obtenu le plus récent contrat, a signifié le directeur général de la RMR, Guy Ouellet.

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