Des programmes plus efficaces

Le coordonnateur du Groupe de recherche en informatique... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Le coordonnateur du Groupe de recherche en informatique (GRI), Djamal Rebaïne, est à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) depuis 2002. Selon lui, le GRI a comme mission l'optimisation de plusieurs aspects de la vie courante.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

PAGE UQAC / Le Groupe de recherche en informatique (GRI) de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) développe des façons d'améliorer l'efficacité de plusieurs programmes qui touchent à une tonne de domaines. Que ce soit en santé, en automobile ou en éducation, les membres du GRI tentent de «faire mieux avec peu».

«C'est vraiment la meilleure façon de présenter ce qu'on fait au GRI», raconte le coordonnateur du groupe de recherche, Djamal Rebaïne. En fait, M. Rebaïne explique que le mandat du GRI est de trouver des moyens d'optimiser les façons de faire.

«L'optimisation peut paraître difficile à comprendre lorsqu'on ne sait pas ce que c'est. Mais en fait, tout le monde en fait. Par exemple, lorsqu'on a un portefeuille et qu'on a de l'argent, on doit faire de l'optimisation. On a un certain montant et on doit choisir ce qu'on doit acheter ou ne pas acheter. La différence, c'est que nous, nous le faisons d'une manière formelle», raconte M. Rebaïne.

Les champs de recherche du groupe sont très variés, assure-t-il. Toutefois, Djamal Rebaïne estime que l'aspect «informatique» du travail n'est pas le plus important.

«La première chose, et la plus importante, c'est qu'il y a une problématique. Nous, nous devons essayer de la régler le plus efficacement possible, compte tenu des contraintes que nous avons. Ensuite vient l'aspect informatique, lorsqu'on travaille sur les solutions et qu'on les présente au client», poursuit le professeur.

Par exemple, l'un des projets sur lesquels a travaillé le GRI est l'amélioration du système de rappel des infirmières à l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal. Beaucoup d'infirmières sont sur une liste de rappel, et le groupe de recherche devait trouver un moyen de la rendre plus efficace lorsque les employeurs ont besoin de quelqu'un.

«Il y avait beaucoup de contraintes à respecter: il y a des infirmières permanentes qui devaient être priorisées par la liste, on devait se conformer à la convention collective, on devait observer les congés, et plusieurs infirmières ont des spécialités également», ajoute M. Rebaïne.

En fait, dans ce genre de cas, il est impossible de contenter tout le monde. «On a dû faire des choix, décider de ce qui était prioritaire avec le client et créer le programme en fonction de ça, explique-t-il. L'important, c'était de satisfaire les malades qui sont à l'hôpital, en plus de ne pas léser les infirmières.»

Par ailleurs, le groupe de recherche a aussi optimisé des logiciels qui font les horaires des employés dans des entreprises ou l'affectation des classes aux professeurs.

Quelques personnes ont également travaillé à améliorer les programmes permettant de répartir la chaleur lors de la fabrication de morceaux de plastique, pour les tableaux de bord de voiture par exemple, pour que le matériau soit de meilleure qualité.

Plusieurs membres

Le groupe de recherche se compose d'une dizaine de membres, dont la moitié sont permanents, et les autres sont affiliés et proviennent de milieux différents. En plus de ceux qui ont des formations en informatique et en mathématiques, comme M. Rebaïne, quelques-uns sont originaires de la France ou travaillent là-bas, d'autres sont à la Polytechnique ou encore travaillent avec Hydro-Québec.

«Tout le monde apporte un angle différent. Il ne faut pas croire qu'on a la science infuse, alors plus on est à travailler sur un sujet, plus on est dans le groupe, mieux c'est», mentionne le coordonnateur.

D'ailleurs, une professeure du département des sciences économiques et administratives vient tout juste de s'intégrer au GRI. «Elle va nous permettre de planifier davantage les prévisions, puisque c'est son aire d'expertise», explique-t-il.

Toutefois, Djamal Rebaïne est catégorique: le plus important pour le Groupe de recherche en informatique est la formation des étudiants.

En tout, près d'une centaine d'étudiants, principalement au doctorat et à la maîtrise, mais également certains au baccalauréat, travaillent pour le GRI.

«Ce n'est pas seulement en donnant des cours qu'on les forme. C'est surtout en les faisant participer à la recherche. Lorsqu'on a un nouveau projet, c'est plaisant parce qu'on peut faire travailler plusieurs étudiants là-dessus», conclut le coordonnateur.

Étudier dans la région et y rester

Djamal Rebaïne aimerait que plus d'étudiants de la région participent au Groupe de recherche en informatique. En fait, le coordonnateur du GRI voudrait que plus de personnes du Saguenay-Lac-Saint-Jean viennent à l'Université du Québec et restent au Saguenay-Lac-Saint-Jean par après.

«Ce n'est pas vraiment de leur faute, ajoute M. Rebaïne. Ils ont de meilleures conditions ailleurs. Toutefois, l'UQAC et le GRI font parties intégrantes de la région. On redonne à la société.»

Par ailleurs, Djamal Rebaïne estime que les subventions du groupe diminuent peu à peu. «Je suis ici depuis 2002, et on le remarque vraiment. On est au Canada, au Québec, et le contexte économique est de plus en plus difficile. Je crois que parfois, les gens oublient que l'UQAC fait partie intégrante de la société. Ce qui l'affecte touche l'université également», ajoute-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer