Pas de thérapie fermée pour le voleur à la hache

Jimmy Tremblay-Ouellet n'ira pas en thérapie notamment en... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jimmy Tremblay-Ouellet n'ira pas en thérapie notamment en raison de la gravité de ses crimes et de ses antécédents et du fait qu'il risque une peine d'emprisonnement importante.

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Jimmy Tremblay-Ouellet demeurera à l'ombre. Le tribunal a refusé l'offre de la défense d'envoyer le braqueur à la hache en thérapie fermée pour une période de trois mois.

Le juge estime que le risque de récidive est trop élevé et que le public pourrait perdre confiance en l'administration de la justice.

L'individu de 27 ans a subi son enquête de remise en liberté, vendredi, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.

Tremblay-Ouellet a braqué la pharmacie Jean-Coutu, de Chicoutimi-Nord, le 24 septembre. Il a exigé divers médicaments avec une hache dans ses mains. Et le lendemain, il a tenté de briser la fenêtre du service à l'auto de la même pharmacie afin de s'emparer d'autres médicaments. Devant l'échec, il s'est dirigé vers le dépanneur l'Étoile du Nord où il a dérobé 800$ en argent.

Il a ensuite pris la fuite et a été arrêté plusieurs minutes plus tard par les policiers de Saguenay dans le secteur Saint-Jean-Eudes, où lui et sa conjointe avaient tenté de se cacher dans un boisé.

Me Charles Cantin, en défense, a bien tenté de permettre à son client de bénéficier d'une nouvelle chance de venir à bout de sa problématique de consommation de stupéfiants, de médicaments et d'alcool, mais il n'a pas réussi à convaincre le magistrat.

Ce dernier a plutôt retenu les arguments de Me Sébastien Vallée, procureur de la Couronne. Il estime que Tremblay-Ouellet a commis des crimes importants et violents (utilisation d'une hache) et qu'il se sert des thérapies comme d'un levier pour sortir de prison.

Dans sa décision, le juge Boudreault a commencé par dire que l'accusé est présumé innocent et qu'il était éligible à une remise en liberté, mais que c'était à lui de justifier une pareille décision.

«Les crimes sont importants. La preuve est fondée et importante. Vous avez été pris en flagrant délit à plusieurs reprises. Au fil des dernières années, vous n'avez pas respecté vos conditions de remise en liberté à de nombreuses reprises, vous avez conduit alors que ça vous était interdit et en état d'ébriété et vous ne vous êtes pas rendu à vos rencontres au CRAT de Jonquière», a ajouté le juge.

«On dirait qu'il n'y a plus de fin à vos crimes. Doit-on attendre qu'il y ait des décès pour vous mettre en prison? Je pense que vous remettre en liberté, même en thérapie fermée, minerait la confiance du public dans l'administration de la justice. Et je crois qu'il pourrait y avoir un risque de récidive. Je ne doute pas que vous voulez vous en sortir, mais vous ne respectez pas les ordonnances du tribunal», a précisé le magistrat.

Durant son témoignage, Jimmy Tremblay-Ouellet a fait valoir au juge qu'il était un accroc aux médicaments afin de venir à bout de ses douleurs permanentes au dos (trois vertèbres cassées à la suite d'un accident de voiture alors qu'il avait 14 ans).

«J'ai une prescription, mais elle ne suffit plus. J'ai essayé d'obtenir une augmentation de ma dose, mais la médecin qui m'a vu ne connaissait pas assez bien mon dossier. Elle n'a pas voulu m'en prescrire davantage. J'étais tanné de souffrir et d'être malade et j'ai pété les plombs», a-t-il mentionné.

Même une de ses tantes est venue témoigner en sa faveur en précisant qu'il méritait une chance de s'en sortir. Elle croit que son neveu a eu une leçon lorsque son cousin est décédé l'an dernier d'une surdose.

Malgré tout, le juge n'a pas acquiescé à la demande de la défense. Le dossier a été reporté au 1er novembre

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